‹ Les maladies microbiennes des animaux (volume 2)Chapitre 147 sur 156 · MAMM1TES · texte numérisé non relu

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L’accroissement des lésions est très lent ; ce n’est qu’après plusieurs mois que 1 induration a envahi le tiers ou la moitié de la glande malade. Le lait devient visqueux; il prend une teinte jaunâtre ou brun rosé; il renferme de nombreux coagula de caséine ; sa saveur est salée ; la réaction est nettement acide. Recueilli purement dans un tube à essai et laissé au repos pendant vingt-quatre heures, le liquide montre un dépôt de couleur blanc sale, homogène ou grumeleux, occupant la moitié ou le tiers de la colonne liquide; la partie supérieure est formée par un sérum opalescent, blanc jaunâtre ou roussàtrc, qui est recouvert par la matière grasse.

Les lésions sont d’abord localisées à un seul quartier. Après quelques semaines, un autre est envahi, et toute la glande finit par être atteinte. La sécrétion diminue d’autant plus vite que l’extension aux divers quartiers s’opère plus rapidement; souvent, une vache qui donnait 20 à 30 litres de lait, ne fournit plus, après deux mois, qu’un litre ou un demi-litre de liquide et la sécrétion est complètement tarie après quatre ou cinq mois.

IL — Lésions.

Les lésions consistent essentiellement en une inflammation catarrhale de la muqueuse des sinus et des canaux galactophores, suivie d’une néoformation conjonctive interstitielle qui comprime et atrophie les éléments glandulaires.

Le tissu de la glande malade crie sous l’instrument tranchant ; il est ferme, dense, compact, en saillie sur les parties restées saines à son voisinage, d’une couleur blanc sale, tranchant sur la teinte gris rosé du tissu normal ; à son niveau, l’organe paraît avoir conservé sa disposition lobulaire, mais chaque lobule semble s’être hypertrophié isolément et il a perdu l’apparence spongieuse des lobules normaux. Le contour de la partie malade est irrégulier ; le tissu glandulaire qui l’environne présente çà et là des îlots blanchâtres, denses, fermes, accusant l’envahissement progressif de la sclérose.

Si l’on examine, à un faible grossissement, une coupe mince de la glande malade, colorée au picro-carmin et montée dans la glycérine, on s’assure qu’il s’agit bien d’une sclérose consécutive à l’inflammation catarrhale des canaux excréteurs de l’organe. On y trouve en effet de l’hypertrophie, avec infiltration nucléaire considérable de tous les éléments conjonctifs de l’organe; une prolifération abondante des cellules épithéliales des acini glandulaires dont

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