‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 65 sur 272 · VOIR PLANCHE XXXIII · texte numérisé non relu

VOIR PLANCHE XXXIII

Description générale. — Un vol. pet. in-fol. Très beau vélin. Dimension des ff. :

H. om,3go X om,28o. Justification : om,24o x om, i85. 2 colonnes, avec om,022 d’intervalle : 32 lignes.

Il contient les Flores de François de Mayronis avec chaque Veritas en latin, suivie de la traduction française, et comprend 229 ff. numérotés et 1 fol. blanc. Le fol. 2 commence par ces mots : « S’ensievent les fleurs » et le 2290 par : « diluvium. Secunda ab egressu ». Le traité finit par ces mots : « éternellement et sans fin, amen » .

Collation. — Cahiers de 8 ff., avec réclames, dont quelques-unes rognées.

Reliure. — Moderne, veau racine. Titre : Flores | S. Augustini, qui se trouve aussi à l’intérieur sur une étiquette en maroquin rouge. Au-dessous, les armes de Belgique et Bibl. Royale. Tranches dorées.

Ecriture. — Très belle écriture en lettre de forme. Bouts de lignes en couleur. Au fol. 1, au-dessous de la miniature, il y a écrit en rouge : « Hic incipiunt flores beati Augustini super libro de civitate dei per veritates, collecti a magistro Francisco de Maronis, de ordine fratrum minorum », et au fol. 2. : « S’ensievent les Fleurs de la Cité de Dieu, qui se recueillent par veritez, et est ceste euvre faite en latin et ordonnée par maistre François de Maronis, docteur en saincte théologie, de l’ordre des Cordeliers, et par l’ordonnance de treshaut, tresexcellent et tresreluisant prince Philippe, duc de Bourgongne, est translatée en françois ». Les deux premiers feuillets sont marqués de l’estampille à faisceaux de la Bibliothèque Nationale de Paris.

Initiales. — Magnifiques grandes initiales en tête des livres. Elles sont tracées en bleu sur fond or avec rinceaux et feuillages parsemés de petites fleurs multicolores. Quelques-unes contiennent les fusils du collier de la Toison d’or. Celles qui sont placées en tête des Vérités , sont simplement écrites en bleu et en rouge.

Bordures. — Elles n’existent qu’à côté des grandes initiales, dont elles s’échappent pour occuper la marge. Elles sont formées de rinceaux bleus et or avec petites fleurs d’or et de couleur. Celle du fol. 1 fait le tour de la page. Elle est du même style, mais beaucoup plus riche et renferme quantité de fleurs et de fruits multicolores. Elle contient de plus un chien, un porc qui file la laine d’une quenouille, un chevalier brandissant une lance, des animaux, etc. Enfin, on y distingue, en bas, les armes de Bourgogne, sans bordure : aux 1 et 4, de France ; au 2 , parti bandé d'azur et d’or et de sable au lion d'or , qui est Bourgogne ancien; au 3, parti bandé d'azur , d’or et d'argent au lion de gueules , qui est Bourgogne nouveau, et, brochant sur le tout, d'or au lion de sable , qui est Flandre. Cimier d’or. Collier de la Toison d’or. Au-dessus, la devise de Philippe le Bon : Aultre riaray , les deux mots surmontés d’un briquet du collier et séparée par une fleur de lis d’or.

Provenance. — Ce beau manuscrit, le plus riche que nous ayons de cette œuvre de François de Mayronis1, a été exécuté par les ordres de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et n’a pas quitté la bibliothèque de Bourgogne. Il figure dans l’inventaire de 1467, sous cet article : « Ung autre livre en parchemin couvert d’ais noirs, parlant des Fleurs de Saint Augustin ; comançant au second feuillet, S’ ensuivent les Fleurs du livre et au dernier, diluvium secunda », et dans celui de novembre 1487, sous cette rubrique : « Ung autre grant volume couvert de cuir noir, sans boutons et sans cloans, historié et intitulé : hic incipiunt flores beati Augustini , qui est en latin et en franchois; encomenchant ou second feuillet, S’ ensuivent les Fleurs du livre , et finissant ou derrenier, éternellement et sans fin. Amen \ » Pris par les troupes françaises pendant la

1 . Voir p. 44 la note que nous avons consacrée à ce commentateur.

