A^GRE^E DES TIGES DE I.A POMME DE TERRE
BarÂlhis canlivorus Prill. et Delac.
Prillieux et Delacroix ont fait connaître récemment une grave maladie de la Pomme de terre qui serait due à une bactérie. Elle se manifeste par l'apparition, à la base de la tige, d'une partie altérée, brunie, pourrissante qui s'étend longitudinalement jusqu'aux feuilles.
Cette putréfaction de la tige entraîne rapidement la mort de la plante entière. Dans les tissus de cette dernière on trouve en grande quantité le microbe spécifique.
Les plants de Pomme de terre provenant de tubercules coupés, paraissent être plus sujets à la gangrène bactérienne.
Le Bac. canlivorus s'emble pouvoir s'attaquer à un assez grand nombre do végétaux, il exerce notamment ses ravages sur un certain nombre de plantes horticoles, les Géranium, certaines Clématites, les Gloxinià et les Bégonia.
Chez ces derniers ce sont les pétioles qui sont tout d'abord entrepris; ils s'affaissent, se ternissent, les poils qui les couvrent perdent de leur turgescence. Les limbes se marquent ensuite de marbrures sinueuses, étroites et brunies, puis se dessèchent en entier.
On ne connaît aucun remède direct à employer contre ces maladies bactériennes, qui n'affectent d'ailleurs généralement pas les plantes saines et bien cultivées.
On attribue également à des bactéries, les alïoctions suivantes :
1" Le brunissement et la dessiccation des jeunes fruits de la Tomate.
2" L'affection des Jacinthes connue dos amateurs sous le nom de maladie jaune, caractérisée par l'apparition de taches jaunes sur les tuniques et plus tard sur les feuilles.
3" La gommose ou maladie do la gomme dos arbres à fruits à noyau (Pécher, Prunier, etc.) bien que, pour beaucoup d'auteurs, celle-ci ne soit pas de nature parasitaire et résulte do lésions diverses ou d'une nutrition incomplète.
4° La gommose de la Vigne, du Mûrier, de l'Olivier et de la Betterave.
5° Les tumeurs et excroissances solides de l'Olivier et du Pin d'Alep.
Toutes ces affections sont encore à l'heure actuelle mal connues, et il serait môme téméraire d'affirmer que les bactéries que l'on observe dans les tissus malades en sont bien les agents essentiels.