CHLOROSE
Il arrive à Berck un grand nombre de chloroses soit en ville, soit dans les hôpitaux. Eh bien ! h peu près toutes, 19 sur 20 certainement, se transforment sous l’influence du traitement marin dans l’espace de quelques mois.
A l’hôpital Rothschild, par exemple, il est classique d’escompter la guérison des chlorotiques pour le troisième ou le quatrième mois qui suit leur entrée à l’hôpital, et leur remplacement est prévu à l’avance pour cette date.
Elles se fortifient, leurs pâles couleurs sont remplacées par une coloration rose du visage, les souffles du cou sont à peine perceptibles ou ont disparu.
La transformation est véritablement surprenante.
11 arrive bien que, de loin en loin, on trouve quelque chlorose réfractaire, mais c’est l’infime exception.
Nous avons dit que l’amélioration est rapide généralement. Si l’on voit une jeune fille conserver ses pâles couleurs, son impression de fatigue perpétuelle, son essouflement après deux mois passés à la mer, on estime qu’il n’y a plus grand chose à espérer d’un séjour plus long et on la renvoie.
Je dois ajouter cependant, que j’ai vu à l’Établissement Notre-Dame,une jeune fille de 17 ans qui est restée longtemps pâle, languissante, essoufflée et qui n’a été vraiment guérie qu’après un séjour d’une année à Berck.