F., 18 ANS
Par ti heures.
ParkiloK.
de
poids.
RAPPORTS DÉCHANGE
1*' cas.
2* cas.
CoefScient de déminéralisation
— d'oxydation azotée
— — du soufre
PMQs : Azote total
Cl: Azote total
Chaux : Azote total
Magnésie : Azote total
Potasse : Azote total
Acide sulfurique : Azote tolnl
Ph«05 terreux : Ph'O^ total
Matières ternaires : Matrères organiques
f Matériaux inorganiques : Azote total.. .
P. lOD.
simples anneaux de la chaîne morbide qui unit la dyspepsie et Tanémie, il n'en est pas moins vrai que la thérapeutique peut en tirer profit, et c'est pour cela que j'ai cru devoir vous les indiquer.
Les anémies ^^^^ ^^ deuxième variété, les troubles gas-
des dyspepuques trîqucs relèvent dc la dyspepsie par fermentation ypos oues. ^^^^ ^^^^ normal, diminution ou absence de l'HCl libre. Ce type est moins fréquent que le précédent.
L'appétit est diminué, la langue est blanche, les aliments solides et particulièrement la viande sont mal tolérés, l'estomac se laisse distendre par des gaz, il y a des nausées et souvent aussi des vomissements. En pratique, il est à peu près impossible de distinguer cette variété de la dyspepsie consécutive à la chlorose dont nous nous occuperons tout à l'heure. Elle demeure donc simplement théorique.
Les anémies La troîsièmc Variété a élé bien mise en relief
des consupés. p^^^, j^g i^ayaux de Michel Duclos (de Tours), d'A^DRE^v
Clarke, deCouTARET (de Roanne). On vous amène un enfant appartenant à la classe aisée de la société et la mère vous raconte qu'il ne veut plus manger, qu'il maigrit, qu'il est irascible et refuse de jouer, qu'il a des selles et des gnz fétides. En effet l'enfant est pâle, il aies yeux cernés, il est mou ; il peut même avoir un soufHe systoliqueau niveau de l'artère pulmonaiie et un bruissement dans les vaisseaux du cœur. Si vous cherchez à combattre cette langueur et cette anémie par des jus de viandCy des bouillons concentrés, de la viande crue, du quinquina^ du/i?r, etc., vous arriverez uniquement à exaspérer les accidents.
En effet il ne s'agit pas d'une anémie ordinaire, pas plus que d'une chlorose à ses débuts. Cet enfant-là a eu une alimentation trop succulente trop animalisée; son intestin a été surmené; il est le siège d'une coprostase d'une nature spéciale et de fermentations intestinales putrides. Mettez-le à une diète relative, diminuez là quantité des aliments azotés et espacez les repas, supprimez le vin, purgez légèrement pendant quelques jours, et tout rentrera dans l'ordre ; les forces reviennent, la langue se nettoie, l'anémie disparaît sans l'intervention d'aucun traitement femujineux.
Cette variété se rencontre fréquemment aussi chez les adultes, surtout chez les femmes dont l'intestin fonctionne souvent si mal et qui souffrent tant de la constipation. « Obtenez un déblaiement complet, dit Michel Duclos; obtenez-le peu à peu, sans secousses, et vous êtes surpris de voir disparaître la chlorose après un temps
relalivement assez court... Donnez le fer,.. Mais souvenez- vous que vous produisez surtout, pour ne pas dire toujours, une désinfection analogue à celle que réalise une industrie bien connue, en désinfectant avec le sulfate de fer, » Sans aller peut-être aussi loin que réminenl professeur de Tours, vous devez retenir son idée fondamentale que vous aurez maintes fois l'occasion d'appliquer dans votre pratique.
Au point de vue des échanges, ce qui caractérise cette variété, c'est Faugmentation de l'acide sulfurique conjugué. Quant au chimisme stomacal, il est essentiellement variable en ce qui concerne THCl libre ou combiné; mais les acides de fermentation n'ont jamais fait défaut.
