‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 126 sur 295 · LA PHTISIE ET LES DYSPEPSIES · texte numérisé non relu

LA PHTISIE ET LES DYSPEPSIES

LES TROUBLES GASTRIQUES DANS LA PHTISIE — LA TUBEIlCULOSE DE L'ESTOMAC LES DYSPEPSIES DANS L*EMPHYSÈME PULMONAIRE, LASTHME,

LA COQUELUCHE, LES AFFECTIONS CHRONIQUES DES FOSSES NASALES ET DU PHARYNX,

LES AMYGDALITES CHRONIQUES

La phtisie et les dyspepsies. — Un mot d'histoire. — Les travaux sur le chimisme stomacal. — La division des gastropathies des phtisiques. — La dyspepsie initiale. — Sa pathogénie. — Les dyspepsies concomitantes. — La pathogénie et le traitement. — La gastrite chronique. — La symptomatologie, les lésions anatomiques, la marche, la pathogénie et le traitement. — La tuberculose deFestomac. — L'anatomie pathologique, le diagnostic, le traitement.

ta phtisie De tout tomps on a insisté sur les rapports de la

et les dyspepsies, phiigig avec Ics dyspepsies. Pour Beau, la phtisie et

le cancer, maladies de déchéance, sont les accidents terminaux, les accidents tertiaires de la dyspepsie. De celte manière de voir, il ne reste plus aujourd'hui que le rôle prédisposant joué par la dyspepsie dans rétiologie de la tuberculose. Elle est un des moyens de préparer le terrain au bacille : c'est considérable, mais c'est tout.

Les rapports de causalité de la tuberculose pulmonaire avec les dyspepsies prennent une part essentielle dans l'évolution de celte maladie; car la phtisie se complique très fréquemment de troubles gastriques, et ceux-ci viennent singulièrement aggraver la maladie

85i LES RETENTISSEMENTS DES MALADIES SIU L'ESTOMAC

primitive. Aussi ces rapports mérilenl-ils de nous arrêter un instant.

Un Ils ont fait l'objet d'un grand nombre de travaux

mot d'histoire, par^^i lesquels je citerai, sans paiIer des anciens, ceux de Louis et d'ANDRAL qui virent la dyspepsie précéder quelquefois les signes stélhoscopiques, de Bourdon qui créa la dyspepsie préluberculeuse, de Peter qui constata que celle-ci se rencontre surtout chez les anémiques, de G. Sée, de Pidoux, de Jaccoud qui insistèrent sur la thérapeutique, de Marfan * qui condensa les travaux de ses devancieis et fit l'anatomie pathologique de la gastrite des phtisiques, de ScHWALBE % de M. Rousseff ^ qui complétèrent l'anatomie pathologique, de Grancher qui consacra une étude vraiment magistrale et du plus haut intérêt pratique à l'alimentation des tuberculeux.

Les travaux A côté dc CCS travaux de clinique et de Ihérapeu-

suriecwmisrae tiquc, l'étudc du chimismc stomacal en fit éclore

stomacal. yjj gpand nombrc qui, malgré leurs incertitudes et leurs contradictions, constituèrent un piogrès, puisque c'est en rapprochant le chimisme stomacal de l'observation clinique que Ton peut arriver à catégoriser au double point de vue du diagnostic el du traitement les cas disparates que l'on rencontre dans la pratique. Résumons rapidement, avantd'allerplus loin, les travaux dontil s'agit.

Immermann * trouve de l'IICl dans 38 cas sur 44, et l'activité digestive lui parait aussi énergique chez les phtisiques que chez les individus sains

IIerzog ••, chez 8 malades, constate l'affaiblissement de la motricité gastrique coïncidant avec une acidité relativement élevée. Le traitement stomacal doit avoir pour but essentiel de relever la motricité qui serait inlimement liée avec l'appétit.

G. Klemperer ^ trouve aussi la motricité affaiblie, mais moins au début que dans les périodes avancées. L'activité sécrétoire, souvent augmentée au début, quelquefois normale, rarement abaissée, diminue beaucoup aux périodes terminales.

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