MALADIE DES OREILLES
rctés du dehors par un petit tamponnet d'ouate, qu'on aura pris soin de stériliser à l'autoclave ou à l'étuve sèche, contrairement à l'habitude fâcheuse qu'ont les malades et les médecins euxmêmes d'introduire dans l'oreille du coton qui a traîné n'importe où, roulé instantanément entre des doigts plus ou moins propres.
Ces soins de propreté continués pendant quelques mois suffisent bien souvent à tarir l'écoulement.
Lorsque cela ne suffit pas, j'injecte doucement une solution aseptique de glycérine iodoformée ou de créosote dans l'huile d'olives et j'adopte une conduite identique à celle que j'adopterais si j'étais en' présence d'une fistule osseuse rebelle, en apportant dans le choix et l'emploi des liquides modificateurs tous les ménagements que nécessite un organe aussi prompt à s'enflammer que l'oreille. . . .
L'on arrive ainsi au but lorsque les lésions osseuses sont limitées.
Si la carie du rocher est ancienne, si des complications sont menaçantes, je n'hésite pas à faire le curetage de la caisse, de l'antre, de l'apophyse mastoïde en suivant la technique si nettement réglée par A.Broca, qui en a fait une opération d'une facilité extrême.
Les soins post-opératoires sont d'une importance capitale ici, comme après tout curetage de fistule osseuse ; sans cela les surface» cruentées des os se réinfectent.