‹ Les mammifères de la province de Québec [microforme]Chapitre 15 sur 84 · Genre PEROMYSCUS, Gloger · texte numérisé non relu

Genre PEROMYSCUS, Gloger

Taille petite aux formes sveltes

ies; yeux Srands et saillants E derrière aliongées ;

poils,

Peromyscus canadensis, (MILLER).

La Souris à pattes blanches du Canada.

Parties supérieures d'un brun jaunâtre clair, plus foncé sur le dos ; les parties inférieures et les pattes d'un blanc pur. Les jeunes sont d'un gris de plomb, Longueur, 4; queue, 4.

Fig. 7.—La Souris à pattes blanches.

Cette espèce se reconnaît facilement par ses pattes entièrement blanches. On la rencontre dans l'Amérique du Nord, où elle est commune. C'est une jolie petite créature vive et éveillée mais d’une nature timide et craintive ; en captivité elle n’est point farouche et s’apprivoise aisément, Elle se plaît dans la forêt où elle grimpe avec beaucoup d’agilité sur les arbres ; aussi choisit-elle souvent un arbre creux pour y faire sa demeure qu’elle place parfois à une hauteur considérable du sol ; elle la tapisse à l’intérieur d'herbes, de feuilles et de

mcé anc 4;

‘ mousse, Lorsqu'elle trouve un nid abandonné par

des pics, elle s'en empare et l’accommode à ses besoins, De plus, Audubon nous dit qu'il est reconnu que cette espèce s'empare des nids abandonnés par des oiseaux, tels que ceux du merle-chat, de l’étourneau À ailes rouges, du viréo aux yeux rouges et de la grive des bois, qui tous sont placés sur des branches d’arbres,

Sa nourriture consiste en fruits durs et en graines de toutes sortes, inais elle a une préférence marquée pour les fruits du hêtre ou faînes. Cette Souris s’amasse des provisions pour la saison d'hiver: elle est nocturne ; toutefois, on peut la voir marcher souvent le jour sur la neige, et si quelques cabanes de bâûcherons ou autres se trouvent À proximité de son habita. tion;'elle ne Manque pas de leur rendre visite la nuit, Pour se nourrir des provisions que l’on y apporte. On dit aussi qu'elle mange la chair des oiseaux morts. à

La femelle met bas deux ou trois fois dans l’année et de quatre à six petits chaque fois.

3 SOU: FAMILLE MURINÆ,

Incisives comprimées, molaires supérieures tuberculeuses, disposées en trois séries de tubercules ; museau

pointu.

Genre MUS, Linné.

Incisives lisses en avant ; queue longue et écailleuse ; Plante des pieds nue.

Nous n’avons pas de représentant indigène de

ce genre dans notre faune, et les trois espèces qui suivent nous viennent de l’ancien continent.

1 Mus decumanus, PALLAS.

Le Surmulot.

D'un gris brunâtre, plus clair en dessous, avec les pattes d'un blanc sale ; queue presque aussi longue que la tête et le corps,

Fig. 8.—Le Surmulot.

Tout le monde connaît ce détestable voisin que l'on nomme le Ras, et qui semble ne s'attacher à l’homme que pour lui nuire. On le rencontre en effet presque partout où ce dernier a fixé sa demeure ; il choisit pour domicile les caves, les greniers, les écuries, les granges, les jardins, les cours, les égouts, les quais, se fixe dans les vides des boiseries, entre l'épaisseur des planchers ; enfin partout où la vie lui paraît facile, sans toutefois s'éloigner trop des habita-

tions, et il transporte dans son nid tout ce qu’il peut traîner. De granivore qu'il était à l’origine, il s’est fait carnassier et même omnivore ; il mange la chair des animaux même en putréfaction, des ordures aussi bien que des fruits et des graines de toutes sortes ; il tue les jeunes poussins qu’il mange ; il pénètre aussi dans les endroits où l’on engraisse les porcs et il ronge parfois la peau et les oreilles de ces animaux que l'excès de graisse rend insensibles ou incapables de se défendre ; il aime également les œufs, le lait, etc., enfin il s'attaque à tout, et l'homme n'a aucune boisson ni substance alimentaire que le Rat ne consomme pas, et ce qu'il ne peut manger, il le salit ou le ronge.

Pour se procurer sa nourriture rien ne l'arrête : il ronge les bois les plus durs, perce des trous sous les Constructions, désagrège le mortier entre les pierres des murs et finit souvent, avec le temps, par se frayer un passage ; il ronge même le plomb et l'étain Pour satisfaire ce désir irrésistible de ronger ; enfin il fait autant de dégâts qu'il peut en faire, et les propriétaires de bâtiments où l’on emmagasine les céréales, les fruits et autres substances alimentaires ne connaissent que trop ses multiples dépré. tions.

Le Rat est hardi et rusé, il ne donne pas toujours dans les pièges qu’on lui tend ; il est aussi courageux que féroce et il défend bravement sa vie contre les belettes, les chats et autres enneinis.

Le Rat nage très bien, et peut même parcourir d'assez longues distances sur l’eau.

nombre, Toutefois cela n° les villes, et si nous;voulo

ns avoir une idée approxinous n'avons qu'à jeter istiques suivantes, prises

patrie du Rat, d'où il aurait pénétré en Europe au XVIIIe siècle ; puis VIS 1775 il faisait son apparition en Amérique, transporté par des vaisseaux voiliers.

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