Sciurus carolinensis, (GMELIN
L'Ecureuil gris.
Couleur générale d'un gris blanchâtre, teinté de jaune brunâtre sur le dessus du dos et souvent sur la tête ; le dessous du corps est blanc ; les poils de la queue sont, à la base, d'un jaune brunâtre, suivi d'un anneau noir, leur extrémité est blanche. Longueur, 10% ; queue, 10 à 12, de la base jusqu'à l'extrémité des poils.
Cet animal varie beaucoup dans la coloration de son pelage qui offre toutes les gradations depuis le gris jusqu'au voir profond.
On rencontre cette espèce dans le sud de Ja pro-
vince, dans celle d'Ontario et dans le nord et l'est des Etats-Unis,
Ce bel Ecureuil a à Peu près les mêmes mœurs
Comme sa taille est plus forte
peu plus lourd et moins vif. Dans
certains endroits des Etats-Unis où il se montre
Fig. 12.—L'Ecureuil gris
Commun, il a souvent causé des dommages considé. Tables aux moissbns, car lorsque les fruits de la forêt se font rares, il visite les champs cultivés Comme le font d'ailleurs ses congénères,
Un fait digne de remarque chez cette espèce, c’est
Manque de nourriture dans les lieux où ils se trou-
vent. Toutefois on Témarque que ces animaux sont 8Tas au moment de leurs migrations, ce qui laisserait supposer qu'une autre cause pourrait motiver ce déplacement.
L’Ecureuil fait son nid dans un arbre creux, mais on dit que vers le sud des Etats-Unis, où il n’a Pas à redouter les rigueurs atmosphériques, il construit ce nid à découvert Sur une branche, comme le font les oiseaux.
‘La femelle met bas deux ou trois fois dans l’année et de trois à cinq petits chaque fois. :
Trois variétés de cette espèce ont été faites dont une, la S. c: Jeucotis, appartient au nord et serait la
nôtre. 4. Genre SCIUROPTERUS, F. Cuvier.
Le principal caractère de ce genre consiste dans une extension considérable de la peau des flancs, qui enve-
supérieure d'en avant n touffue et aplatie,
Sciuropterus sabrinus, (SHAw).
Le Polatouche du Canada,
Pelage four ai et très doux au toucher, d’un brun jaunâtre ou brun canelle Justré en dessus ; dessous du Corps blanc lavé de jaune crème vers les côtés, Longueur, 7; queue, 4x.
Le Polatouche, plus communément connu sous le nom d'£cureus/ volant, est commun dans nos
forêts. C'est un anima] esse qui dort tout le jour, pour nes
utiellement nocturne, éveiller qu'au crépus-
Fig. 13, —Groupe de Polatouches cule et prendre ses éb
ats sur les arbres ou rechercher sa nourriture,
Il vit en société dans un arbre
creux ou dans des nids abandonnés par les pics, et qu'il tapisse d'herbes et de feuilles sèches. 11 est essentiellement arboricole et ne descend à terre que très rarement, car il marche difficilement sur le sol ; mais sur les arbres il ne manque pas d'agilité ; il se montre actif et gai. Un exercice qui lui est familier est de grimper au sommet d’un arbre et de s'élancer dans l’espace, les pattes et la queue étendues, pour aller tomber sur une des branches infé. rieures d’un arbre voisin ; C'est aussi un des moyens de salut qu’il met en pratique pour échapper à un ennemi qui le poursuit.
Audubon, qui a été témoin de l'un de ces exercices que tout le monde n'a pas l'avantage de voir, nous le raconte ainsi, en parlant de l'espèce commune qui habite les Etats-Unis :
« C'était au commencement de l'automne, la température était chaude et caline comme à cette saison de l’année, Une demi-heure avant le coucher du soleil, la nature silencieuse semblait se reposer ; les oiseaux s'étaient retirés dans la forêt ; l'engoulevent avait déjà commencé son vol nocturne ; Çà et ]à la chauve-souris rouge prenait ses ébats dans l'air, et cependant aucun Ecureuil u’avait encore fait son apparition. Tout à Coup où en voit un qui sort de son trou et grimpe jusqu'à la ctme de l'arbre, un autre le suit bientôt, puis des douzaines surgirent et commencèrent leur vol gracieux des branches supérieures de l'arbre aux branches inférieures ; de temps à autre, on en voyait un qui s'élançait des
plus hautes branches d'un grand chêne, ses membranes déployées et la queue tendue, glissant en diagonale dans l'air jusqu'à ce qu'il eut atteint la base d'un arbre voisin À cinquante verges de distance, etau moment où on s'attend à le voir toucher terre, soudainement il remonte et va se poser sur le tronc de l'arbre, pour grimper à son sommet et se précipiter de nouveau des plus hautes branches dans les inférieures de l'arbre qu’il venait de quitter. Des multitudes de ces petites créatures prenaient part à cet exercice, il n'y en hvait pas moins de deux cents ; un grand nombre quittaient les arbres en même temps, s’entre-croisaient, glissant comme des esprits dans l'air, semblaient n’avoir d'autre objet en vue que de s’abandonner à cette joyeuse inclination.» (1)
Lorsque ces animaux sont dans leurs nids, il suffit de frapper sur le tronc de l'arbre pour les faire tous sortir ; quelques-uns montent à la cime, se tapissent sur une branche et attendent ]à que le danger soit passé ; d’autres sautent sur un arbre voisin,
L'Ecureuil volant dort enroulé sur lui même, le nez entre les pattes de derrière et la queue ramenée sur ces dernières,
Sa nourriture consiste en fruits analogues à ceux des espèces précédentes. 11 fait aussi à l’automne une provision de ces mêmes fruits qu'il entasse dans les compartiments de son nid qu'il ne quitte pas de l'hi. ver.
(1) Audubon, Quadrwpeds of N. À. Vol:ler., P. 218.
isses broyés
bonne heure le
un fait vraiment
à voir ainsi muti.
essayait encore de nour-
rir ses petits qui n'étaient plus que des cadavres à demi rongés. » (1)
Privé de sa liberté, l’Ecureuil volant se montre
doux et i] s'apprivoise aisément, mais il dort tout le
jour enroulé sur lui-même, de sorte que ce n’est pas
un animal bien intéressant à garder en captivité. (1) Audubon, Quadrupeds SN. À. Vol. 3 P. 204,