INTRODUCTION
Dans quelle mesure la maladie affecte-t-elle le caractère et si elle se laisse influencer par lui? tel est le problème que ces pages ont tenté d'aborder. Sérieuses^ familières^ fermées à toute attitude de dogmatisme comme à tout accent de ton professoral, elles n'ont d'autre ambition que d'ouvrir plus profondément les avenues où les rapports du physique et du moral ont été parcourus depuis long" temps.
Ce travail est divisé en cinq parties : 1® considérations physiologiques; 2* les types morbides; 3** les types organiques ; 4** les types intellectuels et affectifs; 5** les types professionnels.
Les étiquettes des cadres adoptés nous renseignent sur la signification du contenu. Les considérations physiologiques abordent la vie des sentiments
t LES MALADIES DES CARACTÈRES
telle qu'elle semble engendrée par les divers modes de vibration du nerf grand sympathique. Pour les types morbides^ aucun doute, ce sont des malades, à rémoUvité plus ou moins altérée, jouant sur un instrument mental resté sain. Les aliénés proprement dits demeurent en dehors du programme.
Lea types organiques subordonnent les tendances des sujets à Tune ou Tautre de leurs fonctions nutritives ; c'est ainsi que nous croiserons les sanguins, les gloutons, les maigres, les obëses, les sexuels, etc. Dans les types intellectuels et affectifs^ dont nous avons fait un seul groupe par difficulté d'établir entre eux une limite décisive, se rangeront à la fois ceux où la volonté commande une sensibilité peu affinée et parfois embryonnaire {égoïstes, sots, certains indifférents, etc.), et ceux aussi dont la sensibilité ombrageuse règne en maîtresse, servie par une intelligence parfois lumineuse, parfois voilée (bons, tendres, poltrons, Bueceptibles, jaloux, etc.). Les types professionnels grouperont certaines particularités inhérentes à la situation sociale. Ouvriers, paysans, médecins, hommes politiques, artistes, soldats, etc., seront l'objet de notations familières qui s'inscriront audessus du commerce un instant entretenu avec eux. La faveur du public qui nous a suivi dans nos productions antérieures voudra peut-être nous demeurer acquise dans ce domaine, à la fois philo-