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combien de malades auraient été guéris, si la cause réollo dos troubles survenus dans leur organisme out été connue, recherches microscopiques |
à l’aide de ces
À Les services que cete admirable science de la bactériologio rend | | au médocin sont nombreux et inappréciables, et, depuis Pastour, ce bienfaiteur de l'humanité, c'est à elle que nous devons ces étonnantes découvertes qui se sont faites dans le domaine médical,
Ce que cette science nouvelle nous réserve pour l'avenir, nul > fl ne le suit, mais il est certain qu'elle modifiera singulièrement la mé. D Première decine future, et nous expliquera d’une manière victorieuse ces Lsanneo mystères qu'on y rencontre encore, rue vi
Soit dans la tuberculose, soit dans la diphtérie, sois dans la ets blennorrhagie, soit également dans la fièvre typhoïde, la recherche, dé 5 au microscope ou parila culture, du microbe spécial à ces maladios rs Le donnera au médecin une bien grande satisfaction, en affirmant d’une FPAAl manière positive son diagnostic, fait déjà d’après son expérience et Pre
d’après sa Connaissance approfondie des symptômes extérieurs, plus vus Dans chacune des affections que nous étudierons ensemble, nous VHS
nous effurcerons de bien expliquer les lésions causées dans l'organis- chrétiens me humain par ces jarasites végétaux, nous traiterons aussi du M mentale,
diagnostic différentiel de plusieurs de ces maladie loge, et di
8, ot nous donne-
rons de plus les modes les plus simples et les plus pratiques de re- died chercher les microorganismes, soit par le microscope seul, soit par . : Fa la culture, 6 lapin ; Nous réclamons l'indulgence du lecteur pour ces quelques notes, à Le jus ramaseées ça et là duns les journaux, dans les livres, un peu partout, : Éanime Nous les avons réunies sous un tout assez complet, et nous les lui We ‘ons o présentons humblement, espérant qu'elles soront utiles à quelques. ‘et dans uns de nos confrères. Les c Il ÿ a dans ce travail, nous le savons de grandes lacunes. mais dans le on devra tenir compte de notre bonne volonté. rent en F telle que DURE TN discussion
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Ctériologie rend
puis Pasteur, co À TUBERCULOSE
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r l'avenir, nul Il appartient à la médecine française la gloire d’avoir été la
ièrement lamé. Æ Première à découvrir ja véritable nature de la tuberculose, et c'est victorieuse ces @ Laënnec qui, par ses immortels travaux, osa attaqrer la vieille doc- 4 trine avec toute la hardicsse de son génie vigoureux. ie, sois dans la À L'école de Brouissais prétendait que le tubercule était un relie, la recherche, quat de pneumonie chronique, une sorte de nodule inflammatoire, à ces maladies BR Mais Laennec, le premier, se basant sur des faits nombreux et firmant d'une MR Significatifs, affirma que la tuberculose était une maladie due à un “expérience ot Æ Parasite évoluant dans l'organisme, en vertn de certaines lois que
xtérieurs. plus tard Pasteur devait nous faire connaître. nsemble, nous Villemin, en 1868, donna à l'Académie de médecine de Paris lans l'organis- une Communication désormais fameuse, Par la méthode expérions aussi du M mentale, il prouva clairement l’origine microbienne de la tubercut nous donne- lose, et déclara que cette affection était essentiellement virulente, tiques de ro- infectieuse et inoculable, seul, soit par “Faites, dit-il, une plaie sous-cutanée derrière les oreilles d’un “lJapin ; introduisez dans cotte plaie des fragments de tubercule, xelques notes, “ de pneumonie caséeuse, ou des crachats d’un phtisique ; sacrifiez peu partout. “ l'animal quelques semaines après et vous trouverez des granulanous les lui M ‘ tions ou des masses tuberculeuses sous la plèvre, dans le poumon 8 à quelquos- ‘et dans d’autres organes, ”
Les doctrines de Villemin causèrent une véritable révolution acunes. mais Æ dans le monce médical, et bicn des luttes acrimonienses s'engegèrent en France et à l'étranger, mais la méthode expérimentale, telle que préconisée par Villemin, eut bientôt raison de toutes ces discussions, et établit d’une manière définitive la nature contagieuse et infectieuse de la tuberculose.
Koch, le grand bactériologiste allemand, s0 servant des procé dés de culture imaginés par Pasteur, découvrit en 1882 un bacille se présentant au microscope sous forme d'un bâtonnet, grêle, très droit, et long de trois à quatre millième de millimètre, Ce microbe, qui n’a de l’analogie qu'avec celui de la lèpro et du smegma préputial, fut appelé bacille de Koch.
Cette découverte eut un retentissement considérable, et montra d'une manière victorieuse quo les idées de Laennec et de Villemin étaient les seules qui, de toutes ces discussions, devaient survivre comme étant l'expression exacte et réellement scientifique de la nature véritable de la tuberculoss.
