Ranadan. — Théte de Parti
&. Voyei aussi Haitin, Tkéie de farit, 1H1I2, qui rapporte i guérigous sur 7 opéréi. m 63
Ite.
comme un des agents les plus actifs et les plus inoiTensifs dont nous puissions disposer.
! Son traiiement ^^ '^ révulsioucst impuissauto, il vous reste la res-
oururaicai. soufco de VintervetiUon chirurgicale qui présente peu
de gravité puisque, sur les onze cas rassemblés par Marion, il n'y a eu
. qu'un seul décès. Les résultats fonctionnels ultérieurs paraissent aussi
avoir été satisfaisants puisque, dans neuf cas, les douleurs et les troubles digestifs ont disparu et que les malades ont pu reprendre leur vie habituelle. La nature de l'intervention varie suivant les cas. Dans sept cas, on s'est contenté de sectionner les fausses membranes et les l^ brides et de détruire les adhérences ; trois fois, on compléta cette des-
t^ truction par la résection de la partie adhérente de la paroi stoma-
1^ cale ; une fois, on fit en même temps la gaslro-entérostomie.
^^ ^ Je vous signale encore l'obseiTalion de ScHWARZ *
^ L'insofflatloii
^>: de restomac. qui, après deux opérations infructueuses pratiquées sur
g; une femme ayant un estomac en bissac compliqué d'adhérences, re-
y marqua que Vinsufflation de Vestomac arrêtait net une crise doulou-
l reuse et eut l'idée de renouveler quotidiennement cette manœuvre;
> la malade guérit complètement et augmenta de 12 kilogrammes en
l deux mois. Le fait est à retenir et le procédé à employer, le cas échéant.
u sténose Quellc quc soit la théorie que l'on adopte au sujet
dnpyiore. j^ ]^ stéuose pyloriquc, il est admis par tout le monde que, lorsqu'elle est permanente, elle a l'influence la plus fâcheuse sur la marche de l'ulcère simple, et celui-ci guérit plus difficilement ou ne guérit pas quand l'évacuation de l'estomac n'est pas assurée.
Le lavage de Vestomac n'est qu'un palliatif précaire qui expose aux dangers de l'hémorrhagie ; encore faut-il lui associer une alimentation forcément insuffisante. Si l'on a quelques chances de succès quand la sténose est incomplète ou provient d'une contracture du muscle pylorique, le traitement médical est impuissant toutes les fois que celte sténose est organique ou cicatricielle. Alors le traitement chirurgical s'impose.
Son traitement ^^^ ^^^^ aillcurs Ics éprcuves thérapculiqucs que
chirurgical, j'cmploic pour décider s'il y a lieu ou non à inter-
venirpar la méthode sanglante*. Le rétablissement de la corn-
1. K. SCHWARZ. — Wetier klinische Wochenschrift^ n'' 25, 1836. • 2. Voyez page 315.
LE TRAITEMENT DE L'ULCÈKE SIMPLE DE L'ESTOMAC 97i
municatioQ entre l'estomac et Tintestin par la gastro-entérostomie, imaginé par Wôlfler, parait rallier aujourd'hui la majorité des chirurgiens. Les statistiques globales portant sur tous les cas publiés donnent une mortalité de 20 à 25 p. 100, mais celles de ces dernières années sont beaucoup plus favorables. En réunissant les cas publiés en 1899 et les dix premiers mois de 1900, on arrive au chiffre moyen de 13p. 100, tandis que la grande majorité des sténoses cicatricielles médicalement traitées s'acheminent plus ou moins vile vers la cachexie et la mort. Certes, la gastro-enlérostomie est loin de guérir l'hyperslhénie gastrique et Thyperchlorhydrie, ainsi que je l'ai démontré avec Doyen * : mais elle atténue leurs conséquences et obvie à la stase gastrique; les malades cessent de souffrir, reprennent des forces et augmentent de poids. Aussi, malgré la persistance fréquente de l'hyperchlorhydrie, malgré les cas de Savariaud * et de Bouveret' qui a vu une hématémèse mortelle avec vaste ulcère du pylore chez un sujet ayant subi la gastro-entérostomie deux ans auparavant, celle-ci est nettement indiquée dans les sténoses cicatricielles.
La cure Certains chirurgiens, interventionnistes outran-
*^ÏÏJ^Îe*^* ciers, ont proposé la cure radicale de l'ulcère simple par Yexcision ou la gaslro-enléroslomie^ invoquant que l'ulcère guéri peut récidiver, qu'il subit quelquefois la transformation cancéreuse, qu'il expose à la tuberculose et à d'autres infections, que les malades pauvres ne pouvant se soigner sont fatalement voués à la cachexie.
Je n'ai qu'un argument à opposer : c'est que la mortalité de l'ulcère simple, prise en bloc et défalcation faite des cas où l'intervention est admise par tout le monde, est inférieure à celle qui résulte du risque opératoire. L'ulcère simple non compliqué relève absolument et uniquement du traitement médical. L'ulcère compliqué d'hémorrhagies rebelles et répétées, la perforation, les abcès sous-phréniques, la sténose cicatricielle du pylore mettant un obstacle expérimentalement reconnu au passage du chyme dans l'intestin sont justiciables du traitement chirurgical.
i. Voyez encore Hartmann et Soupault, Revue de chirurgiey 1891).