‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 157 sur 272 · LIVRE IX. — fol. 222 v° . — H. om,3o8xom · texte numérisé non relu

LIVRE IX. — fol. 222 v° . — H. om,3o8xom

— Épisode d'Aulu-Gelle. Le Médiateur. — ( Planche LU.) Deux registres dont le premier à deux compartiments.

i° a) Au chap. iv, saint Augustin disserte sur les

opinions émises par les Platoniciens et les Stoïciens relativement aux perturbations de lame*. Il cite l’épisode rapporté par le grammairien latin Aulu-Gelle, dans ses Nuits Altiquess. Dans un voyage sur mer, que faisait cet auteur avec un célèbre stoïcien, ils furent assaillis par une furieuse tempête qui menaça d’engloutir leur vaisseau. Le philosophe en pâlit d’effroi. Cette émotion est remarquée des passagers et d’un riche et voluptueux Asiatique, qui, très calme, se met à railler le philosophe. Les flots sombres en fureur, les nuages noirs courant dans le ciel, les mouvements de la nef ballottée par les vagues, l’agitation des marins cherchant à carguer les voiles, tous ces détails sont rendus avec un mouvement et une aisance remarquables. C’est un tableau de genre où la vie est saisie sur le vif.

b) Dans le compartiment de droite, la scène continue. Le jour s’est levé, la tempête s’est calmée, le ciel est pur, les flots ont repris leur aspect verdâtre et la voile est gonflée par une bonne brise, pendant que l’équipage prend un repos bien mérité. Le philosophe est revêtu d’une robe rose, l’Asiatique d’une robe bleue et les matelots se détachent nettement dans leur tenue blanche, à travers les agrès du navire. A l’arrière, une sorte de guérite est tendue d’étoffe rouge brochée d’or. L’artiste s’est un peu embrouillé dans l’ordre des inscriptions portées sur les banderoles. L’Asiatique dit : Timuit philosophus stoitus et expaluit. Le philosophe lui réplique ce qu’Aristippe avait dit à un compagnon de voyage dans une circonstance pareille : Aristipus, Socratis discipulus, de guloso

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