MAR TR
ner (Beilrage Z. Klin. Ch.), de Tricor (Gazeélle des Hôpitaux, 1968), de BezANÇON et ses collaborateurs. Enfin, celle, récente, du Professeur NoBÉCOURT, Parmi les observalions que nous avons étudiées, nous n'en rapporlerons que quinze, le syndrome péritonéal élant des plus nels et la nature rhumatismale de l'affection ne prêlant pas à discussion par la
présence de cardiopathies ot d'arthropalies lypiques.
. OBSERVATION I (Personnelle. Hôpital des Enfants Malades, salles Parrot).
Une petite fille de 8 ans entre le 13 janvier à l'Hôpital des Enfants Malades dans le service du Professeur Om- BREDANNE pour appendicite diagnostiquée en ville.
Bien portante jusqu'alors, cette enfant avait été ramenée de classe chez elle, le 9, avec une violente céphalée et une température à 39°. Deux jours après, l’enfant se plaignit de violentes douleurs diffuses dans tout l’abdomen, mais plus marquées du côté gauche. Elle accusait en outre une légère otalgie. A noter que l’histoire actuelle a été précédée de quelques douleurs aux chevilles, une dizaine de jours auparavant. A l’examen pratiqué en chirurgie, On avait observé un abdomen douloureux à la pression, sans aucune localisation précise; une contracture de la partie inférieure de l’abdomen. Au toucher rectal, on réveillait une douleur dans le cul-de-sac de Douglas. Le pouls était à 90-100 en rapport avec la température qui oscillait entre 38 et 39°. On ne notait pas de vomissements, mais une constipation opiniâtre.
Le diagnostic d’appendicite ne se trouvait aucunement vérifié, cependant on était nettement en présence d’un syndrome abdominal et on était amené à penser à la possibilité d’une péritonite. On appliqua de la glace
sur le ventre de la petite malade. Trois jours après, alors
que les symptômes abdominaux rétrocédaient, lenfant
accusait l’apparition de violentes douleurs aux chevilles. Elle fut alors envoyée dans le service de médecine, salle Parrot, le 16 janvier. On se trouvait en présence d’une enfant de 19 kg. 600, pâle, paraissant amaigrie et fatiguée, se plaignant de douleurs au niveau des chevilles.
A l’examen, on notait une température de 38°, le pouls à 75. Les articulations tibio-tarsiennes étaient douloureuses, surtout celle du côté droit, sans rougeur ni gonflement des téguments périarticulaires. On ne notait aucun point douloureux osseux. Les autres articulations n'étaient pas douloureuses: On constatait une hyperesthésie des téguments thoracique et abdominal. La fosse iliaque droite était souple et non douloureuse. Mais, à la palpation profonde de la fosse iliaque gauche, on réveillait une légère douleur et de la défense musculaire.
La langue était saburrale. Le foie et la rate semblaient normaux.
Aux poumons, on ne notait rien de particulier.
Il n’existait aucun signe méningé.
A l’auscultation du cœur, on notait : un assourdissement des bruits, marqué surtout à la pointe; à la base, on percevait de façon inconstante un bruit mésodiastolique qui paraissait être un frottement péricardique et qui présentait son maximum à la partie interne du troisième espace intercostal gauche. Le cœur ne paraissait pas dilaté. La tension artérielle était de 6 1/2-12 à l’appareil de Vaquez.
La présence d’arthropathies et des manifestations cardiaques faisait penser à la possibilité de rhumatisme articulaire aigu, et on soumit l'enfant au salicylate de soude et on appliquait de la glace sur la région précordiale.
Mn.
L’hémoculture faite le 14 janvier en chirurgie restait négative. Le 18 janvier, pour la première fois, on entendait un souffle systolique perceptible sur toute l’étendue de l'aire précordiale, mais ayant son maximum à la pointe. Le frottement perçu le 16 janvier était atténué. Le pouls était à 100, la température à 38°9. Les chevilles n'étaient plus douloureuses.
Le 20 janvier, le souffle était holosystolique et piaulant, siégeant à la pointe au-dessous du mamelon. On l’entendait faiblement à l’aisselle, il ne se modifiait pas dans la position assise. On percevait en outre un petit souffle Systolique au foyer aortique et un retentissement du 2* bruit au foyer pulmonaire. On ne percevait plus de frottement. La tension artérielle était à 5 1/2-10:; le pouls à 120 alors que la température était à 37°9. Les urines contenaient 1 gr. d’albumine, de leucocystes et de cylindres. À l’examen du sang, on trouvait une anémie avec 70 % d’hémoglobine :