L'existence, amplement prouvée, du bacille tuberculeux
porta un Coup funeste À l'éternelle question de l'hérédité,
Sans admettre ce fameux principe de Peter ‘“ qu'on no naît pas tuberculeux, mais tuberculisuble ”, principe certainement trop absolu, lcs auteurs modernes déclarent que la tuberculose n'apparaît pour la plupart des cas que chez les personnes possédant une prédisposition spéciale à contracter cette maludie, soit par cause constitutionnelle, comme l'anémie, la chlorose, etc., soit par cause accidentelle, comme la misère, le scrmenage, etc.
Un enfant, né de parents tuberculeux, n'est pus nécessairement voué à la même maladie qu'ont contractée les auteurs de ses jours, mais il héritera d'eux d'un terrain tout à fuit propice à la culture du bacille tuberculeux, il portera en lui la semence qui pourra germer plus tard, sous les causes les plus divorses, à
Il est admis aujourd’hai que la tuberculose n'est pas uno maladie héréditaire ; cependant on a rapporté plusieurs cas de tubercu-
lose congénitale, de fœtus héritant d'une tuberculose latente, mais pouvant évoluer très rapidement,
Les bronchites répétées, les pneumonies, les pleurésies, toutes ces maladies qui affaiblissent et désorganisent profondément le poumon et en troublent ses grandes fonctions, sont autant de causes qui développent la tuberculose dans un terrain déjà prédisposé,
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Dujardin. Beautmetz a dit avec raison : tout pleurétique est un candidat à la tuberculose, et nous pouvons en dire autant des pneu- . monies et des bronchites opiniâtres,
Par suite de cette faiblesse où de cette désorganisation due, soit à une cause constitutionnelle, soit à une causo accidentelle, le manque de force vitale, l'irrégularité dans le fonctionnement de ve phénomène microbicide qu'on appelle la phagocytose, prédispose à la phtisie, et comme les moyens de contagion sont nombreux, il arrive que toute personne, ayant déjà une terrain si bien propice à la calture de ce microorganisme, parcourt rapidement toutes les phases de cette affection, et atteint bientôt au terme futal, à la phtisie on consomption qui est la phase ultime de la tuberculose.
Les wiodes de contagion sont difficiles à préciser, parce que le plus souvent les tuberculeux sont des hérédo-prédisposés, c'est-àdire qu'ils sont, par le foit que leurs génératours étaient phtisiques, presque fatalement voués à la même destinée, non pas par leur hé. rédité, mais seulement par suite de la faiblesse de leur organisme contre l'ennemi sans cesse envabhisseur,
Cependant la tuberculose peut exister en dehors de toute tare héréditaire, ce qui confirme le principe généralement admis aujourd'hui que le phtisique ne peut ergendrer que des prédisposés, car
une maladie réellement infectieuse et inocu: le, pouvant survenir
chez des personnes de santé robuste comme chez celles d'une cons titution débile, ne peut se reproduire d’une génération à une autre, dans l'intégrité de son évolution, Elle crééra peut-être, comme la tuberculose, une prédisposition spéciale, mais pas plus,
Un mari, jouissant d'une bonne constitution, et né de parents indemnes de toute maladie héréditaire, s’unit à une femme tuberculeuse, Après plusieurs années d’une vie commune, ses forces déclinent, et il devisnt à son tour phtisique.
Dans ce cas, la contagion a été directe, et l'infection s'est faite en dehors de toute prédisposition.
Comment, dans ces exemples nombroux de tuberculose réeiie-
se € us
ment infectieuse et inoculuble, expliquer le mode de transmission du bacille de Koch ?
11 y u deux théories en présence, celle de Flügge, ou “ du “transport du: bacille par les gouttelettos de liquide entraînées de “ la bouche du tuberculeux pendant qu'il respire, qu'il parle ou “qu'il tousse, ” et celle de Cornet, qui suppose ‘ que la contagion “ 86 fait par les poussières desséchéos, souillées de bacilles et soule- “ vées dans l'air à chaque mouvement violent de l'air, ”
Cette dernière opinion est la plus rationnelle ; elle est tout à fait conforme à l'expérience de chaque jour et aux faits connus et prouvés,
C'est un fuit incontesté, aujourd'hui, que les crachats des phuisiques, desséchés et flottant dans l'air, sont les agents véritables de l'infection tuberculeuse.
Si la personne qui respire cette poussière mortelle, est plus ou moins prédisposée, soit par hérédité, soit par l'existence antérieure d’une autre maladie microbienne, comme la pleurésie, la pneumonie, etc., elle deviendra tuberculeuse, et le bacille de Koch, évoluant dans son organisme malade comme dans un véritable milieu de cul-
ture, ouvrira la parte à d'autres microorganismes et à l'aide de À g ,
ceux-ci activera la fonte des masses tuberculeuses,
Un individu, absolument sain et n'ayant hérité d'aucune prédisposition, absorbera par cette poussière de crachats desséchés te bacille de Koch, Deviendra-t.il nécessairement tuberculeux ? Non, car chez lui le globule blanc est assez vigoureux pour digérer le microbe, et dans cette lutte du phagocyte contre l'ennemi envahissoeur, la victoire restera nécessairement au premier,
Mais le globule blanc s’affaiblit, à force de combattre ainsi, et un moment arrive qu’il perd même jusqu’à son pouvoir d'ubsorption ; alors le bacille tuberculeux reste enfin maître du champ de bataille.
