‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 141 sur 295 · DE TRAITEMENT · texte numérisé non relu

DE TRAITEMENT

Par 24 heures.

Parkilog.

de

poids.

Coefficient de déminéralisation

— d'oxydation azotée

— — du soufre

Ph'O^ : Azote total

Cl : Azote total

SO*H*: Azote total

Chaux : Azote total

Magnésie : Azote total *

Potasse : Azote total

Ph«05 des terres : Ph^O^ total

SO*H* conjugué : SO*H« total

Matières ternaires : Matières organiques Matériaux inorganiques : Azote total . . .

Avant-

Après.

Vous voyez par ce tableau que tous les échanji:es anormaux se sont redressés et tendent à se rapprochei* de l'état normal.

Les échanges généraux qu'exprime le chiffre des matériaux solides se sont élevés de 41»',28 par 24 heures et de 0»',938 par kilogramme de poids à 48"',38 et à 1^',030. Les échanges organiques se sont améliorés de 25«',28 et de 0»', 575 à 31",50 et à 0«',673, pendant que les échanges inorganiques demeuraient invariables de 16 grammes et de 0»',363 avant le traitement à 16"%80 et à 0«',357 après le traitement.

Les échanges azotés qui étaient en déficit sont rentrés dans les limites physiologiques, l'azote total ayant monté de 0«',220 à 0", 267 par kilogramme de poids, ce qui est son chiffre normal. L'urée a progressé de 18^32 et de 0«%4t6 à 22»',20età0«%472. L'oxydation azotée ou, si l'on préfère, l'utilisation des produits azotés de la désassimilation s'est abaissée à 85 p. 100 au lieu de 87 p. 100, la moyenne oscillant de 82 à 85 p. 100.

L'accroissement des échanges organiques se traduit par la chute du coefficient de déminéralisation qui revient â 35 p. 100, la normale étant de 30 à 33 p. 100.

Le coefficient d'oxydation du soufre monte de 81,2 p. 100 à 90,3 p. 100 (normale 90 p. 100), indiquant un meilleur fonctionnement du foie.

L'acide sulfurique conjugué qui exprime le taux des fermentations intestinales s'est abaissé de0'^137 à 0^,120 et son rapport à l'acide sulfurique total est tombé à 3,5 p. 100, au-dessous de la normale.

Le rapport de l'acide phosphorique à l'azote total et le rapport de Pacide phosphorique lié aux terres à celui des alcalis se sont élevés respectivement à 17,1 p. 100 et à 20,7 p. 100, soit plus près des normales qui sont 18 p. 100 et 25 p. 100. Ce relèvement est en rapport avec une amélioration dans les échanges du système nerveux, ainsi que le confirme l'augmentation de la chaux et de la magnésie.

La quantité de matériaux inorganiques nécessaire pour mobiliser un gramme d'azote descend sensiblement à la normale, ce qui corrobore la régularisation du taux général des échanges, surtout si l'on rapproche ce fait du retour aux moyennes physiologiques des rapports des éléments minéraux, comme le chlore, l'acide phosphorique, la chaux, la magnésie, à l'azote total.

Pendant que s'accomplissaient ces heureuses modifications dans les divers actes de la nutrition élémenlaire, la malnde voyait augmenter son poids qui s'élevait de 44 à 47 kilogrammes, soit de 150 grammes par jour.

fm LES HETENTISSKMENTS DES MAI.AIIIES SUR r.'BSTOMA(;

A la même époque, nous avions, au d° 26 de ta salle Lorain, une

employée de commerce, âgée de dix-huit ans, qui gagna 6 kilogrammes

en quarante-cinq jours et sortit complètement guérie de sa chlorose.

L'étude de ses échanges nutritifs faite avant et après le iraitement

onna des résultats sensiblement analogues à ceux obtenus chez

de précédente. Même, le coeflicient de déminéralisation tomba

). 100 à 31 p. 100, le coefficient d'oxydation de 88 p. 100 à

X), l'acide sulfurique conjugué deO",217 à0'',145, et le rapport

ide phosphorique total à l'azote total monta de 15 p. 100 à

00, chiffre normal.

