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LES UETENTISSEMENTS UESPIRATOIRES 687
Le bromofvrmey la belladone^ la jusquiame^ V opium y le datura et, dans les cas très rebelles, le cyanure de potassium forment les éléments conslilulifs des nombreuses prescriplions que Ton peut conseiller dans les cas d'urgence.
Voici des exemples de quelques-unes des associations médicamenteuses que j'emploie le plus ordinairement: ^
A) *¥ Extrait de jusquiame \
— debelladone ( ^^
— de datura stramonium i ' '
— thébaique j
Camphre 09%05
Sirop de gomme q. s.
F.s.a. une pilule. Prendre une pilule matin et soir. Augmenter progressivement jusqu'à quatre pilules par jour.
B) y Bromoforme XXX gouttes
Alcool à 90° 25 grammes
Teinture de noix vomique XL gouttes
Alcoolature de racines d'aconit XL —
Teinture de belladone XXX —
— de bryone XXX —
Sirop de codéine 60 grammes
Sirop de cerises q. s. pour faire 200**
F.s.a. Sirop. Prendre deux à quatre cuillerées à dessert par vingt-quatre
heures, aussi loin que possible des repas.
C) Cyanure de potassium 0"%05
Sirop de morphine i ^ ,
^ n A* { âà. 75 grammes
— de fleurs déranger ) ^
F.s.a. Sirop. Une cuillerée à café toutes les heures, sans dépasser cinq
cuillerées à café en vingt-quatre heures.
La hoquet ^ hoquot, parfois si intense, si prolongé et si pé-
nible, disparaît souvent par l'éternuement provoqué àPaide d'un mélange de tabac à priser et de camphre finement pulvérisé. Cette efficacité de réternuemenl était déjà connue d'HiPPOCRATE qui disait : SingiUtu dolenti si sternulamenta supervenerunty stngultum tollunt. Coutaret dit s'être bien trouvé de donner 0^%^5 de musc. Ortille conseille le jaborandi.
Us hftfflfwptnty. ^^^ bâillements sont au nombre des plus fréquents
retentissements des dyspepsies; ils font partie de toutes
les crises gastriques, et certaines d'entre elles ne se manifestent même que par des accès de bâillement. Leur traitement se confond donc avec celui de ces crises. Toutefois» quand ils atteignent une intensité et une durée anormales, donnez une cuillère à soupe de la potion bromurée et éthérée *.
Le. dyspnées. ^3 dyspuéc gastriquc présente plusieurs
modalités cliniques que nous devons bien distinguer parce qu'elles ne comportent pas le même traitement.
LadTspnèe ^a première variété, ou dyspnée mécanique
™*ta1*^* simple, s'observe aussitôt après les repas chez les gros
mangeurs. Elle est due à îa compression mécanique
exercée par l'estomac plein sur le diaphragme et la base du poumon.
Elle diminue au fur et à mesure que la digestion se fait.
La dyspnée La dcuxièmc Variété, ou dyspepsie mécanique
partoînenteûons par fermentations gazeuses, débute une ou trois gazeuses. heurcs après le repas et sans que ce repas ait été nécessairement plus copieux. Elle s'accompagne de renvois, de sensations stomacales diverses et souvent de pyrosis. Elle relève du traitement des fermentations.
L'orthopnéç La troisième variété, ou orthopnée dyspep-
dyspepuque tique, survicut aussi pendant la période digestive, sous la forme d'un violent accès de dyspnée que précède habituellement une sensation de constriction de la gorge que Beau désignait sous le nom d'aura gastro-épiglottique. Cet accès d'orthopnée, qui ne me paraît être qu'une des expressions de la crise gastrique, peut être rapidement calmé dans la plupart des cas par une poudre de saturation. Il sera soulagé aussi par l'ingestion d'une infusion aromatique très chaude, par la sinapisation de la région gastrique ou par une petite dose de valérianate d'ammoniaque.
L'asthme La quatrième variété, ou asthme dyspeptique*
dyspeptique. ^^ distingue dc la précédente, en ce sens que l'accès