Outre les crachets desséchés, il y a d'autres modes peu connus de contagion. Le docteur Petit, de Paris, a particulièrement insisté sur doux manières d'infection par la voie buccale :
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‘1° Des phtisiques, dit-il, fament des cigares ou des cigarotils en jettent les bouts, qui renferment dos bacilles, et sont “ ramassés ; ils sont alors fumés par des gens bien portants qui les
“achèvent, ou pur des industriels de bas étuge qui vendent ce ta- “ bac auz ouvriers, C
“tes ;
© tabac ne peut-il communiquer la tuberculose “aux personnes qui en font de nouvelles cigarettes et les fument ?
“Un autre danger analogue peut encore provenir d'ouvriers 4 employés à la fabrication des cigares ot cigarettes dites à la main ; “ ces ouvriers peuvent être phtisiques, et se servir de leur salive “ pour coller les fouilles de tabac où de papier à cigarette,
“2% Un caissier phtisique à marche lente ot son patron 8e ser-
‘vent du même porte-plume ; en mettant ses comptes en ordre, le
“ cuissier met à chaque instant son porte-plume dans sa bouche et
“ l'infecte ; le soir, le patron vérifie les comptes, et fuit lux même
“ manœuvre avec le porte-plume ; au bout d'un un, cet homme,
‘ jusque-là robuste et bien portant, est atteint d’udénite cervic et cinq «ns après de tuberculose pulmonaire,
ale
“ Les tuyaux de pipe, les manches de porte plume, les crayons, “les couteaux à papier, transmettant très bien la syphilig buccale, ‘peuvent tout aussi aisément propager la tuberculose, ”
Il existe encore bien d’autres moyens de contagion, mais, pour 1» moment, qu'il nous suffise de dire que l'hérédo-prédisposition n'est pas essentielle pour la naissance de la tuberculose, qu'en dehors de cette condition, la contagion directe peut se faire, et qu'en raison de ce principe, admis de nos jours, une personne, toute bien
portante qu'elle soit, et née de générateurs indemnes de toute tare,
doit cependant prendre tous les moyens connus de prophylaxie et
user des plus grandes précautions dans ses rapports journaliers avec ses semblables,
Le bacille tuberculeux, sans cesse à l'attaque de son organisme sain, finira par vaincre la résistence du globule blanc, et engendrera par suite des désordres considérables qui conduiront bientôt ce malade à la phtisie, ce dernicr acte du pius sombre des drames,
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BaAcrÉRIOLOGIE : — Le bacille de la tubercu! ose, comme nous l'avons déjà dit, est un bâtonnet droit, long de trois ou quatre millièmes de millimètre, et d'un volume uniforme.
Vu au microscope, il présente souvent dans sa longueur des renflements ovoïdes qu'on a prétendu à tort être des spores, Car celles-ci ne 80 voient que dans les produits de culture.
Le bacille de Koch est un critérium de tuberculose ; il se trouve en amas considérables dans les cellules géantes des tubercules, dans les crachats des phtisiques, dans les selles de quelques tuber- Culeux, dans l'urine de persounes atfectées de tuberculose rénale on vésicale, dans les sécrétions des plaies vaginales, linguales, buccaies, et nasales, de nature tuberculeuse, même, quelque rarement, dans le sang.
Il agit par sa présence et par sa toxine, substance particulière |
qu'il secrète ct qui parcourt toute l'économie, en s'introduisant ainsi dans la circulation générale.
Cette toxine se retrouve même après la mort des bacilles, et comme dit Straus (1) ‘‘ les :adavres des bacilles tuberculeux peu-
& vent non seulement provoquer des tubercules, mais possèdent de ‘“ plus un pouvoir cachectisant dû à une toxine contenue dans le ‘corps même des bacilles, ”
De cette toxine, élaborée par le bacille, est née la tuberculine. Si l'on ensemence des bacilles tuberculeux dans ‘u bouillon ordinaire, additionné de 4 °/, de glycerine, et qu'o1 laisse pulluler cette culture pendant quarante jours, à une température de 37° centigrades, on obtiendra dans le bouillon les toxines de ces microorga nismes,
Maintenant si nous portons cette culture à l’ ébullition, c'est-àdire à une température de 100°, les bacilles meurent, et si, après cela, nous faisons passer ce bouillon à travers un filtre qui retiendra les cadavres do ces microbes, nous aurons obtenu une solution de toxines. Portons ce bouillon au bain-marie pour qu’il diminue,