Psal., XXXI
2. M. Léopold Delisle, Chantilly , Le Cabinet des livres , Paris, Plon, igo5, in-8°, p. 3?, n° 187.
Collation. — Les cahiers de 8 ff. sont signés a — z, 2, A — £ = 277 ff., plus 6 ff. pour la table.
Caractères. — Caractères gothiques; titre courant avec numérotage des feuillets : « Sainct Augustin, de la Cité de Dieu, Livre quart » ou « Livre VII. » Notes marginales. Quelques erreurs peuvent être signalées : le fol. XXII est numéroté XXIII; XCVI, LXXXV ; CLVI, CLVIII; CCLXXIII, CCLXXV.
Initiales. ^ - Elles sont en noir, fleuronnées. Les plus grandes sont réservées pour les en-tête des livres; les moyennes, au commencement des chapitres, et les plus petites, en tête des Explications . Il n’y a pas de bordures.
Le tome II contient les douze derniers livres. Le fol. Ai (non numéroté), contient le même encadrement que le premier volume sans les écussons. On lit ce titre en noir et en rouge : « Le second volume | et accomplissement des XXII Liures de Mon | seigneur sainct Augustin de la Cite | de Dieu, Translate de Latin | en francoys et nou | uellement im | prime a Pa | ris. » Puis la marque de Iehan Petit, avec la fleur de lis. Au-dessous : « On les vend a Paris en la Rue Sainct | Iacques a lenseigne de la fleur de Lys. M. d. xxxi. Galliot Du Pre. »
Le verso de ce feuillet est rempli par une gravure sur bois à pleine page, H. om,irjo Xom,i8o, représentant le Seigneur, sur son trône, avec les quatre Évangélistes, figurés symboliquement par leurs attributs. Les sept feuillets suivants, signés, mais non numérotés, constituent la table des douze derniers livres.
Le Livre XI commence au feuillet I (sign. aaï) par le même bois à mi-page que nous avons signalé au feuillet I du premier volume. Le dernier feuillet CCLIX v° finit par le colophon suivant : « Cy fine le second et dernier volume, con | tenant les XII derniers liures de Monsei | gneur sainct Augustin de la Cite de Dieu. | Etfutacheue de imprimer le | XII. iour. de Iuing, mil. V.C.XXXI, par Nicolas | Sauetier, imprimeur demourât a Par | is en la rue des Carmes a lenseigne de | lhomme sauuaige. Deo gratias. »
Collation. — Les cahiers sont de 8 feuillets, signés | : aa — zz et AA — KK.
Pas de notes marginales.
Reliure. — En veau estampé avec traces de fermoirs, sans lanières.
La Bibliothèque Nationale possède un autre exemplaire (3o3 et 3o4 des Vélins), en 1 volumes, reliés en maroquin rouge à filets, dos orné, du xvni0 siècle.
Dans cet exemplaire qui porte sur la garde la mention de Van Praet, Théol. 385', les initiales sont coloriées, dorées et fleuronnées.
Le titre est colorié, avec quelques variantes, dans la voussure, par exemple. Le cheval est remplacé dans la bordure inférieure, par les armes des d’Urfé : De vair au chef de gueules , entourées du collier de l’Ordre de Saint-Michel.
Le titre est changé ainsi : « On les vend a Paris, en la Grant Salle du Palays, au premier pillier, en la boutique de Galliot du Pre, libraire iure de luniuersite. » Il en est de même pour le ie volume, qui n’a pas la marque de Petit. En bas « Galliot du Pre » est supprimé. Tout ce travail de coloriage est finement fait et non sans habileté.
Dans le bois du fol. I du tome I, Raoul de Praelles est assis, comme dans l’édition ordinaire, sans les dauphins, mais dans celui du tome II, toute la scène est tournée à dextre, dans un encadrement disposé de même.
1. Van Praet, Catalogue des livres imprimés sur vélin de la Bibliothèque du- Roi, Paris, de Bure, 1822, tom. I, p. 279, 5 385.
LES EDITIONS IMPRIMÉES AVEC GRAVURES
L’exemplaire de la Bibliothèque Mazarine, coté 1464-1 465, présente les mêmes dispositions que celui de la Bibliothèque Nationale R. C. 55y, mais le titre du tome II est le même que celui de la Bibliothèque Nationale, vélin 3o4-
Après cette édition de i53i, les réimpressions de la Cité de Dieu , qui se succèdent jusqu’à nos jours, ne possèdent plus de gravures illustrant le célèbre traité. On trouve bien quelquefois, soit sur bois, soit en taille-douce, l’effigie de saint Augustin en tête du volume (Paris, 1610), ou la représentation quelconque de deux cités (Paris, 1 685, et Anvers, 1700), mais ce sont des illustrations banales qui ne révèlent aucune connaissance du texte de saint Augustin.
La plupart des éditions sont ornées du titre avec manchettes, bandeaux, culs-delampe, initiales et vignettes typographiques, gravées avec plus ou moins de soin, mais cette décoration n’a rien de spécial. Elle fait partie du matériel de l’atelier de l’imprimeur qui s’en servait pour toutes les publications du même genre. On trouvera l’indication de ces ornements, pour chaque édition, à notre chapitre V, Bibliographie des Editions imprimées .
Ainsi l’interprétation par les arts graphiques des idées du grand évêque d’Afrique cesse à partir du commencement du xvie siècle.