‹ Les maladies mentales dans l'Armée françaiseChapitre 12 sur 31 · N CO · texte numérisé non relu

N CO

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Do 1875 à 1880 : Intérieur, 0,28 ; Algérie-Tunisie, 0,53. — De 1881 à 1890 : intérieur, 0,31 ; Algéri

sacré à l’étude du suicide se termine en général par une phrase qui indique que « les malheureux qui se laissent aller à cette fatale détermination sont le plus souvent des impulsifs et des dégénérés ». Qu’on ne voie pas là une formule officielle destinée à démontrer « que les circonstances de la vie militaire proprement dite ne sont pas en cause », mais bien l’expression d’une vérité clinique.

Nous en voyons ime preuve dans le nombre des suicides effectués en Algérie-Tunisie, qui tient précisément à la présence dans ces régions des corps de troupe où les déséquilibrés et les alcooliques chroniques sont les plus nombreux.

Toutefois il n’intervient pas uniquement des facteurs psychopathiques dans la fréquence des suicides, certains facteurs sociaux doivent jouer un rôle important. Comment expliquerait-on autrement le nombre élevé de suicides chez les sous-officiers et, au contraire, la rareté dans les prisons et pénitenciers ? Nous ne nous lancerons pas dans une explication de ces faits ; on ne saurait le faire sans avancer des hypothèses non démontrables.

Nous avons cru intéressant de joindre aux renseignements statistiques tirés de sources officielles, des données extraites des archives médicales de la Maison nationale de Charenton. On sait que cet établissement reçoit, entre autres pensionnaires, les militaires de la garnison de Paris présentant des troubles mentaux, et, en particulier, les officiers

XIIe Tableau. — Statistique des Militaires internés à Charenton de 1839 à 1908

dans l’armée FRANÇAISE 37

XIII0 Tableaü. — Statistique nosographique des 101 aliénés militaires observés par nous (1905-1908) à la Maison nationale de Charenton.

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