‹ Les Maladies Typhoïdes Chez Le NourrissonChapitre 31 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De notre étude résultent les différentes conclu-

sions suivantes :

1o La fièvre typhoïde du nourrisson est certainement plus fréquente qu'on ne le croit,d’où la nécessité de la dépister pour appliquer un traitement adéquat et aussi pratiquer une prophylaxie indispensable pour éviter toutes chances de contagion.

Comme l'enseigne le Pr Marfan, chez le nourrisson et dans nos climats, toute fièvre prolongée qui n'a pas fait ses preuves (cutiréaction négative, absence d’otite, de pyélocystite, de réaction méningée) appelle un sérodiagnostic.

2° Au point de vueétiologique, les agents detransmission sont les mêmes que chez l’adulte:lait, eau, mouches, porteurs de germes.

Une prédisposition nette est assurée par des troubles gastro-intestinaux antérieurs.

3° Le tableau clinique est généralement fruste et incomplet si on le compare au tableau de la

NON typhoïde chez l’adulte : il permettra de soupçonner le diagnostic, jamais de l'affirmer.

C'est souvent surtout au début un diagnostic d'impression : état typhoïde, stupeur, troubles gastro-intestinaux, en particulier, diarrhée de longue durée non améliorée par la diète hydrique, taches rosées, splénomégalie, et enfin 2 symptômes de grosse vaieur : la langue blanche et sèche avec le triangle rouge de la pointe.

La fièvre persistante avec courbe thermique se rapprochant de la courbe classique, constitue le maître symptôme, sa persistance au cours d’une diarrhée chez un nourrisson devant immédiatement faire suspecter la fièvre typhoïde.

4° Parmi les complications, la bronchopneumonie est la plus fréquente, puis la méningite aiguë, les complications intestinales : hémorragies et perforations sont exceptionnelles. Les rechutes qui prolongent souvent de beaucoup la durée de la maladie donnent à la fièvre typhoïde du nourrisson un carac-

tère assez spécial. à

59 Le pronostic est d'autant plus sévère dans l’ensemble que le nourrisson est plus jeune.

60 Le diagnostic se posera essentiellement avec

les différentes diarrhées infantiles : diarrhée com-

mune qui ne s’accompagne ni de splénomégalie, ni

de température, diarrhée dysentériforme ou cho-

OS

lériforme, la prédominance de certains symptônies fera discuter une méningite, une bronchopneumonie commune, |

D'où nécessité des examens de laboratoire pour préciser le diagnostic : hémoculture d’une part et sérodiagnostic d'autre part.C'est le procédé de choix, son apparition semble plus tardive que chez l'adulte et le taux d'egglutination un peu plus faible.

C'est lui qui pratiquement permet d'affirmer l’affection typhique et de la différencier des paratyphoïdes.

70 Le traitement comportera tout d'abord la surveillance du régime alimentaire : lait de femme maternel ou mercenaire. -

D'autre part, la balnéation, dont la température d’ailleurs ne doit jamais être inférieure à 32°.

Le nourrisson enfin constituant un, danger de contagion, des mesures de prophylaxie en ce qui concerne la manipulation même du nourrisson, en ce qui concerne également ses langes souillés, devront

toujours être rigoureusement appliquées.

Va : le Président de la thèse Ch. ACHARD.

Vu : le Doyen, ° ROGER.

Vu et permis d'imprimer : Le Recteur de l'Académie de Paris

S. CHARLÉTY.

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