CONCLUSIONS
Si nous récapitulons sous forme de conclusions ce que l'on peut pour le traitement du mal de Poti , nous dirons :
1° On peut guérir intégralement le mal de Pott au début sans abcès, sans paralysie, sans gibbosité — et empêcher dans ce cas a l'aide d'un grand appareil plâtré, je ne dis pas l'abcès, mais la paralysie et la gibbosité de paraître ;
2° On peut guérir intégralement le mal de Pott avec abcès, sans intervention sanglante;
3° De même le mal de Poil avec paralysie pour lequel toute opération sanglante doit être proscrite; le redressement non sanglant et la contention dans le grand appareil plâtré ayant raison dans tous les cas de cette paralysie ;
MAL DR POTT 333
4° Pour le mal de Pott avec gibbosité :
a) Nous pouvons empêcher celle-ci de se produire, avons-nous dil ;
b) Nous pouvons généralement la corriger lorsqu'elle n'est ni trop ancienne ni trop volumineuse;
c) Nous pouvons enrayer son aggravation lorsqu'il n'est pas possible de l'effacer complètement ou lorsque les parents, bornant leurs désirs, ont demandé au chirurgien d'arrêter simplement cet effondrement progressif de la colonne vertébrale.
Ya-t-il donc un autre traitement dont on puisse en dire autant ?
En somme, il ressortira, je crois, de cette étude que nous opposons à la politique du ne rien faire, la politique de l'effort persévérant et continu....
Si j'avais un enfant bossu ou en train de le devenir, disait récemment un chirurgien américain, je ne reculerais devant rien pour améliorer son misérable sort.
Le résultat sera loin d'être toujours parfait, surtout lorsqu'il s'agit de vieilles gibbosités ; il arrivera même quelquefois qu'il sera loin d'équivaloir au mal qu'il aura coûté ; mais la moyenne des résultats obtenus par cette thérapeutique toujours attentive et toujours agissante qui constitue le nouveau traitement, sera toujours incomparablement supérieure à celle que donnaient les traitements anciens qui constituaient la politique du laisser aller, du ne rien faire.