‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 178 sur 277 · IL H- S · texte numérisé non relu

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On a observé dans toute une série de cas d'influenza une alîection du nerf optique, qui se manifeste ordinairement quelque temps après le commencement de la maladie (dans un cas de Landsberg après quinze jours). L'acuilé visuelle diminue ainsi que l'étendue du champ visuel. Ces phénomènes sont accompagnés de sensations subjectives de lumière et de douleurs de tête très violentes. L'examen ophlhalmoscopique montra bien la présence de névrite optique légère ou bien le fond de l'œil était normal. Des cas semblables ont été décrits par Eversbusch, Uhthoff, Fuchs, Bergmeister, Landsberg. L'acuité visuelle peut diminuer dans de tels cas jusqu'à l'amaurose. Dans tous les cas d'amaurose, excepté un cas de Bergmeister, qui finissait par l'atrophie du nerf optique, la vue s'est rétablie. L'amaurose dans de tels cas est sans doute causée par l'inflammation du périnèvre du nerf optique en dedans du canal optique, comme le prouve la marche de l'affection qui commence par le rétrécissement périphérique du champ visuel et la sensation de douleurs survenant par la pression du globe oculaire en arrière (voir p. 187). Le traitement consiste dans l'emploi d'injections hypodermiques de pilocarpine, dans l'administration interne de l'iodure de potassium (on préfère à présent l'iodure de sodium) et plus tard d'injections hypodermiques de strychnine.

On a observé en outre des cas d'amaurose subite à la suite d'in- (luenza dont la pathogénie probablement n'est pas identique à l'affection du nerf optique dont nous venons de parler. Sedan, par exemple, décrit un cas de cécité qui durait deux jours, et qui hors doute n'avait rien à faire avec l'épistaxis qui la devançait. Ces amauroses passagères ainsi que les paralysies des muscles extrinsèques de l'œil et du muscle de l'accommodation sont probablement des manifestationtoxiques dues aux ptomaïnes de l'influenza.

On peut considérer les cas d'affection du nerf optique se manifestant par un scotome central comme le type de ces paralysies toxiques à la suite de l'influenza. Voici plusieurs exemples de tels cas. Landsberg observa un cas de scotome central, qui s'éclairait peu à peu. Dans un cas de Remak le scotome central pour le blanc et les couleurs se développa déjà quatre jours après le commencement de l'influenza. Son apparition était accompagnée de douleurs de tête très violentes et de crampes de membres. Pas de rétrécissement du champ visuel. Des injections de strychnine et l'iodure de potassium amélioraient l'acuité visuelle. Le cas d' hyperesthésie du nerf optique, observé par Carstens à la suite de l'influenza, n'est pas nécessairement occasionné par une affection de ce nerf, mais plutôt la conséquence d'une affection simultanée du nez ou de ses cavités voisines provoquant une irritation du trijumeau (voir p. 192).

Le tractus uvéal parait rarement attaqué dans l'influenza. 11. Adler a observé un cas d'irilis à la suite de cette maladie. Fuchs .décrit un

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