‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 229 sur 272 · ETERNELLE EST LE SOUVERAIN MAL · texte numérisé non relu

ETERNELLE EST LE SOUVERAIN MAL

En haut, dans le Paradis, la Trinité, revêtue d’un manteau rouge rehaussé d’or, est représentée par le Père et le Fils, assis sur un trône avec le Saint-Esprit en colombe, les ailes déployées. A dextre, la Vierge Marie, en bleu, lit dans un livre recouvert d’une étoffe verte. Un peu plus bas dans les nuages, qui ne laissent voir que leurs bustes, sont rangés les Pères de l’Église, les Saints et les Saintes, tous nimbés, et, à leur suite, quelques personnages de l'ancienne Loi.

Enfin, en bas, l’Enfer où les damnés s’agitent dans d’effroyables supplices, tourmentés par les démons. Les uns sont pendus, soit par la tête, soit par les pieds; les autres sont précipités dans des fournaises ardentes, d’autres sont maintenus à l’aide de piques dans une cuve d’eau bouillante ; les envieux sont déchirés par des animaux dévorants.

LIVRE XX. — fol. 217. — H. om, 475Xom, 327. — Le Jugement dernier. — ( Planche CXXVI.) Copie

exacte du manuscrit de Gaucourt. Les paroles du Christ ne sortent pas de sa bouche, mais sont inscrites sur deux cartouches. Un groupe d’élus soutenus par les anges occupent le milieu de la scène. Les troupes célestes sont plus nombreuses.’ Les légendes sont les mêmes. En bas, l’artiste a ajouté S. Augustin qui, s’associant à S. Pol, Ysaie et Malachias, s’écrie : Morte

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