2. BAnnois, Bibliothèque Prototypographique , p. 142, n° 874» et p. a3y, n® 1657.

[c. 1445] MANUSCRITS A PEINTURES. 347

Révolution, il fit un court passage à la Bibliothèque Nationale, à Paris, et fut rendu, en 1 8 1 5, à la Bibliothèque de Bruxelles.

Miniatures. — Il n’y en a qu’une, qui occupe toute une page, au folio 1. Elle mesure om,i96xom,i70. Dans une salle à colonnes de marbre, sans parois, dallée et exhaussée de trois marches, on voit assis, au centre et de face, sur une haute chaire surmontée d’un dais, saint Augustin, en habits épiscopaux, compulsant un manuscrit. Devant lui, d’autres livres sont disposés sur un bahut. Au premier plan, assis sur une banquette1, François de Mayronis écrit sur un grand rouleau de parchemin : Prima veritas est quid ilia disciplina , etc. Au fond, à droite et à gauche, les baies laissent apercevoir de jolis paysages rocheux avec châteaux et ville au bord de l’eau. Cette miniature a dû être faite, vers 1 44^, par un peintre de métier, non sans valeur, probablement du Nord de la France ou de la vallée de la Meuse. La décoration est supérieure à la miniature. On distingue, dans la marge des ff. 75 et i5o v°, de petites esquisses, dessinées légèrement à la plume, détails d’architecture et tête d’homme.

PARIS, BIBLIOTHÈQUE DE L’INSTITUT, MS. FRANC. 5. c. i45o

Saint Augustin, la Cité de Dieu.

Traduction et Commentaires de Raoul de Praelles.

VOIR PLANCHE XXIX, a.

Description générale. — Un vol. in-fol. Sur papier, excepté le folio IIII, où l’on trouve une miniature et qui est en parchemin. Dimension des ff. : H. om,38ox om,285. Justification : om,23oxom,i8o. 1 colonnes avec 0,025 d’intervalle : 35 lignes. Exemplaire taché, très incomplet et mutilé.

Il contient seulement les trois premiers livres et les vingt-neuf premiers chapitres du Liv. IV, précédés de la table des chapitres du Liv. I, du discours de présentation du translateur à Charles V, du prologue, de l’extrait des Rétractations , de l’exposition de cette sentence, du prologue de saint Augustin et de l’exposition sur ce prologue. Il comprend CCCLXXVI ff. numérotés en chiffres romains, inscrits en titre courant. Le fol. II (table des chapitres) manque. L’épaisseur de la nervure du dos laisse supposer que le manuscrit ne devait pas contenir plus des quatre premiers livres quand il fut relié, mais il était probablement formé avec les débris d’un exemplaire complet. Le fol. IV commence par le discours de présentation, le fol. V par ces mots : « oyseaulx. Et après » et le CCCLXXVI' par : « vray dieu seront et ont esté ».

Collation. — Aucune trace de cahiers ni de remarques.

Reliure. — En bois, recouverte en partie de veau fauve, avec un semis de fleurs de lis. Traces de boutons de métal aux angles et au centre. Cette reliure est délabrée et le dos manque.

1. A gauche, sur celte banquelte, entre la colonne et l’écrivain, on distingue une inscription, qui pourrait se déchiffrer ainsi : Peslinien-, mais cette lecture n’est pas assez sûre pour que nous en fassions état. Il s'agirait de Jean de Peslinien qui fut « varlet de chambre et enlumineur » de Philippe le Bon et qui, d’après les Comptes de la maison de Bourgogne, travaillait en 1 44 1 el >446- Cf. Comte de Laborde, Les Ducs de Bourgogne, Preuves, tom. I. p. 38 1, nns i34q à 1 353, et Alex. Pinchaüt, Archives des Sciences, Arts et Lettres, tom. III, 1 88 1 , p. 99.

LA CITÉ DE DIEU. [c. 1450]

Ecriture. — Bonne écriture, en lettre de note , de la même main. Titres des chapitres et des expositions rubriqués.

