Voyez page
Quand L'aBémie est très marquée, voas aurez recours d'abord au perchlonire de fer eo dragées de O^IO au milieu des repas, puis au protocklonire de fer sous la mâme forme pharmaceuliqtic. Rwald recommande de donner trois fois par jour une cuillerée à café d'une solution à 3 p. 100 de perchlorure de fer dans un verre d'eau albtimineuse. Les eaux minérales ferrugineuses A'Oreiia, de Forges, de liussang, de Spa ont l'inconvénient de stimuler la sécrétion gastiîque et contiennent aussi trop peu de fer pour agir elTicacement.
L'hydrothérapie, selou la méthode spéciale de Winternitz, forme uD excellent complément de cure '.
Lorsque la guérison sera complète, le malade reprendra ses occupations; mais il devra toujours surveiller son régime, s'abstenir d'alcool, éviter les fatigues, les énervements, et se remettre à la diète et au traitement des hypersthénîques au moindre retour des symptômes de cette dyspepsie.
Les médications directes de l'ulcère «mple. — Le sous-nilraie de bismul)i> — l<e uiirale il'ai'gent. — Le perchlorure de fer. — Le bicarlionale de souile. — Les alcalino-lerreux. — L'eau de (^arlsbad arlificielle. — Les médicaments divers : eau oxygénée, papaine, iodure de polassiuin, etc.
Ui mtdiiMUou Je vouB disais tout à l'heure qu'on avait proposé *""*•■ ptusieursaulres médications curatives de l'utcère simple, soit comme méthode de traitement, soil comme moyens adjuvants de la cure de repos et du régime lacté. Nous allons les passer en revue et déterminer leur valeur et leurs indications.
u MDB-idtT>ta La plus connue de ces médications est celle de d*u«Datii. Fleiker, qui consiste à panser directement l'ulcère simple en introduisant par la sonde, après lavage de l'estomac, 200 centililrcs d'eau tiède tenant en suspension 10 à 20 grammes de «mS'Hitrate de bismuth. Si l'on a fait le diagnostic du si^c de l'ulcère, on place le malade dans la position la plus favorable pour que l'ulcère soit dans une situation déclive où le sous-nitrate de bismuth vienne se déposer. Après dix minutes, on évacue par la sonde le
1. WiNTEBKiTZ. — Die Hydrothérapie des UIciib rolundum veniriciili, Wiener meUtCÎ- BÏKke Wochetwchrift, 1898.'— Vu^ei nuiii, pages 32t i 315, le Triileinent hjrdrDlliéra-' pique de la djip«p>ie hjp en thé nique.
962 l.ES MALADIES ORGANIQUES DE L'ESTOMAC
liquide introduit, et il ne reste dans Teslomac que le sel de bismulh qui protège et panse l'ulcération. Celle opération est renouvelée lous les jour s d'abord, puis tous les deux ou trois jours jusqu'à guérison.
Au lieu de sous-nitrate de bismuth, Boas emploie le carbonate ds bismuth qui ne constipe pas. L'introduction de la sonde élant absolument contre-indiquée dans l'ulcère simple, on peut tout simplement faire avaler le lait de bismuth et le répartir également sur toute la muqueuse gastrique en faisant coucher le malade successivement sur le ventre, le dos et les deux côtés.
D'après ses promoteurs, le sous-nitrate de bismuth fait cesser les douleurs, arrête les vomissements, diminue l'hyperchlorhydrie et favorise la cicatrisation de l'ulcère. Aussi Dreschfeld * conseille-t-il d'en introduire 30 grammes trois fois par jour; Cramer, Saveliew, Sansoni, etc., ont été jusqu'à 200 grammes; Witthauer s'en lient à 20 grammes le matin, pendant dix jours.
En principe, quand la cure de repos et le régime lacté consécutif apaisent les symptômes de la dyspepsie et de T ulcère, le saus-nitraie de bismuth ne me parait d'aucune utilité. Je ne pense pas non plus qu'après une gastrorrhagie son emploi soit sans inconvénient, aux doses exagérées auxquelles on l'emploie. Mais, au début du traitement systématique, je l'ordonne associé aux alcalino-terreux, au kicarbonate de soude et à un peu de codéine ou de chlorhydrate de morphine % dès que le malade éprouve la moindre douleur. Quant aux hautes doses, j'ai souvent vu leurs inconvénients, et j'en suis encore à trouver un cas où il y ait eu vraiment lieu de s'en louer.
unitrated'argent. '''^^ ^*^^^ ^"^^°^ ^^ nitrate dargcut^ que Trousseau, RoSENHEiM, Fleming, Gehrardt, Boas, etc., ont prôné contre l'hyperesthésie ou l'intolérance stomacales et les crises gastriques. Boas donne trois fois par jour, loin des repas et dans un verre d'eau, une cuillerée à soupe d'une solution à 0'',20 pour 120 grammes d'eau distillée; le titre de la solution est ensuite portée 0»%30 et à 0«%40. Rosenueim propose des lavages avec une solution à 0»',50 et 4 gramme pour un litre d'eau distillée; dix à douze lavages seraient nécessaires. 11 agirait comme caustique local et comme antiseptique, ce qui me paraît fort problématique, puisqu'il est précipité à l'état de chlorure d'argent dès qu'il touche la muqueuse de l'esto-
1 . Dreschfeld. — The Lancet, 5 mars 1898. — Cramer, Mûnchener medicinttcke Woçhfifiscfirift, pp. 587-690, 1896.— Sa^e^ew, Therap^utische Monatshefte, pp. 485-493. 189 i. — Voyez aussi sur celte médication les pages 2/9-280.