‹ Les maladies du soldatChapitre 15 sur 224 · CL · texte numérisé non relu

CL

eu 5

ARMES

algé-

Ti railleurs riens . .

Artillerie .

Infanterie de ligne

Régiments étrangers

Train des équipages

Génie

Sapeurs- pompiers

Zouaves

Chasseurs d'Afrique .

Infanterie légère d'Afrique ....

L'armée entière.

h' évolution saisonnière de la morbidité générale dans l'armée est représentée chaque année dans la statistique médicale par un tracé spécial, établi d'après le nombre des entrées pendant chaque mois aux infirmeries et aux hôpitaux.

Le maximum des entrées a lieu en janvier, c'est-à-dire pendant la saison hivernale ; le minimum en septembre, pendant la saison estivo-automnale.

Nous reproduisons le tracé suivant, qui se rapporte à l'année 1888 (année normale) (voy. tracé UI).

Tracé III. — Morbidité générale de l'armée par mois jcN 1888.

Entrées DârWOO

hommes.

Février

Avril

Mai

Juin

Juillet

Octobre

Novembre

Décembre

SO

es

iS

Malheureusement, la sta tistique médicale ne fait pas de distinction, au point de vue de la morbidité mensuelle, en tre les troupes de rintérieur et les troupes de l'Algérie et de la Tunisie ; voilà pourquoi il est impossible de déterminer les dil'férences que peuvent offrir les varia tiens saisonnières delà morbidité offerte par les unes et par les autres. Les corps qui tiennent garnison dans notre colonie africaine n'offrant pas un effectif suffisant pour iniluencer sensiblement la répartition mensuelle des entrées aux hôpitaux et aux infirmeries dans la totalité de l'armée, on peut considérer ce tracé comme représentant assez fidèlement l'évolution offerte annuellement par la morbidité des troupes françaises à l'intérieur.

On verra plus loin (voy. p. 79), que la morbidité générale des troupes de l'Algérie et de la Tunisie présente une évolution très différente de celle qu'offrent les troupes de l'intérieur, puisque, contrairement à ce qui a lieu en France, c'est la saison hivernale qui, dans notre armée d'Afrique, paraît

la moins chargée de malades, alors que la saison estivo-automnale s'accompagne toujours, dans cette armée, d'une élévation considérable de la morbidité.

Il est rare que l'évolution de la morbidité générale de l'ai'mée subisse quelques modifications et s'éloigne du tracé type que nous avons présenté; c'est ce qui a lieu, pourtant, quand se présente; exceptionnellement et quand se propage à l'ensemble des garnisons une maladie qui ne leur est pas habituelle et qui se manifeste sous forme de grande épidémie (choléra, grippe, etc.).

Ainsi, en 1889, le maximum de la morbidité a été atteint exceptionnellement en décembre (au lieu de janvier), et pendant ce mois le chiffre des entrées a été considérable (près de 65 pour 1000 hommes). C'est la grippe à l'état épidémique, qui, comme on sait, a déterminé cette ascension anormale de la courbe de la morbidité pendant l'hiver de 1889-90.

m. Amélioration graduelle de la morbidité militaire. — Les tableaux suivants, établis par Bertillon (1), àl'aide des documents fournis par la statistique médicale de l'armée, depuis le début de sa publication jusqu'en 1887, permettent de se rendre facilement compte de l'amélioration survenue, pendant ces dernières années, dans la morbidité de farmée française :

A. — 1000 militah'es ont fourni en un an :

PÉRIODES

MALADES

TOTAL

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