VI. — Evolution
Irrégulière et intei-rompue Plus continue et plus régu-
quelquefois par des périodes lière.
. d'amélioration.
Ces caractères différentiels doivent être présents à l'esprit du médecin, chaque fois qu'il se trouve en l'ace de cas isolés, dans lesquels les malades offrent un ensemble de symptômes communs aux deux affections. La difficulté est beaucoup moins grande quand on se trouve au milieu d'une épidémie typhoïde ou bien quand on constate chez les malades une phtisie persistante.
Indépendamment des caractères précédents, il faut attacher, comme l'indique L. Colin, une grande importance à l'examen de l'abdomen qui, dans la phtisie aiguë, offre souvent de la matité dans les parties déclives, signe d'épanchement dans le péritoine, et au bout de quelque temps une tumeur marronnée assez nette, signe de la tuberculisation des ganglions mésentériques.
J'avoue que, malgré l'expérience que j'ai pu acquérir pendant plusieurs annéesde pratiquedansles hôpitaux militaires, il m'est arrivé quelquefois de commettre des erreurs de diagnostic ; que tel malade, traité par moi pour phtisie aiguë, avait réellement une fièvre typhoïde et que tel autre, que j'avais considéré comme atteint de cette seconde maladie, était réellement tuberculeux, comme l'a démontré, dans quelques cas, l'examen nécroscopique.
Bien que, généralement, il soit possible d'établir un diagnostic différentiel entre la phtisie aiguë et la fièvre typhoïde, en tenant compte des signes distinctifs énumérés dans le tableau qui figure plus haut, il y a des cas où ce diagnostic reste en suspens, tant la tuberculose aiguë et la dothiénentérie offrent entre elles de ressemblance au point de vue syniptomatique et clinique.
On peut en dire autant de ces cas de phtisie aiguë qui, moins accusés que les précédents, affectent à s'y méprendre les allures de ï embarras gastrique fébrile ou de la forme atténuée de la fièvre typhoïde^ qui s'accompagnent d'un léger état fébrile, et qui ont été décrits par Landouzy, par Kiener, par Kelsch et par Coustan (1) sous le nom de fièvre tiibereuleuse.
(1) Voy. Coustau, De la Fièvre luberculeuxe [Arc/t. de méd. inilll., 1888, t. Xllj p. o).
Quelquefois la tuberculisation algue affecte les allures de la bronchite capillaire ou caka'rhale.BRm ces cas, les symptômes dominants apparaissent du côté de l'appareil pulmonaire et s'accoznpagnent secondairement de symptômes généraux et typhoïdes. La prédominance des symptômes tlioraciques permet, du reste, de repousser l'idée de dotliiénentérie.
J'ai représenté dans le tableau suivant les caractères syniplomatiques qid peuvent difïéreucier la tuberculisation aiguë et la bronchite capillah'e :