‹ Les Maladies Typhoïdes Chez Le NourrissonChapitre 10 sur 35 · TABLEAU CLINIQUE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE DU NOURRISSON · texte numérisé non relu

TABLEAU CLINIQUE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE DU NOURRISSON

Elle se présente sous des aspects cliniques variables et sa symptomatologie n’a rien de caractéristique, rendue encore plus variable par la fréquence et la diversité des complications.

Quoique la période de début ne soit que rarement observée il est classique de décrire séparément les 3 phases de son évolution bien qu’elles semblent moins distinctes que chez le grand enfant et chez l'adulte.

Début. — 11 peut être des plus variables, le médecin étant d’ailleurs rarement appelé à l’observer. Il est presque toujours difficile d'apprécier la céphalée si pénible et si constante chez l’adulte.On note des cris incessants, des pleurs sans cause apparente, de l’insomnie surtout. |

La température à oscillations ascendantes reste insoupçonnée de l’entourage tant qu’elle n'a pas retenti gravement sur l’état général.

Presque toujours des troubies digestifs précédent l'élévation de température, une diarrhée rebelle, jaunûtre, plus rarement verdâtre par sa persistance

plus que par son abondance amaigrit le petit malade

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d'une facon parfois inquiétante. Parfois elle s'accompagne de vomissements répétés : l’anorexie n'est pas rare de même que la toux, L'enfant est agité ou au contraire abattu.

Le plus souvent ce n’est qu'à la fin de cette période, la fièvre et la diarrhée ayant résisté à la diète que le médecin est appelé à voir l’enfant.

Période d'état. — A cette phase le nourrisson se présente avec une température en plateau présentant de faibles oscillations autour de 39, 40.

Son pouls rapide et régulier n’a ni la discordance avec la température, ni le dicrotisme classique chez l'adulte. Il est abattu et apathique, sans entrain,ne prenant aucun intérêt à ce qui l'entoure, il se plaint, pousse des gémissements.

La langue dont l'importance pour le diagnostic est capitale est souvent sèche, mais elle reste blanche avec une zone rouge à la pointe et sur les bords dans les cas où elle reste humide.

Le ventre est météorisé : la rate dans la plupart des cas est grosse, accessible à la palpation. On observe dé la diarrhée ou de la constipation.

C’est à cette phase que l'examen révèlera l’existence de taches rosées lenticulaires éparses et discrètes du niveau de l'abdomen, au niveau du dos, sur le tronc et sur les membres.

1 Les signes pulmonaires font rarement défaut : râles de bronchite disséminés prédominant aux bases.

Période de déclin. — Ælle fait suite à la période

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d'état dont la durée moyenne est de 4 à 8 jours environ:

Sa durée propre n'excède jamais une semaine et se traduit essentiellement par la défervescence des symptômes généraux, la courbe de température présentant d’ailleurs le plus souvent un caractère assez atypique ; si, en effet, parfois on observe des oscillations progressivement décroissantes avec chute en lysis comme chez l'adulte les recrudescences étant vespérales, les abaissements matutinaux le plus souvent elle est rapide, et c'est en quelques grandes oscillations que la température s’abaisse de 40 à 37.

Parfois après 2 ou 3 jours d’apyrexie, de légères et courtes recrudescences sont notées. En même temps que sa défervescence thermique, le nourrisson présente une modification complète de l’orga: nisme : crise urinaire difficilement appréciable d’ailleurs, appétit qui revient vite, la langue se nettoie.

Durée. — La tendance en général bien qu'il soit difficile de préciser le début de la maladie est d’évoluer plus rapidement que chez l'adulte : en moins de 3 semaines par conséquent.

- Terminaison. — Elle est favorable assez souvent en ce qui concerne les enfants au-dessus d’un an. Au-dessous la guérison est plus rare.

La mort peut s'observer en général à la suite de complications dont la broncho-pneumonie est la plus fréquente ; souvent aussi c’est un syndrome

cholériforme qui met fin à l'affection.

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La mort subite peut s’observer parfois non pas tant au cours de la convalescence mais en pleine période d'état ou de déclin.

Le pourcentage de mortalité varie suivant Îles auteurs de 50 à 75 %.

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