MALADIE DES OREILLES
manifestation de la troisième période, si elle intéresse les os.
Le séjour de la mer est favorable à ces otorrhées de nature stumeuse; aussi, ces malades peuventils séjourner à la plage avec profit ; cependant les bains de mer leur seront interdits, ainsi que les
lavages à beau de mer. Moyennant ces précau-
tions, l’otorrhée suit une évolution favorable; et il n’est pas rare de voir, sous l’influence bienfaisante et prolongée de l’air marin, Fotorrliée se guérir sans qu'il ait été fait de traitement local, comme se guérit une glande au cou par la seule action de la mer sur l’état général.
Cela ne veut pas dire que nous attendions de Pair marin la guérison de l’otorrhée, sans faire de traitement local. Pas plus ici que pour une scrofulide du reste du corps, le traitement marin ne dispense d’un traitement local. Nous nous sommes expliqué, au début de ce livre, sur la nécessité d’associer les deux.
Le traitement local doit être poursuivi doucement, méthodiquement, antiseptiquement.
Parfois, la guérison est obtenue par la simple observation précise de quelques règles d’antisepsie.
Cette antisepsie doit porter sur la bouche et les fosses nasales; et, d’autre part, sur les conduits auditifs.
Des lavages antiseptiques, soignés et régulièrement faits, y pourvoiront.
Après le lavage, l’oreille sera fermée aux impu-