Genèse, I, XI
10. Cette scène a été traitée d’une façon délicieuse dans le Boccace de Munich, Liv. I, vignette du fol. i4- Cf. Comte Paul Durrieu, Le Boccace de Munich, Munich, 1909, in-fol., p. 59. Elle fait l’objet d’une grande peinture qu’on trouve
LIVRE XVII. — fol. 110. — H.om,i77Xon,,235. — Josué et la Terre promise. Conquête de David. — ( Planche LV.) Deux registres à mi-page. Au chap. 2 du Liv. XVII, saint Augustin raconte la conquête de la terre promise qui, commencée sous Josué, ne fut effectuée que sous le roi David.
1" Les Hébreux, en guerriers du xvc siècle, ont pénétré dans la terre de Chanaan. Jhesunave donne l’ordre à ses soldats d’aller occuper les différentes villes du pays. On aperçoit dans un joli paysage des châteaux forts bâtis sur des collines et des chemins pierreux qui y conduisent. Le peuple d’Israël arrive pour prendre possession des terres.
20 Nous sommes à Jérusalem, Ihrlm. Dans l’intérieur de l’enceinte bâtie de pierres violacées, sous un préau, David, couronné, entouré de ses serviteurs, reçoit les envoyés de Rabbath qui lui apportent les tributs des vaincus. On voit arriver au dehors les délégués des villes, qui apportent de riches vases d’or. Même paysage que ci-dessus.
LIVRE XVIII. fol. i32 v°. — H. o",2i5 Xom,235. — Bèlus et Romulus. — ( Planche LVI.) Deux registres. J..e peintre a représenté la cour de Bélus et celle de Romulus, comme étant les fondateurs des deux plus grands empires du monde, se succédant l’un à l’autre, l’empire Assyrien en Orient, et l’empire Romain en Occident*.
i° Dans une salle dallée en carreaux verts, Belus, primus rex assiriorum, est assis de face sous un dais, entouré de douze conseillers vêtus de brillants costumes. Un levrier est accroupi sur le devant de la scène. Le palais est situé au milieu de Babylone, dont on aperçoit les maisons à droite et à gauche. Des personnages vont et viennent dans les rues, vaquant à leurs affaires.
20 La distribution est la même dans le second registre. Romulus — Regnum romanorum — est assis de même, revêtu des mêmes attributs royaux, et entouré de onze courtisans. Aux alentours du palais, les rues de Rome, avec des maisons et des habitants, pris sur le vif. Un homme, accoudé sur le parapet d’un pont, regarde l’eau couler, des dames causent avec des seigneurs, deux hommes à cheval conversent, en passant. L'architecture de ces deux registres est essentiellement française dans tous ses détails et les châteaux qu’on aperçoit dans le fond ont l’aspect de ceux que l’on peut admirer encore sur les bords de la Loire. Un personnage a sur la bordure de sa robe quelques lettres, rioni, dont le sens nous échappe*.