Les anémies La quatrième variété comprend les anémies ra-
hémorrhagiques. pj^j^g, aiguës même, qui suivcutlcs grandes hémorrhagies gastriques ou les hémorrhagies minimes, mais prolongées. C'est l'anémie hémorrhagique de certains ulcères de l'estomac. Son diagnostic est facile quand on a le renseignement décisif de rhémorrhagie causale. En tout cas, quand on voit un dyspeptique devenir rapidement anémique, il faut toujours rechercher s'il n'a pas eu d'hématémèse récente ou si ses garde-robes n'ont pas été noires.
Le trattement.
Le traitement est celui de la lésion gastrique qui a causé l'hémorrhagie. Si, après ce traitement, l'anémie persiste encore, ordonnez le perchlorure de fer en pilules de 0^%10, au milieu des repas ou même concurremment avec le régime lacté jusqu'à ce que les couleurs reviennent et que les souffles vasculaires disparaissent. Dans ce cas, les propriétés anti-anémiques du médicament sont corroborées par ses effets anli-hémorrhagiques.
Les dyspepsies d'origine chlorotique ou anémique. — Le diagnostic. Les échanges nuiritits. — Les dyspepsies médicamenteuses.
Lediagnosuc S'agit-il, au Contraire, d'uuc dyspepsie d'origine
des dyspepsies chlorotiquc OU auémiquc? Alors les signes delà chlo-
chiorouque Tosc ont précédé ceux de la dyspepsie; celle-ci est de
ou anémique. ^^^^ relativement récente; elle ne présente que des
retentissements moins nombreux et de moindre importance.
La dyspepsie est, le plus souvent, du type hyposthénique ou insuffisant, mais toujours avec des fermentations secondaires. Par conséquent, le dyspeptique par chlorose a perdu Tappétit ; il a la langue blanche, un élat nauséeux, de la pesanteur aussitôt après le repas, des crises de gastralgie dues aux acides de fermentation deux à trois heures après le repas; il n'a pas le foie gros; il n'a pas de coprostase ; son estomac est distendu par des gaz, mais le spasme pylorique et le clapotage gastrique peuvent manquer. Enfin l'analyse du chimisme stomacal le montre hypo- ou anachlorhydrique avec des acides de fermentation.
Nous avons eu dernièrement, au n* 2 de la salle Valleix, une fleuriste, âgée de dix-sept ans, qui réalisait nettement le type dont nous parlons. Elle a toujours été malingre. Enfant, elle avait des glandes AU cou, des maux d'yeux et des écoulements d'oreilles. Elle a été réglée à seize ans, mais de la façon la plus irrégulière. Elle a toujours eu de la leucorrhée. A douze ans, elle commença à travailler dans un atelier mal aéré, obscur et éclairé toute la journée au gaz ; elle y restait debout pendant des heures entières et avait six kilomètres à faire à pied, matin et soir, pour aller à son travail. Bientôt elle devint chlorotique, prit un teint de cire jaune, s'essoufflait et sentait son cœui* palpiter au moindre effort, avait souvent les chevilles un peu gonflées, vers le soir. Six mois seulement avant son entrée à l'hôpital, elle ressentit les premiers troubles gastriques, perdit tout à fait l'appétit, se mit à maigrir, à souffrir de pesanteurs d'estomac, à être constipée et à éprouver des vertiges. L'antériorité de la chlorose ne pouvait faire aucun doute. L'administration du fer et du vin de quinquina ne fit cependant qu'exaspérer tous ces symptômes.
Quand nous l'avons examinée, en dehors des signes d'une chlorose classique, elle se plaignait d'inappétence, de nausées, de gonflements et de douleurs deux heures après les repas. La langue est saburrale, l'haleine est fétide, l'estomac clapote légèrement et il est distendu p.ir des gaz. Le foie est normal, et il n'y a rien à dire des fonctions intestinales.