Initiales. — Une seule est ornementée, en tête du discours de présentation, au fol. IV. Les autres sont simplement peintes en rouge et en bleu.

Bordures. — Il n’y en a qu’une, au fol. IV, faisant le tour du texte et de la miniature. Elle est formée par un feuillage, parsemé de fruits bleus, rouges et verts. On aperçoit un oiseau dans le bas de la page à gauche et, au milieu, un cimier de sable surmonté d’une tête de licorne couronnée, aux crins et corne d’or. Il ne semble pas qu’il y ait jamais eu d’armoiries.

Provenance. — Nous ne savons rien du premier possesseur, mais nous apercevons, aux ff. I, IV et CCCLXXVI, le timbre rouge, blasonné, d’Antoine Moriau, avec cette inscription, en deux modules différents : Ex Bibl. Ant. Moriau , Proc, et adv. Régis et Urbis. Ce personnage, un des principaux officiers du prévôt Michel-Étienne Turgot, était issu d’une ancienne famille de la bourgeoisie parisienne et avait succédé à son père en qualité de procureur du Roi et de la ville'. Il avait consacré la moitié de sa vie à réunir les éléments d’une bibliothèque digne de la municipalité parisienne. Notre manuscrit provenait sans doute de la succession de Denis Godefroy, garde des Archives de la Chambre des comptes de Lille, bibliothécaire d’Achille II de Harlay, procureur général au Parlement, à laquelle Moriau avait fait de nombreuses acquisitions. Il devint la propriété de la Ville de Paris et suivit le sort de la collection que Moriau lui légua, en septembre 1760, et qui occupait l’hôtel Lamoignon, situé rue Pavée. Il est catalogué, parmi les manuscrits de l’ancienne bibliothèque de la Ville de Paris, sous l’article suivant : In-folio , SS. Pères. Traduction des livres de la Cité de Dieu de S. Augustin , dédiée au roi de France Charles V. Ce Ms., quoique ancien , est écrit sur 2 colonnes sur du très beau papier. Il y a quelques feuilles déchirées a la fin et au commencement. Il est couvert en bois. Cette couverture est en fort mauvais état. Il fut transporté ensuite chez les chanoines réguliers de Saint-Louis-La- Culture, qui se chargèrent de la garde de la bibliothèque, jusqu’au moment où elle fut maintenue comme propriété de la Mairie de Paris, à l’époque de la Révolution. Enfin, lors de sa fondation, l’Institut réclama les livres de ce dépôt, ce qui lui fut accordé par un arrêté de ventôse an V, et notre manuscrit fut versé à la Bibliothèque de l’Institut, qui le conserve encore aujourd’hui.

Miniatures . — Il n’y en a qu’une, sur vélin. Elle occupe la partie supérieure du fol. IV. Il semble qu’elle ait été la seule à décorer ce manuscrit. En effet, si le folio de tête du Liv. II a été arraché, ceux qui commencent les Liv. III et IV existent et ne portent aucune trace de peintures. Tout au plus pourrait-on supposer qu’il y en existait une en tète du Liv. XI, quand le manuscrit était complet, ainsi que nous pouvons le constater dans quelques exemplaires similaires.

La perspective est assez heureuse, la scène animée et bien composée; les attitudes ne manquent pas de justesse, mais le dessin est mauvais et le coloris est plat. La peinture a souffert du délabrement de la reliure. On peut cependant y reconnaître la main d’un artisan de l’école flamande ou bourguignonne, d’une très médiocre valeur, qui aurait travaillé, vers i45o, pour la maison de Bourgogne.

