‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 79 sur 277 · MALADIE DE TUOMSEN · texte numérisé non relu

MALADIE DE TUOMSEN

Dans quelques cas de cette maladie, qui se manifeste par une certaine raideur des muscles après leur contraction, Raymond a constaté des symptômes oculaires (1). Chez un malade, à la suite de mouvements fatigants du corps, il a vu se produire une rétraction des paupières : les yeux devinrent saillants et le regard présenta quelque chose d'étrange; la frayeur ou un bruit soudain occasionnaient une amblyopie passagère. Dans le cours de la maladie, les muscles oculaires augmentèrent de volume. Chez un deuxième malade, Raymond observa des symptômes analogues. Lorsque le patient fermait fortement les paupières, il ne pouvait plus les ouvrir que difficilement et avec lenteur. Quand il regardait en bas, la paupière supérieure ne suivait pas le mouvement, phénomène analogue à ce qu'on rencontre dans la maladie de Basedow. Si le malade imprimait à la tète des mouvements rapides, il survenait des obnubilations passagères du champ visuel, que Raymond veut expliquer par la compression exercée sur

1 Raymond, Ga*. méd. de Pari*, 1891, i.° 2G.

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le globe oculaire par les muscles extrinsèques de l'œil. Parmi les muscles oculaires, ce sont surtout les muscles droits qu'atteint l'hypertrophie. Les mouvements de l'iris ne sont pas troublés par le processus.

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