‹ Les maitres ornemanistesChapitre 172 sur 406 · MOREAU (P · texte numérisé non relu

MOREAU (P

Neufforge (J. F. de) 17

NiAlet (P.) . 102

Normand (Charles) 134

Pannier (A.) 127

Panseron 94

Paris (Pierre-Adrien) 49

Pariset (R. m.) 46

Parizeau (P. L.) 63

Patte (P.) 5

Perault 12 5

Percenet (L. N.).-- 76

Perignon (Nicolas) 33

Petitot (E. A) 27

PlAUGER 79

Pierre (J. B.) 10

Ponce (Nicolas) go

Poterie (Dessin de) i23

Pouget fils 78

Prieur(L.) 85

Queverdo (F. M.) 41

Ranson 71

Raux 54

Renard 39

Ribart de Chamoust 87

R. L iio

Robert (Hubert) 29

RouBiLLAC 129

RouBO fils 2

Saint-Aubin (C. G. de) 7

Saint-Aubin (A. de) 35

Saint-Non (J. C, abbé de) 24

Saint-G... (de) 126

Salembier 69

Saly(J. F. j.) 8

Scheemakers (P.) 77

Taraval (L. g.) 112

Texier 118

TiBESAV 82

Vien (Joseph-Marie) 3

ViNSAC 128

Voisin 1 19

Wailly (C. de) i3

Watelet (C. h.) 9

J. J. Uachelier iiiv. — P. 1'. Choffabt se.

D. GiMLMAni) dire

E. Plon et C'<^, Odit.

Fac-similé d*un Encadrement de pa^e, extrait d'un livre italien. Fin du XV^ siècle.

D GuiLMARD direx.

CARTOUCHE Composé et gravé par André Schiavone (i522 + i5S2l. o«,i75 sur o"',275. ( Fac-similé.)

E. l'LON ET O», édit.

Collection FouLC.

STYLE DE LA RENAISSANCE

\ « ^Ivs,

Sm^

jS).

^ij

Lettrine de l'époque

u commencement et surtout vers le milieu du XIV" siècle, les artistes italiens commencèrent à s'affranchir des formes ogivales, qui du reste n'avaient pas pris de profondes racines en Italie. Nicolo Pisano, en sculptant une des deux portes du Baptistère de Florence, fut un des premiers à s'inspirer des chefsd'œuvre de l'antiquité grecque et romaine, et Lorenio Ghiberti, qui composa et sculpta la seconde en iSyS, marcha sur les traces de son prédécesseur. A partir

de cette époque, l'impulsion fut donnée, et tous les artistes se jetèrent à l'envi dans cette nouvelle voie, qui, sous le nom de Renaissance, ne tarda pas à s'étendre non-seulement en Italie, mais encore dans les autres contrées de l'Europe.

L'art de la gravure sur métaux était alors exercé par les orfèvres, qui, trèsnombreux et très-habiles, ornaient plus particulièrement de leurs compositions les objets destinés au culte. Ces gravures étaient presque toujours faites sur argent; la nature de ce métal permettait l'application d'un procédé déjà ancien connu sous le nom de iiiclliax', consistant à remplir les traits, à les rendre plus noirs et plus vifs, au moyen d'une composition faisant corps avec l'argent, et qui portait le nom de nielle.

En 145 1, Maso Finiguerra, orfèvre, ciseleur et nielleur de Florence, essayant l'effet d'une Paix d'argent niellée qu'il exécutait pour l'église Saint- Jean-Baptiste de cette ville, trouva, dit-on, la première application de l'impression sur papier. L'épreuve unique obtenue ainsi , et qui représente

28o REPERTOIRE DES MAITRES ORNEMANISTES.

l'Assomption de la Vierge, est conservée au Cabinet des estampes de la Bibliothèque de Paris.

A l'imitation de Finiguerra, la plupart des artistes nielleurs de cette époque eurent soin de prendre des épreuves de leurs travaux, et nous possédons aujourd'hui, dans les bibliothèques et les collections particulières, bon nombre de ces nielles que nos lecteurs pourront consulter avec fruit, car ils y rencontreront beaucoup de motifs d'ornementation intéressants à étudier comme spécimens dans ce genre des débuts de la Renaissance.

En 1461, di.K ans après ce premier essai de l'orfèvre florentin, Baccio Baldim trouvait le moyen d'appliquer ce procédé à la reproduction indéfinie des estampes par l'emploi de la presse à rouleau et des planches de métal.

De grandes discussions se sont élevées, au sujet de l'invention de la gravure, entre les Italiens et les Allemands. Pendant longtemps les premiers en eurent la gloire, et la Paix de Finiguerra fut, comme nous l'avons dit plus haut, considérée comme le premier résultat de cette innovation. Des découvertes postérieures mirent cette assertion en doute, et aujourd'hui la vérité sur cette question n'est pas encore entièrement établie.

Page 1