Le chimisme L'cxamcu du chimismc stomacal démontre
stomacal. l'abseuce de l'acide chlorhydrique libre avec uneacidilé totale de 3^',10en HCl due à la présence d'une grande quantité d'acide lactique. Il n'y a pas de mucine, pas d'albumine libre, une minime quantité de peptones, beaucoup de sucre et une eoloration rouge par l'eau iodée indiquant qu'une partie des féculents, assez bien digérés, sont à l'état d'érythro-dextrine. Cette malade entre le 8 novembre, quitte l'hôpital le 22 décembre, ayant gagné
SOUS l'influence du traitement 4 kilogrammes pendant son séjour, ne souffrant plus de i'eslomac et se sentant capable de reprendre son travail.
Nous avions en même temps, au n' 42 de la salle Valleix, une couturière de vingt et un ans dont l'histoire est comme calquée sur la précédente, avec un chimisme stomacal semblable où l'acidité totale exprimée en acide lactique s'élevait à 3«',92.
Les échanges Nous avous pu, chcz CCS dcux maladcs, étudier les
généraux. échangcs géuéraux qui sont résumés dans le tableau de la page suivante afin que vous puissiez les comparer avec ceux de la chlorose consécutive à la dyspepsie.
Dans les chiffres ci-dessous, remarquons surtout :
i** La faiblesse des échanges généraux qui atteignent 0^',7 par kilogramme de poids, au lieu de la normale qui est toujours égale ou un peu supérieure à l'unité.
2* La diminution considérable des échanges azotés, l'urée ne dépassant pas 0, 334, quand la moyenne est de 0, 400.
3* Le taux élevé des fermentations représenté par la hauteur du chiffre de l'acide sulfurique conjugué.
4* L'évolution relativement bonne des matières ternaires.
5" Le coefficient d'oxydation azotée tend à s'élever au maximum de la normale.
6" Le coefficient d'oxydation dusoufre, au contraire, s'abaisse, ce qui est en rapport avec une diminution de l'activité hépatique.
Vous voyez quelles différences importantes séparent ce syndrome nutritif de celui des chloroses suite de dyspepsie hyperslhénique. Les deux syndromes n'ont qu'un seul trait commun: c'est l'augmentation des fermentations que l'on doit rapprocher de leur presque constance dans le contenu de l'estomac.
LeJtagnosuc Quaut à la troisième forme, dite dyspepsie
des dyspepsies chcz dcs chlorotioues OU des anémiques, ou
médicamenteoses . # , . i i i •
che« dyspepsie médicamenteuse des cnlorotiques, es chiorougues. ^jj^ reconnaît commc cause l'abus des médicaments ou l'emploi de médicaments intempestifs. Le vin pur, le vin de quin- ^uûm, les vins dits généreux ou reconstituants ^ les alimentations trop substantielles, trop azotées, l'usage de mauvaises préparations f^rrugineuseSj de Varsenic à dose exagérée, etc., en sont les déterminants habituels. Vous rencontrerez cette forme, dans la clientèle aussi bien qu'àThôpilal, chez des sujets nerveux qui ont consulté plusieurs médecins ou roulé de service en service. Elle guérit pour ainsi dire
Tableau LI. — Les échanges généraux et les rapports d'échange chez deux chlorotiques compliquées de dyspepsie hyposthénique avec fermentations.
DÉSIGNATION DES CAUACTÈRES
UROLOGIQUES
Matériaux solides
— organiques
— inorganiques
Urée
Azote total
Acide urique
Matières azotées incomplètemeni
oxydées ,
Matières ternaires incomplètement
oxydées
Chlorure de sodium
Acide phosphorique total
— — des terres
— — des alcalis . . .
Acide sulfurique total
Soufre incomplètement oxydé (en
acide sulfurique)
Acide sulfurique conjugué. . . . . .
Acide sulfurique préformé
Chaux
Magnésie
Potasse