‹ Les maîtres peints par eux-mêmesChapitre 81 sur 116 · DESTINÉE AU PANTHÉON · texte numérisé non relu

DESTINÉE AU PANTHÉON

A Monsieur le comte Duchatel, ministre, secrétaire d'État au département de l'Intérieur.

Paris, le 20 octobre 1839.

Monsieur le Ministre,

J'ai rhonneur de vous prévenir que la statue colossale de V Immortalité, destinée à être placée sur la coupole du Panthéon, et qui est terminée depuis trois ans, a été exécutée par moi dans un atelier qui fait partie de la fonderie de la Ville de Paris. Cet atelier menace ruine ; une partie même du bâtiment est tombée, et je dois vous dire, Monsieur le Ministre, que la statue court les plus grands dangers. Il serait très urgent d'ordonner quelques réparations devenues indispensables.

J'ai l'honneur d'être avec un profond respect, Monsieur le Ministre,

Votre très humble et ti'ès obéissant serviteur,

Cortot,

Membre de l'Institut.

Le marquis de Chennevières, dans sa curieuse plaquette les Décorations du Panthéon (Paris, in-4, 1885), s'exprime en ces termes : « Il nous faut transcrire ici trois billets, seul souvenir pour nous d'une œuvre consi-

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