‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 110 sur 272 · Il est de gueules dans le manuscrit de Turin · texte numérisé non relu

Il est de gueules dans le manuscrit de Turin

8. Nous donnons également ( Planche XLIII, e.), la reproduction de ces armes prises dans le Ms. 2606 de la Bibl. Impériale de Vienne, Statuts de l'ordre de la Toison d'or, fol. 67 v°.

9. Ms. 2001 de la Bibl. de l’Arsenal et Ms. fr. 904 1 de la Bibl. Nat.

10. Mss. fr. 17267 et 9041 de la Bibl. Nat., le Froissart de Breslau et le Missel du British Muséum.

1 1. Ms. 2001 de la Bibl. de l’Arsenal et les Commentaires de César de la Laurentienne.

12. La fleur de lis semble remplacer le hibou dans les manuscrits où figure le collier de l’Ordre de Saint-Michel : Ms. 2001 de l’Arsenal, cod. PI. 62, n" 8, de la Laurentienne et le Bo'ece de M. le Comte de Troussures.

13. On la déchiffre, avec les armes de Bourgogne soutenues par deux grenades, sur une pierre du château de Tournehem : Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, année 1 833, p. 229, art. de M. Pigault de Beaupré.

plus complète; on y lit dans les bords du feuillet de la miniature de présentation :

a Nul NE SV FROTTE, AINS y le veul1.

Sa signature", qu’il inscrivit ou fit inscrire par son secrétaire à la fin de la plupart de ses manuscrits, était ainsi composée : ob de Bourgongne. Les lettres ob sont toujours liées et encadrées de deux points, qui les isolent du reste de la phrase. Plusieurs auteurs et non des moindres, MM. Léopold Delisle3, Alwin-Schultz1, Vayras, Salomon Reinach6, Boinet3, etc., ont signalé ce monogramme sans en donner d’explication. On a dit qu’il faudrait lire : Au bâtard , mais il nous parait bien osé de donner à la lettre O la signification de l’article AU. Nous avions pensé que cette lettre pouvait être l’initiale de Over, mot flamand, dérivé de l’allemand Ober, supérieur, grand (Ober- Kanzler, grand chancelier). Mais cette expression de Ob ayant été employée pour Jean de Wavrin, qui 11e pouvait se qualifier de Grand Bâtard, cette hypothèse doit être rejetée*. Très souvent, au-dessus de la signature ou aux alentours de l’emblème, on lit les trois lettres NIE, reliées par une cordelière. Nous en proposerons une explication plus loin.

Mais les manuscrits ayant appartenu au Grand Bâtard 11e portent pas seulement cette signature. On remarque à la suite de celle que nous venons de citer, et d’une main quelquefois un peu différente, les mentions suivantes : A. nul ne l'aproche. Ob. de Bourgogne 9, ou Nul ne s aproce de bourgogne ”, ou encore Non a tant De Bourgogne" . On a pensé, avec raison, que ces inscriptions étaient les ex-libris des possesseurs successifs de ce volume et, entre autres, d’Adolphe, son petit-fils”. Cela peut être vrai du manuscrit de Dresde, qui montre justement un A inséré dans la panse du D de DE. Mais comme ces mentions sont accompagnées quelquefois du monogramme ob, et qu’Adolphe était fils légitime de Philippe, lui-même fils légitime du Grand Bâtard, on se demande si cette nouvelle devise, nul ne l'aproche , ne s’appliquait pas aussi au Grand Bâtard lui-même et si elle n’avait pas été prise à une époque postérieure, lors d un recolement de sa bibliothèque '*. Pour le moment la question reste en suspens.

I. On la trouve ainsi formulée au feuillet conservé au Louvre.

а. De bons fac-similés ont été donnés de la devise et de la signature : Cf. Abrahams, Description des Manuscrits français de la Bibliothèque Royale de Copenhague, Copenhague, in-4°, 1844, p. 68; Comte de Laborde, De l'organisation des Bibliothèques dans Paris, Paris, in-8°, i845, p. 24, et Yayra, op. cit., p. 5 1 , qui a reproduit la souscription du manuscrit de la Cité de Dieu. Nous donnons, Planche XLIII, f celle du Quinte Curce de Copenhague.

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