‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale (volume 3)Chapitre 123 sur 284 · ANÉMIE · texte numérisé non relu

ANÉMIE

Ce n'est que dans les cas graves que l'anémie laisse voir à l'ophtalmoscope des altérations appréciables du fond de l'œil. On a constaté le resserrement des artères et une dilatation des veines, dont le diamètre arrive, dans quelques cas, à atteindre deux ou trois fois celui des artères. Les veines rétiniennes paraissent très sinueuses, et, au niveau de la papille même, elles sont d'un rouge moins foncé qu'à l'état normal. Il est assez rare que la contraction des artères rétiniennes soit poussée fort loin; le fait n'a été observé qu'une fois par Schmell chez un sujet anémique qui était atteint en même temps d'une tumeur maligne. Les vaisseaux rétiniens sont d'autant plus altérés dans leur coloration et leur calibre que les symptômes subjectifs dont se plaignent les malades sont plus accentués.

Dans les cas d'anémie grave on observe encore un autre symptôme : la transparence du sang contenu dans les vaisseaux rétiniens (Friedrichson). Ce phénomène résulte surtout de la diminution de l'hémoglobine, mais il reconnaît aussi pour cause la diminution simultanée des matières solides du sang (Zumpft).

Très souvent, chez les anémiques, on constate le pouls artériel de la rétine; ce n'est que dans les cas graves qu'on peut apprécier les variations du calibre de l'artère centrale de la rétine à chaque pulsation. D'ailleurs, le pouls artériel est sujet à des variations passagères : tantôt

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