En voici l’explication :

1. A. Franklin, Les Anciennes Bibliothèques de Paria, 1 8^3, tom. III, pp. 182 et 260.

Prologue. — fol. IV. — H. o'n,i55xom,i67. — Présentation du manuscrit. — ( Planche XXIX, a.) Dans une salle dallée de mosaïques jaunes, à droite, sous un dais tendu de brocart rouge, le roi Charles V, vêtu d’une robe verte avec un manteau de velours bleu, parsemé de fleurs de lis d’or, au col d’hermine, et tenant le sceptre de la main gauche, accueille d’un geste bienveillant Raoul de Praelles, qui lui tend le manuscrit couvert de velours rouge. Celui-ci est à genoux, vêtu de bleu. Le Roi est entouré de huit conseillers, coiffés de hauts chapeaux et portant des sou-

liers à la poulaine. Un personnage se tient sur le devant de la scène, tournant le dos au spectateur. Il est vêtu de vert et coiffé d’un chapeau bleu. Un fou, en costume rose, gesticule à ses côtés. Le vert domine dans tous ces accoutrements, qui sont contemporains du peintre. Au second plan, une balustrade grise, sur laquelle s’appuie, à gauche, un jeune seigneur, supporte trois colonnettes et permet au regard d’embrasser un paysage étendu au fond duquel on distingue les tours et l’église d’une ville fortifiée, qui se détache sur un horizon bleu.

4L BRUGES, BIBLIOTHÈQUE DE LA VILLE, MS. LATIN 106. c. i45o

Sanctus Augustinus, de Civitate Dei.

Description générale. — Un vol. in-fol. Beau vélin. Dimension des ff. :

H. om,3iyo x om,2y5. Justification : om,253 x om,i8o. 2 colonnes, avec o“,020 d’intervalle : 49 lignes.

11 contient les vingt-deux livres du traité, précédés de la table des livres et des chapitres et de l’extrait des Retractationes. Il comprend i5g ff. non numérotés. Le 20 du texte commence par : « talibus propter » et le i58° et dernier écrit par :

« ego ero ».

Collation. — Cahiers de 8 ff., avec réclames.

Reliure. — Ancienne, en veau estampé. Armes épiscopales sur les plats, avec la devise : Deo duce.

Ecriture. — Réglée rouge du xv° siècle. Titre courant en lettres de couleur. En tête des livres, remarquables initiales en couleurs, sur fond d’or, avec festons également de couleurs. Les autres sont coloriées sur arabesques rouges.

Bordures. — Bordure au fol. 1, composée de larges feuilles bleues, rouges, vertes et jaunes, avec des brindilles et des animaux, paon, oiseaux, chiens et grotesques. Au feuillet précédent est peint un montant de om,o3o de largeur, où des fleurs, feuillages et arabesques se détachent sur un fond d’or.

Miniatures. — Nous trouvons au fol. 1 une miniature qui mesure : H. om, 102 X0m,075. Dans une librairie à colonnes laissant voir un peu de paysage, saint Augustin, en habits épiscopaux, sur un trône d’or à auvent, explique son traité, placé à côté de lui sur un pupitre. Un ange d’or plane au-dessus de lui. Assis sur des bancs, onze religieux écoutent attentivement son enseignement. Sur une table, des manuscrits sont disposés. Sol dallé sur lequel on peut lire le monogramme A. Miniature assez jolie, faite par un enlumineur de métier, flamand, vers i45o. Le manuscrit provient de l’abbaye cistercienne de Sainte-Marie-des-Dunes, et les évêques qui se succédèrent à Bruges à cette époque furent David de Bourgogne, Louis de Bourbon et Gysbert de Brederode.

42. — ? — MS. FRANC. DE LA 2' VENTE HAMILTON. LOT ONZE c. 1455

Saint Augustin, la Cité de Dieu.

Traduction et Commentaires de Raoul de Praelles.

Ce manuscrit dépareillé formait, à la deuxième vente Hamilton, un exemplaire complet de la Cité de Dieu , avec un premier volume, exécuté vers 1892, dont nous avons donné la description au n° 20. Nous prions le lecteur de vouloir bien s’y reporter et, de nouveau, nous déclinons toute responsabilité dans la description de cet exemplaire qui est le seul que nous n’ayons pas pu voir. Nous n’en parlerons que d’après les travaux dont il a été l’objet.

Description générale. — Un vol. in-fol., beau vélin. Dimension des ff. : H. om,433 X om,3i8. 2 colonnes, 63 lignes. Il contient les douze derniers livres et comprend 353 ff.

Reliure. — La même qu’au premier volume.

