STYLE LOUIS XV
I. BOFFRAND ^Germaiv, architecte du Roi, ne à Nantes en 1667, mort en 1754.
Un grand volume in-folio, intitulé : hwKE o^ Architecture contenant les principes ffénéraux de cet art, etc.. par le sieur Boffrand , architecte. Paris, chej Guillaume Cavelier, I -45. — C'est dans cet ouvrage que se trouvent les dix belles planches représentant la décoration intérieure de I'Hôtel de Soubise, dont sept ont été gravées par Babel et trois par C. Lucas. Voici l'indication de ces dix pièces, qui offrent de superbes tvpes de la décoration intérieure :
Sallon de M. le prince de Rohan, côté de la Cheminée. C. Lucas, se.
Chambre de M. le prince de Rohan, côté de l'Alcôve. C. Lucas, se.
Plafond du Sallon de M. le prince de Rohan. Babel, se.
Chambre de M. le prince de Rohan, coté de la Cheminée. C. L'icas, se.
Plafond de Li Chambre de M. le prince de Rohan. Babel, se.
Chambre de ^L7d.^}ne la princesse de Rohan. au premier étage , côté de la Cheminée. Babel, se.
Chambre de Madame la princesse de Rohan, coté de l'Alcôve. Babel, se.
Plafond de la Chambre de Madame la princesse de Rohan. Babel, se.
Plafond du Sjxllon de Madame la princesse de Rohan. Babel, se.
Face développée du Sallon ovalle du premier étage. Babel, se.
Cet ouvrage se trouve à la biblioth. BE PARIS, H a. 22, et aussi à celle Je BRUXELLES. Il a été vendu 2o3 francs à la vente \'audoyer ^4 avril 1879).
•2. OPPENORT I GiLLK-M.vRit; , architecte et dessinateur, né à Paris le 27 juillet 1072, mort le i3 mars 1742.
Les œuvres de ce maître se composent de trois parties principales, et de diverses suites et pièces séparées. Voici l'indication de la première partie :
Livre de Fragemens d'architecture recueillis et dessinés à Rome d'après les plus beau.v monumens , par G. ^L Oppenort. directeur général des bàtimens de Son .\ltesse Royale Monseigneur le duc d'Orléans, Régent. Paris, Huquier. se. et e.r. — Cet ouvrage se compose de quatorze suites de chacune douze pièces, en tout cent soixante-huit pièces. — Collections Foule et Bérard. — Ces quatorze suites sont les premières productions du maître; on les appelle généralement le Petit Oi-penort. — o™,2o de haut sur o", i3 de largeur.
Une série de douze Livres, de chacun six pièces, forme la seconde partie de l'œuvre. A — Premier Livre de différens morceaux à l'usage de tous ceux qui s'appliquent au.v beaux-arts , inventé par G. M. Oppenort, architecte du Roy, et gravé par Huquier. B — Deuxième Livre contenant différens desseins de Pendules, etc. G — Troisiè.me Livre contenant des Frises ou P.jnneau.v en longueur, etc.
D — Quatrième Livrk contenant des MoutaJils nu Pilastres, etc.
E — Cinquième Livre contenant Jes Cartouches, etc. Trois sur la feuille.
F — Sixième Livre contenant des Feii.v nu Grilles d'âtres de Cheminée, etc.
Q — Septième Livre contenant des Fontaiues pnur la décnration des jardins et places publiques, etc.
H — VllI' Livre de M. Oppennrt . contenant des Cartnuches propres au.v édifices et au.v ouvrages de tous les beaux-arts.
I — IX' Livre de M. Oppennrt, contenant des Cartouches propres au.v édifices et aux ouvrages de tous les beau.v-arts.
Ces deux Livres contiennent vinyt-quatrc Cartouches ditïérents, imprimés detix par deux sur la même feuille.
K — X' Livre contenant des Gaisnes.
L — XI'' Livre contenant des Profils de moulures pour la pierre et la menuiserie.
Une suite de douze pièces (o™, i3 sur o"',2o) imprimées sur six feuilles, intitulée : Nouveau Livre de Fontaines inventées par le sieur Oppenort. Huquier, se. et ex. — Ces pièces forment le douzième Livre de la série ci-dessus. Elles ne portent ni lettre ni numéro; on les trouve toujours reliées à la suite des onze premiers. — Collections Foule et Bérard.
La BIBLIOTH. DE PARIS possède un volume, II a. 2.^, qui contient la troisième partie de l'œuvre. En voici la description :
En tête, le portrait du maître dans un Cadre richement orné.
Un riche titre sur lequel on lit : Œuvres de Gille-Marie Oppe.nort, écuj-er. directeur général des bâtimens et jardins de Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Orléans. Régent du royaume. Contenant différens fragmens d'architecture et d'ornemens à l'usage des bâtimens sacrés, publics et particuliers , gravés, mis au jour et dédié à Messire Ch.- François-Paul Le Nnrmant de Tourneheni , conseiller du Roy, etc. , par son très-humble et très-obéissant serviteur Gabriel Huquier. — G. M. Oppenort inv., Huquier se.
Vn Avis au.v amateurs de dessin, dans un riche encadrement. Nous reproduisons ce document, qui certainement intéressera nos lecteurs.
« On ne peut refuser à Monsieur Oppenort la justice que lui rend l'auteur des Observations sur les arts, imprimées à Leyde chez Elias Lusac junior, 1748, page i3i , lorsqu'il l'appelle le Lebrun de l'architecture; il donne une véritable idée des ouvrages de ce grand homme en disant qu'il les a composez dans un goût tenant de l'antique, mais plus riche. Lorsque cet auteur désirait devoir mettre au jour un ouvrage qui lui paraissait enseveli dans l'intérieur des cabinets, l'éditeur, qui possède environ deux mille de ses plus beaux dessins, était occupé ù graver la collection qu'il donne à présent au public. Il a tout lieu d'espérer qu'il le recevra favorablement, ce qui l'engagera d'en donner une seconde partie, qui ensemble, avec les cent soixante-huit morceaux de ses plus belles études d'Italie et soixante-dix huit autres de sa composition qu'il a déjà donnés, seront à jamais une source inépuisable pour ceux qui veulent se distinguer dans la grande décoration de l'architecture. L'abondante variété dont cet ouvrage est composé fait connaître un homme profond dans son art, et qui a mis à profit dans le plus haut degré de perfection l'étude qu'il a faite pendant environ dix années en Italie, d'après les plus beaux monumens anciens et modernes. Aussi ce rare génie fut-il choisi , à son retour, par Monseigneur le duc d'Orléans, régent du royaume, pour être le directeur de ses bâtimens. Rien n'en fait plus l'éloge que le choix qu'en fit ce grand Prince, connu dans toute l'Europe par la protection distinguée qu'il donnait aux arts, dont il connaissait parfaitement le mérite et auxquels il n'avait pas dédaigné de s'appliquer lui-même avec succès. On sait qu'il était toujours saisi de la beauté des abondantes productions de notre auteur, dont la manière aisée et le goût séduisant feront dans tous les tems le plaisir et l'admiration des habiles gens. »