LIVRE XVIII. — fol. 208. — H. om,i55xom,2o
— Romulus et Rémus. — ( Planche XXVII , a.) M. Vayra a intitulé cette miniature : Le Vanilà mondane et l’a reproduite en couleurs dans son ouvrage cité plus haut, p. 60. En réalité il s’agit de la rivalité de Rémus et de Romulus dont nous ont parlé les auteurs anciens, Tite Live, Liv. I, chap. 7; Denys d’Halicarnasse, Liv. I, chap. 17; Plutarque, Vie de Romulus , chap. 10, et Cicéron, De officiis , Liv. III, chap. 10.
Rémus, en bleu foncé, les chausses rouges, sort de Rome et s’éloigne, le faucon au poing, en détournant les yeux, par mépris. Il est suivi de deux compagnons : l’un jeune et élégant, chausses noires, blouse rose, et l’autre âgé, tête nue, en noir avec un capuchon rouge. Tous portent des souliers à la poulaine. Un fou, bleu et jaune, les devance en dansant et en jouant du tambourin. A droite, Romulus, couronné et revêtu des habits royaux, avec un large col d’hermine, regarde s’éloigner son frère. Il est maître de Rome, représentée
1 . Dans nos autres manuscrits de la Cité de Dieu , la construction de Babylonc est toujours accompagnée de la manifestation de la colère céleste. On voit que le manuscrit de Turin et le Ms. 9006 de Bruxelles font seuls exception. Ce détail vient s'ajouter aux preuves qui nous ont permis d’affirmer que le manuscrit de Turin a été copié sur celui de Bruxelles.
par un grand donjon, bâti en pierres grises bleues et rouges. Joli paysage vert avec beaucoup d’eau.
LIVRE XIX. — fol. 26obi5 v°. — H. om,i7o Xo'n,2o5. — Saint Augustin, inspire par un ange , écrit son traité. — Dans la grande salle d’un palais, dallée et ornée d’une cheminée monumentale, saint Augustin, sans nimbe, revêtu d’un manteau bleu, est assis dans une chaire surmontée d’un dais. Il lit un manuscrit, inspiré par un ange blond, aux ailes blanches, qui plane au-dessus de lui. Des diables de toutes couleurs compulsent des livres. Paysage avec château, rochers en abîme, terrasse avec un mur rose. Cette peinture est très coloriée et très chaude de ton.
LIVRE XX. — fol. 292 v°. — H. om,i65xom,2o5. — Le Jugement dernier. — Dans un ciel bleu, le Rédempteur siège sur les nues, revêtu d’un manteau rose doublé de vert qui laisse voir les plaies de la Passion. Au-dessus, on aperçoit le Paradis rouge. Deux anges jaunes sonnent de la trompette. Deux autres portent avec des banderoles, l’un un lis et l’autre un glaive. Sur la terre, la Vierge, en bleu, dont la gorge découverte affirme la maternité, et saint Jean, en brun, complètent cette scène. Des morts émergent du sol vert. Peinture d’une exécution médiocre.