PARIS FÉLIX ALCAN, EDITEUR
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DE
En un temps de politique exaspérée, c'est une agréable diversion de s*occuper de Stendlial : « Lorsque la politique, disait Stendhal, intervient dans une coaversation agréable, elle fait Tcffet d'un coup de pistolet dans un concert. » — Il professait l'aversion de la flagornerie électorale : « Je ne veux faire la cour à personne, moins encore au peuple qu'au ministre, moins encore au bottier deM. Guizot qu'àM.Guîzot. » En pleine lune de miel de la Révolution de Juillet, il écrivait : « Je pense que la Chambre actuelle nous conduit à cet état lamentable de République, horrible partout ailleurs qu'en Amérique. Voilà le véritable choléra morbus. Notre société tend à anéantir tout ce qui s'élève au-dessus du médiocre. » Au règne d'une aristocratie de cabaret, il allait jusqu'à préférer la monarchie de Ferdinand VII. Il a prévu que la lutte acharnée entre les partis, pour un pouvoir qui procure à la majorité le droit de tout faire, établirait la
guerre civile en permanence, et empoisonnerait l'existence dans les petites villes où Ton était jadis si gai. « Grâce à ce régime, ajoutait-il, les Français, vers la fin du dix-neuvième siècle, s'abrutiront complètement. » Essayons de nous désabrutir, du moins pendant quelques instants, en compagnie d'un esprit si vif et si excitant.