‹ Les maladies microbiennes des animauxChapitre 9 sur 169 · ENTÉRITE INFECTIEUSE DES POULES · texte numérisé non relu

ENTÉRITE INFECTIEUSE DES POULES

(Klein) (1).

Étudiée en 1888, dans le comté de Kent, la maladie a été constatée depuis par Klein dans cinq épidémies, dont trois en Irlande et deux en Angleter re (2).

La bactérie isolée ( Bacillus gallinarum) est à la fois aérobie et anaérobie; elle cultive dans les bouillons et sur gélatine.

(1) Klein. Ueber eine epidemische Krankheit der Hühner. Centralbl. f. Bakt., t. V, 1889, p. G89 ; Ein weilerer Beitray zur Kenntniss der infektiôsen Hühner en ter itis, Id ’ t. VI, 1889, p. 257.

(~) Klein, tleber die Di/ferentialdiaynose der Mikroben der enylischen Schweineseuc/ie und der infektiôsen Hühner enteritis. Centralbl. f. Bakt., t. XVIII, 1895, p. 105.

LES SEPTICÉMIES HÉMORRAGIQUES.

Étude clinique. — « La maladie débute par de la diarrhée ; les matières rejetées ont une teinte jaune vert. Les malades restent abattus; la plupart du temps, ils succombent en quelques jours, sans jamais présenter de somnolence.

« A l’autopsie, faite une demi-heure ou une heure après la mort, on trouve le sang- du cœur coagulé; le foie est volumineux, mou et friable; la rate a deux ou trois fois son volume normal ; elle est ramollie, mais non hémorragique. Les séreuses et la muqueuse de l’intestin sont injectées. Le rectum contient des matières molles et jaunâtres ; les cæcums sont remplis de mucus. »

On rencontre les bactéries, en petit nombre, dans le sang, et, en plus grande quantité, dans la rate, dans le contenu des cæcums et du rectum.

Étiologie. — Étude expérimentale. — La contagion naturelle s’exerce par les voies digestives ; l’ingestion d’aliments souillés par les déjections virulentes est un moyen certain de contamination. L'inoculation sous-cutanée du sang ou de la pulpe de rate reproduit la maladie naturelle chez la poule ; les animaux restent en santé pendant les cinq premiers jours, puis, vers la fin du sixième, la diarrhée apparaît, qui est suivie de la mort en vingt-quatre à trente-six heures.

Les cobayes et les souris sont tués en cinq à six jours par l’inoculation. Le lapin n’est infecté que par une grosse dose de virus. Le pigeon est réfractaire.

Les animaux qui ont résisté à une première atteinte de la maladie sont réfractaires ensuite aux inoculations virulentes. Il est possible d’obtenir expérimentalement la vaccination. Les cultures, dans le bouillon de veau alcalin, s’atténuent rapidement sous l’influence du chauffage; après vingt minutes d’exposition à une température de 55°, ou obtient un virus qui ne tue plus les poules, à la dose de un huitième de centimètre cube, et qui leur confère une immunité solide.

Prophylaxie. — L’évacuation des lieux contaminés, la séquestration des animaux malades et la désinfection des locaux permettront d'éviter la dissémination de la maladie.

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