‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale (volume 3)Chapitre 220 sur 284 · INTOXICATION PAR LE CHLOROFORME · texte numérisé non relu

INTOXICATION PAR LE CHLOROFORME

Les recherches de Budin et d'autres auteurs ont prouvé que l'examen de la pupille est un des meilleurs moyens de surveiller le sommeil produit par le chloroforme. Pendant la période d'excitation, la pupille est dilatée. Cette période passée, la parésie de la moelle et de la protubérance commence, la pupille se contracte et un myosis très marqué accompagne généralement l'anesthésie complète. Si, pendant la

(1) Pour les symptômes oculaires des intoxications qui ne sont pas spécialement mentionnées dans la bibliographie jointe à ce chapitre, nous avons eu recours aux traités de pharmacologie toxicologique et de médecine légale.

chloroformisation, la pupille se dilate, c'est, en général, que l'anesthésie est moins profonde et que le retour de la sensibilité est proche. Si on a l'intention de faire une opération de longue durée, il faut employer le chloroforme de façon que les pupilles restent contractées. Mais il faut se rappeler que des efforts de vomissement peuvent aussi provoquer la mydriase; ils annihilent, en effet, en partie l'action anesthésique du chloroforme. Le réflexe oculo-palpébral est, on le sait, de la plus haute importance pour apprécier si la chloroformisation est suffisante. Seul, le réflexe du peaucier du menton surpasse en durée, d'après Dastre et Loye, le réflexe oculo-palpébral.

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