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MORBIDITÉ
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A part ces quelques exceptions, on peut dire qu'en général la morbidité et la mortalité typhoïdes varient dans les mêmes proportions dans les corps d'armée; en d'autres termes, que dans ces corps, le nombre des décès typhoïdes offre un rapport à peu près constant avec le nombre des cas.
Les corps d'armée les plus éprouvés par la maladie comprennent les départements du midi de la France et principalement ceux qui s'étendent sur le littoral méditerranéen (XV'' et XVP corps) .
Cette constatation, antérieure à mes recherches, a amené la plupart des observateurs à faire jouer un rôle prépondérant aux influences climatiques dans la répartition en France de la fièvre typhoïde, alors que, comme nous espérons le démontrer, et comme nous le font entrevoir déjà la fréquence et la gravité de cette maladie dans d'autres régions (X^ et XIP corps
Marvaud. 9
d'armée) qui sont loin d'être méridionales, cette répartition dépend plutôt d'influences hygiéniques, spéciales à certaines villes de garnison.
V. Variations de la mortalité typhoïde suivant les différentes garnisons. — Nous empruntons à un important mémoire de Broiiardel (1) les documents suivants, concernant la mortalité typhoïde dans un certain nombre de garnisons de Fin térieur pendant la période 1872-88. A l'exemple de cet auteur, nous distinguerons ces garnisons en trois catégories, d'après l'importance de leur effectif.
1° Villes de garnison dans lesquelles r effectif a été supérieur à / 0000 hommes, pendant la période i 8 72-88 (159 garnisons). — Dans ces villes, la mortalité typhoïde a varié entre 0,33 et 11,47 pour 1000 hommes présents, comme l'indique le tableau suivant :