‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 27 sur 295 · Voyei page · texte numérisé non relu

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Il est rare que la stricte application du régime convenable et du traitement de Thypersthénie gastrique ne fasse pas disparaître les albuminuries de la première catégorie et n'atténue celles de la seconde.

Le traitement A 06 momout, lout OU Continuant le régime de la

hydro-minérai. troisième étape, on fait faire une cure d'eau de Saint- Nectaire à la maison, à moins que la saison ne permette une cure sur place. Et pendant plusieurs années on renouvellera cette cure, jusqu'à ce qu'une année entière se soit écoulée sans réapparition de l'albumine. Pour faire cette cure de Saint-Nectaire à la maison, on utilisera l'une des deux sources citées plus haut; on peut aussi employer avantageusement la source Rouge ou la source André qui, se conservant mieux, sont plus facilement transportables. Aux malades très excitables, vous conseillerez la cure de Vittel ou celle d^Evian.

Un exemple Laisscz-moi VOUS racontcr, à titre d'exemple des

des effets effets dc cc trailement,rhistoire d'une de mes malades.

de ce traitement. '

Une jeune fille de dix-huit ans, appartenant au monde médical, m'est amenée le 14 mai 1896, avec le diagnostic de néphrite chronique, suite de varicelle. L'albumine a été découverte en janvier 1893, à l'occasion d'un état decouibature, avec céphalalgie^ essoufflement, palpitations, pâleur de la face, qui éveilla des doutes et provoqua une analyse de l'urine. On rapporla les symptômes observés à une lésion rénale brighlique méconnue; on conseilla le régime lacté et les inhalations d'oxygène. L'albumine tomba de 1^%50 environ à 0,30, chiffre auquel elle s'est invariablement maintenue depuis lors, malgré tous les régimes et tous les traitements auxquels la malade a été soumise (régime lactéy régime végétal, lactate de strontium, iodure de fer, teinture de cantharides^ etc.). Comme la mère de celte jeune fille pratiquait chaque jour le dosage approximatif de l'albumine avec le tube d'Esbach et que ces dosages onl été continués sans interruption (sauf durant les règles) jusqu'en janvier 1898, nous avons un excellent moyen déjuger les effets des divers traitements.

Du 1" janvier au iA mai 1896, on a essayé surtout Tiodure de potassiumet le proto-iodure de fer avec le régime lacté mixte. Pendant cette période, l'albumine n'a manqué que cinq fois. Elle a varié entre 0^',05 et 0,30 avec une moyenne de 0,20. Le 14 mai, je constate les signes de l'hypersthcnie gastrique ; puis on s'assure que l'albumine manque dans l'urine du jeûne, qu'elle disparaît par le repos au lit

L'ALBIJHINURIE DYSPEPTIQUE

même dans t'urine de la digeslion, et l'on institue aussitôt le ■smenlanli-dyspeptique. Du 15 mai au '29 juin, l'albumine n'ai •]U'uDe fois le maximum de 0,20 et demeure toujours entre 0, 0,10 60 même temps que s'améliorent l'état général, la céphak la fatigue, etc. En juillet, saison i Saint- Nectaire; pendan âSjours de sa cure, on ne constate l'albumrne que huit foi jD",05 à 0",20; la malade se sent parraitement bien. En août, . mine sept fois, avec un seul maximum de O^'.IS. En septen albumine quatorze fois ; en octobre, albumine quinze fois DOïembre, dix-sepl fois ; eo décembre, vingt-deux fois, lou avec UD seul maximum de (y>',iît. L'influence favorable de la cui Saint- Nectaire tend donc à s'atténuer, progressivement. L'hiver printemps de 1897 n'amènent aucune aggravation : l'amélior se maiotient. En juillet, seconde cure à Saint-Nectaire : l'albu disparaît pendant tout le mois d'août et ne se montre qu'une : fois en septembre. Tout symptôme morbide a disparu : si la gué n'est pas absolument complète, au moins est-elle à peu près asf silajeuDefille continue à suivre son régime, son hygiène, son lemeot qu'elle aidera encore par une ou deux cures hydro-minén

utntwiMBi Mais envisageons le cas où, après le traiteme

a.'k'iî^ l'hypersthénie gastrique, l'albumine n'aurait

disparu. Il faut alors remédier à la déminera

Lionelàla dcperditiondes phosphates terreux, réduii

désassimilation, activer les fonctions respira toiresetl'

gènatioQ.

Les arsenicaux et les quinigues modèrent la désassimilatiot strychniques et les hypophosphites à faible dose diminuent la phalurie terreuse ; les glycérophosphates et lephosphure de zinc reconstituants directs du système nerveux; la balnéalion chlor sodique est reconstituante du système nerveux par voie d'épai les inhalations d'oxygène, les ferrugineux, les cures d'air, etc., mentent l'oxygène circulant.

„ , , L'emploi de ces médicaments doit être répar

itnttM* ... - T. 1 ■ ï

itieait, quatre périodes successives. Dans la premier

tfrBtraphDtpiutM utilisera i'arséniate de soude, les glycérophospha

lessirycAntjuei, soil pareiemple, au déjeuner, une

lerée à soupe de sirop glycérophosphaté compos

ÎV*,''

ïK*

ti't

contient de la teinture de noix vomique ^ et, audioer, deux granules à'arséniate de soude de 1 milligramme chacun ou une cuillerée à soupe de la solution suivante :

y Arséniale de soude 0«%04

Eau distillée 300 grammes

Dissolvez.

L«i Tous les médicaments de cette première période

hypophosphites. p^Qy^jj^^ ^^^q remplacés par un élixir aux hypophos-

phites dont chaque cuillerée à soupe contient :

^ Hypophosphite de strychnine O^^OOl

— de quinine 09%02

— de magnésie 0«',02

— de potasse 0«%03

— de chaux 0«%08

— de soude 09^07

— de fer 09,03

Arséniate de soude C,002

Elixir stomachique de Stoughton. ) âà. q. s. pour une Sirop simple ) cuillerée à soupe.

Mélanger une cuillerée de cet élixir avec un demi-verre d*eau dont on prendra la moitié cinq minutes avant le repas et l'autre moitié avant de quitter la table.

Le phosphore ^aus la dcuxième période, on ordonnera au

de sine déjcuner un jçranule de phosphure de zinc de 0«\008

et lés qniniqaes. • i m 1 •

et, au dîner, une des pilules suivantes :

/ ^ f"'''* ^' '»7'"^.- • •. i âà. OMO

^ Extrait mou de quinquina ) '

Pour une pilule.

Les femi0ineiix ^^ Iroisièmo période sera réservée aux ferrugiet les inhaïauons fieux, soit lo sivop de proto4odure de fer à la dose

d'oxygène. . '

d'une cuillerée à soupe au début des repas, soit le fer

^réduit par V hydrogène, à la dose de 0'%10 à 0«',20, au milieu des

repas, soit l^s dragées de perchlorure de fer à la dose d'une par repas,

soit le glycérophosphate de fer^ si tant est qu'on puisse en avoir de

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