.le n'in.sisle pas davantage puisque rien ne vaut ce genre de preuves cliniques dans lesquelles l'analyse ue vient ajouter des certitudes à l'impression donnée par cation de la maladie. Vous voyez qu'en étudiant une question le très controversée, en se plaçant, non sur le terrain des es, mais sur celui de la pratique, on peirt arriver à résoudre icultés qu'aucune théorie n'est capable d'éclaircir suffisamment u'on en puisse tirer une thérapeutique définitive. C'est pour je je ne tente de vous expliquer ni la pathogénie de la sie des anémiques, ni celle de l'anémie des chlorotiques ; car 1 connais aucune qui soit assez plausible pour mieux diriger raitement que les indications qui vienaent de vous être exposées.

Smie pernicieuse. — La leucémie. — Les pseudo-leucÂmies. La leucocjrtose di^stive. — La maladie d'Addison.

itniK Fbnwick', Quincke*, Nuthnagel^ et d'antres encore

idania. qj,( remarqué les relations qui existent entre les anétrofondes et la gastrite atrophique. Fe>wick est même allé k faire de cette gastrite le substralum anatomique de l'anémie cieuse. M. Roch* tend plutôt à renverser la proposition; pour trophie stomacale et les lésions intestinales qui l'accompagnent Dt pas dans l'anémie pernicieuse de caractères qui les dis-

wwicK. — rA«tance(, 1877.

uiNCKE.— Volkmann't Sammlung klininclter Voriràge. n" 10(1, 1876.

OTKNACEL. — DeuUchet Archiv fUr ktininche Medicin, p. 3S3. 1B79.

. KOCH. — [^licr leiiindeninneii am Magcn unri Oarm bei lier pprnicriiwn

Inavgurat Ilantrlation. Berlin, t89H.

LA LEUCÉMIE 885

tinguent de ceux qu'elles affectent dans les états pathologiques les plus divers.

Il est donc plus rationnel de les considérer comme secondaires ou parallèles, d'autant qu'il y a des cas nombreux de gastrite atrophique sans anémie pernicieuse, et réciproquement des cas d'anémie pernicieuse sans gastrite chronique. Ainsi, sur trois cas d'anémie pernicieuse, Neusser* n'a trouvé qu'une fois la gastrite chronique, et encore cette dernière n'avait-elle dû avoir qu'une bien faible part dans révolution morbide générale, puisque les recherches chimiques qui furent faites démontrèrent que l'azote éliminé par l'urine était proportionnel à l'azote ingéré et que l'utilisation des principes alimentaires était très satisfaisante.

En face des cas d'anémie pernicieuse vraie ou primitive, il convient de placer les anémies graves qui sont symptomatiques d'une affection profonde de l'estomac comme l'ulcère et le cancer. Ces caslà ont un caractère nettement secondaire et ne reproduisent que fort incomplètement l'expression clinique de l'anémie pernicieuse primitive. En outre, les échanges organiques diffèrent absolument dans les deux cas.

Quoi qu'il en soil, l'existence de lésions stomacales dans certains cas d'anémie pernicieuse montre qu'on peut tout au moins adjoindre un traitement gastrique au traitement si incertain de la maladie causale.

, , ^ KôTTNiTz', Vehsemeyer^ se demandent si la leu-

cémie n'aurait pas quelquefois une origine gastro-intestinale. Ils paraissent admettre que la muqueuse digestive aurait perdu sa propriété de modifier au passage les peptones et les albumines toxiques qui iraient impressionner le sang et les organes; mais ils n'apportent aucun argument sérieux à l'appui de cette opinion.

Quant aux troubles gastriques des leucémiques, en dehors de la dyspepsie aiguë et des hématémèses qui paraissent relativement fréquentes, ils ne diffèrent guère de ceux des anémiques ordinaires.

Us II en est de même dans la pseudo-leucémie où les

PMado-ieaoémies. vomissemeuts sont peut-être plus fréquenis et où l'on doit tenir compte de la compression mécanique que la rate exerce

Page 1