‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale (volume 3)Chapitre 79 sur 284 · PARALYSIE AGITANTE (MALADIE DE PARKINSON · texte numérisé non relu

PARALYSIE AGITANTE (MALADIE DE PARKINSON

Ce qu'on appelle « masque » de la paralysie agitante est produit par l'immobilité des muscles de la face ; c'est un phénomène très fréquent qui, par exception, semble aussi frapper les muscles oculaires. C'est ainsi que Debove a constaté chez un malade une grande difficulté de lecture; le malade ne pouvait qu'avec peine suivre les lignes du regard.

Les muscles oculaires ne sont pas atteints du tremblement qu'on observe aux extrémités. Une seule fois Galezowski, à l'aide d'une loupe, a pu à peine apercevoir un nystagmus minime.

Peltesohn a observé dans un cas de paralysie agitante des mouvements rotatoires de l'œil, qu'il attribue à l'existence du scotome paracentral constaté dans ce cas.

Il est rare de rencontrer des affections du nerf optique consécutives à la maladie de Parkinson. Lorsque l'on constate ces affections on ne peut affirmer qu'elles dépendent de la paralysie agitante. Peltesohn, par exemple, a décrit un cas de paralysie agitante compliquée d'atrophie du nerf optique ; il attribue cette complication à ce que le siège central de l'affection était localisé dans les tubercules quadrijumeaux, mais cette explication est en désaccord avec ce que nous

avons dit des fonctions de ces tubercules. Galezowski a observé un cas de maladie de Parkinson compliqué de rétrécissement du champ visuel. Déjérine, au contraire, n'a jamais vu un seul cas de rétrécissement du champ visuel chez tous les malades qu'il a examinés. Nous en concluons que, dans le cas de Galezowski, il faut attribuer le phénomène à d'autres causes qu'à la maladie de Parkinson.

Page 1