‹ Les maladies du SénégalChapitre 1 sur 56 · AVEC 5 PLANCHES · texte numérisé non relu

AVEC 5 PLANCHES

Ulir.AiniE J. -B. BAILLIÈRE ET FILS

Bue llauiclciiillc, 19, prés le Boulevard Saiiil-Gcruiain.

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M. LE ROÏ 1)E MERiCOURT

Mcdcciii cil clief de la marine, Directeur des Archives de médecine navale, ancien Professeur à l'École de médecine de Brest,

Membre de l’Académie de médecine.

Commandeur de la Légion d'honneur, etc.

L'impulsion que la Géographie médicale a reçue en France, depuis rinçjl ans, est due ImU enlière à Vinilialive de notre savant ma'üre.

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r.’est nprès un séjour de cinq ans au Sénégal que nous avons cnircpiisla publicaliondece travail, lia pour objet de l'aire coii'naitre, au point de vuemédical, la partie de la cote occidentale d’Afrique comprise entre le Cap Blanc et le cap Sierra-Lconc, du vingtième au huitième parallèle Nord. C’est un fragment do la géographie médicale, science qui n’est pas seulement utile au médecin, mais doit faire partie des connaissances de toute personne appelqe h s’occuper des intérêts coloniaux d’un pays et de son commerce maritime.

Les Européens qui habitent la cote occidentale d’Afrique trouveront, dans ce livre, les résultats de l’expérience de nos prédécesseurs et ceux de nos propres recherches dans des régions où les traces du passé s’effacent avec rapidité.

Voici le j)lan que nous avons adoj)té. Dans la première partie, après un court historique, nous étudions la topographie des établissements des Européens à la cote d’Afrique ainsi que les qualités du sol et des eaux.

Nous consacrons à la climatologie un chapitre dans lequel les projiriétes de 1 atinosphèrc sont examinées d’une fa(;oii géneiale et selon les diverses localités, puis dans leurs raitporls avec les maladies.

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Nous indiquons la manière dont lo sol est recouvert par la végétation, les animaux qui vivent à sa surface, les races d’hommes qui 1 habitent. Nous insistons sur les conditions de l’existence des Européens dans ces [>ays. Evitant les détails appartenant au domaine du naturaliste, nous jetons un coup d œil d ensemble sur les objets dont la description n’entre pas dans notre cadre et nécessiterait de longues recherches dans ces contrées encore mal explorées.

La seconde partie de ce livre comprend l’examen de l’état sanitaire du Sénégal selon les localités, les époques, les individualités, les professions et les races. Pour la description des symptômes des maladies, nous renvoyons le lecteur aux ouvrages de Tlîévenot, de Dutroulau, de Bérenger* Féraud, au Manuel de pathologie exotique dans lequel Niclly a résumé avec art, simj)licilé et clarté, les trav.aux de ces auteurs ainsi que les nombreuses monographies relatives aux maladies coloniales. Nos recherches portent sur les affections les plus communes ou les plus spéciales à la côte d’Afrique. Elles établissent quelles sont, au Sénégal et dans les pays voisins, les conditions de morbidité, de gravité et de mortalité pour chacune de ces maladies. Elles mettent en évidence les influences diverses auxquelles sont soumis les Européens et les Indigènes. En un mot, nous avons touché à la partie de Pétiologie qui dépend surtout du climat et du sol. Laissant de côté l’énumération des causes douteuses, nous sommes resté dans le domaine des faits; nous avons été sobre d’explications théoriques.

Chargé, pendant plusieurs années, d’enseigner les éléments de la pathologie générale aux élèves de l’Ecole de Médecine de Brest, nous nous sommes appliqué, dans nos cours, à mettre en garde l’esprit de nos auditeurs contre la facilité avec laquelle les faits sans preuves ont été parfois admis en étiologie médicale. Nous nous sommes efforcé d’ajiprcndrc aux jeunes inéde-

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CUIS à remplacer la docile acccplalion de ce qui a été dit par l’esprit critique qui n’admet que ce qui est prouvé. Nous espérons que nos anciens élèves, devenus nos collègues, emploieront, dans la vaste enquête dont sont chargés les médecins de la marine, sur les divers points du globe, la véritable méthode scientifique qui ne peut sê passer de critique et l’accompagneront d’une certaine défiance des banalités étiologiques dont on a si souvent abusé. Le lecteur verra que, fidèle à notre enseignement, nous nous sommes tenu le plus près possible des faits. Cette méthode convient le mieux au sujet que nous avions à traiter. Le chapitre des desiderata par lequel nous terminons montre assez le vaste champ qui reste à explorer à la côte d’Afrique.

Les pages relatives à la climatologie sont un complément et en meme temps une correction à nos premières Recherches sxir le climat du Sénégal. Le savant directeur de l'Observatoire météorologique de Paris, M. E. .Rmou, a bien voulu, en nous signalant les impei fcctions de nos premiers essais, nous rendre le plus grand sersiee qu’un homme aussi haut placé dans une science j)uisse rendre à celui qui débute. Nous le remercions de ses critiques et de ses encouragements. Nous adressons aussi nos remerciements à tou^ ceux qui ont bien voulu nous prêter leur concours de différentes manières, particulièrement à M. IIcrvé-Mangon, de l’Institut, à M. G. Symons, de la .Société royale île Londres, à M. Brito-Capcilo, de Lisbonne.

M. le [)rofesscur A. Richet et riuspecteur général J. Roebard rnc permettront de me souvenir aujourd’hui de 1 étendue du service particulier (|u’ils m’ont rendu, et gr.àce auquel il m’a été possible d’achever ce travail; qu’ils reçoivent ici l’ex|)rcs- .sion de ma profonde reconnaissance.

Le nom de M. Bérenger-Féraud sera souvent cité dans ces ■j)ages. Les ouvrages de cet auteur sur les nialadir's Irupicales

PUÉFACI-:.

rcniplaccnl, pour le inédocin navigant, rcnscignonicnl oral dont 1rs exigences du service le tiennent éloigne. Ils occupent, dans la médecine navale, le rang des œuvres des Michel Levy, des Larrey, des Léon Colin et des Arnould dans la médecine inililairo. Plus que tout autre de nos collègues, nous devons exprimer nos sentiments de gratitude à M. Bércnger-l eraud, au maître^et à l’ami qui nous a appris à connaître les jouissances du travail et scs consolations.

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