HEMIATROPIIIE FACIALE PROGRESSIVE
Tous les auteurs qui se sont occupés de cette affection sont d'accord pour l'attribuer à des altérations du trijumeau. Quant au siège de ces altérations les uns le placent dans le ganglion sphéno-palatin, d'autres dans le ganglion de Casser
Symplomatologie. — On constate une atrophie très prononcée de toute une moitié de la face (front, orbite, pommette, nez, mâchoires supérieure et inférieure). L'œil du côté atrophié parait plus enfoncé; il est plus dur au toucher, comme l'a noté Nothnagel qui remarqua que les pupilles étaient inégales, mais aussi que leur réaction était normale.
En examinant à l'ophthalmoscope l'œil du côté malade, Hirschberg et Kalt ont trouvé la choroïde altérée (plaques blanches de choroïdite disséminée entourées de pigment) et des opacités dans le corps vitré. Kalt a en outre constaté des opacités dans la couche corticale antérieure du cristallin, consécutives probablement à des altérations du tnctus uvéal.
Il est important de faire observer que les altérations de la choroïde sont consécutives aux troubles trophiques.
Après avoir pratiqué une section intracrànienne du trijumeau, Laborde a noté, dans la suite, des altérations du fond de l'œil et de la choroïde en particulier, analogues à celles dont nous venons de parler plus haut.
Dans le cas de Kalt, la papille était un peu voilée, les veines rétiniennes tortueuses et dilatées, les artères normales.
Dans le cas d'IIirschberg, examiné au point de vue clinique par Virchow et Romberg, la trophonévrose s'est déclarée à l'âge de huit ans, consécutivement à la rougeole.
Dans le cas de Kalt elle parait avoir été congénitale.