SCÈNE
‘T, JOE LÔTELL,
e qui me ma
Pauvre comme
argent,
ous par.
Sort, les visiteurs entrent),
IER, der hôteliers.
nque pour : pas d’ ‘ les fonds ! tout est
» de l'argent, du
sieurs, Qui
Candidat. V ai-je l’ho
euillez vous Dneur de rece
asseoir, Mes
Joe Lôtellier Comté de Rice
-— Nous helieu, et.
sommes des hôte
voir ?
liers du
comme
[ue pour ‘argent, tout est eut, du
par-
Le Candidat. — Ah ! de mon comté de Richelieu. Enchanté, Messieurs, enchanté...
Joe Lôtellier, — Nous venons au sujet de votre candidature, et, pour couper au plus court, vous faire une proposition.
Le Candidat. — Je suis tout oreilies, Messieurs.
Joe Lôtellier. — Voici. Ces messieurs et moi sommes les délégués de l'Association des Débitants de liqueurs du comté de Richelieu, Notre Association voudrait avoir à la Chambre un député qui représenterait ses intérêts...
Le Candidat. — Et vous avez pensé à moi ?
Ah ! Messieurs, tout mon dévouement...
Joe Lôtellier. — Permettez - moi ce préciser, Les affaires sont les affaires. Nous voudrions faire présenter et faire passer à la prochaine session des amendements considérables à la Loi des licences. Ainsi, par exemple, la diminution de l’impôt sur les licences, l'ouverture à certaines heures le dimanche, la liberté de vendre aux enfants, la liberté...
Le Candidat. — Toutes les libertés, Messieurs! Sommes-nous en pays libre oui ou non ? Pas de demi-mesure, jlus de restrictioa rétrograde ! Vendre au moins 365 jours dans l’année, à toute heure, jour et nuit, à n'importe qui, le plus cher possible, sans aucun droit de licence à payer, sans aucun règlement. Suppression des sociétés de tempérance, obligation pour tout indi-
ss —
vidu âgé de plus de si Coups par jour... 4 Un hôtelier. — C’est trop... beaucoup trop...
Nous pensons bien comme Vous, mais nous n’o- S0ns demander tout cela
Les 2 hôteliers, — On Pas, et ce serait compro
Joe Lôtellier, — Certainement, Surtout la sup- Pression des sociétés de tempérance et l’obligation des trois COUPS par jour...
Le Candidat. — Messieurs,
X mois de prendre trois
ne nous l’accorderait mettre notre cause.
à votre jugement.
Plus sage, Mais la
notre candidat ?
Le Candidat. — gi; j'accepte ! je vous aurais plutôt réclamé cet honneur, Messieurs, Si vous r’étiez venus Vous-mêmes me le proposer...
Joe Lôtellier, — De notre côté, tout notre ap- Pui vous est assuré, Nous ne ménagerons pas le whisky. ;
Le Candidat. — Je crois qu’il serait bon également que j'en aie à ma disposition une certaine quantité — | isons 500 gallons — Pour expédier aux endroits où il 2’'y a pas d'hôtel ou en-
je faire cette Commande norable Association ?
| | Su re trois ! Tous trois. — Certainement.
[Le Candidat. — Grand merci, Messieurs. Nous trop... ! allons boire à la prospérité de votre commerce, ous n'0- { chers électeurs.
: Joe Lôtellier. — Et à votre succès, cher dérderait | puté...
se, à Le Candidat. — Oh ! Oh ! député... déjà !... la sup- Ÿ obliga- (IT tire de son secrétaire une bouteille et des rerres. Il verse à boire. Les hôteliers se lèvent).
ement.
[ais la merce luelle-
d’être
urais
vous e apj pas
Le Candidat. — A votre prospérité !
Tous trois. — A votre succès !
(Ils trinquent, et le candidat ramasse les verres, qu’il dépose sur le secrétaire avec la bouteille).
Le Candidat. —Messieurs, c’est entendu. Votre cause est la plus juste des causes, et jy con3acrerai toutes mes énergies, tout mon temps, mon sang et ma vie, s’il le faut. Au revoir, chers amis. (On se donne des poignées de mains. Les trois hôteliers sortent).