Ecriture. — Le fol. 1 commence par ces mots : « Cy commence la table des Rubrites (sic) du VI (mauvaise lecture, c’est Livre XI qu’il faut transcrire) livre de mons saint Augustin de la Cité de Dieu » et le fol. 2 par : « Combien que au commencement de cette translacion ». Le dernier fol. se termine par la mention habituelle concernant la traduction.

Initiales et Bordures. — Fleuronnées et coloriées.

Provenance. — La même que celle du premier volume.

Miniatures . — Douze miniatures ornent ce volume, une en tête de chacun des douze derniers livres. Le Docteur W. von Seidlitz', qui regarde ces peintures, d’une couleur lumineuse, dit-il, comme un des plus beaux spécimens qui existent, les a attribuées à Rogier vander Weyden et estime qu’elles ont été exécutées pour Philippe, duc de Bourgogne. Rien ne s’oppose à cette double hypothèse, mais le savant écrivain ne donne aucune preuve pour la soutenir.

M. le Comte Durrieu, serrant la question de plus près, pense que ces tableaux décèlent plusieurs mains, mais que les meilleurs seraient dus au talent de Jean Tavernier ou Le Tavernier, qui est connu par les travaux du comte Léon de Laborde1 2, de Pinchart3 et du chanoine Dehaisne4. Ce dernier érudit a publié un texte qui attribue formellement à ce peintre l’illustration des Conquestes de Charlemagne , Ms. 9066- 9068 de la Bibl. Roy. de Bruxelles. M. Paul Durrieu porte également à l’actif de cet artiste les miniatures des Miracles de la Vierge , Ms. franc. 9198-99 de la Bibl. Nat. et celles du célèbre Froissart de la Bibliothèque de Breslau.

Comme, en i45o, après avoir résidé à Tournay, Jean Tavernier s’établit à Bruges, pour se fixer plus tard à Audenarde, il n’est pas étonnant qu’on trouve des analogies entre sa manière et celle de Roger de La Pasture. D’autre part, nous savons qu’il travailla, de i454 à 1460, pour Philippe de Bourgogne5. C’est pour cette raison que nous datons ce manuscrit des environs de 1 455.

1 . Voir, à la Description n° 20, la liste des ouvrages qui concernent ce manuscrit.

2. Comte de Laborde, Les Ducs de Bourgogne, Paris, 1849-1852, tom. II, p. 217, n° 4021.

3. Pinchart (Alexandre), Archives des Arts, Sciences et Lettres, tom. III, 1881, pp. 72 et 101.

4- Bulletin des Commissions Royales d'art et d'archéologie de Belgique, XXI, pp. 2o»38.

5. Comte de Laborde, Les Ducs de Bourgogne, tom. II, pp. VI et 217, n° 4021.

Ne pouvant pas prendre parti dans cette discussion, puisque malheureusement il ne nous a pas été possible d’examiner ce manuscrit, nous nous contenterons de copier les sujets des miniatures, tels que les rédacteurs du Catalogue les ont comprises, en faisant ressortir, par comparaison avec les manuscrits similaires, les erreurs qui nous semblent s’être glissées dans les descriptions qui en ont été données. Nous ne saurions, à plus forte raison, en offrir au lecteur des reproductions, mais nous renvoyons au Catalogue de la deuxième vente Hamilton qui contient, à la page 16, comme spécimen de ces peintures, la phototypie de la miniature qui orne l’en-tête du Liv. XX, Le Jugement dernier. Cependant, nous pouvons affirmer un fait que les Rédacteurs du Catalogue ont ignoré. Tandis que le premier volume a été copié, comme nous l’avons démontré, sur le Ms. 9060 de la Bibl. de l’Arsenal, le second volume a été formellement inspiré par le Ms. 9006 de la Bibl. Roy. de Bruxelles' dont nous avons parlé à la Description n° 3o et qui, exécuté pour le duc Jean sans Peur, était conservé à la Bibliothèque des Ducs de Bourgogne, à Bruges, au moment où il a servi de modèle.

LIVRE XI. — fol. 2. — Édification de la Cité de Dieu. — Belle ville du Moyen Age dans un joli paysage. (En réalité c’est la construction de Babylone, cité terrienne.)

LIVRE XII. — fol. 21 v°. — Création d'Adam et d'Ëve. — (Plus probablement d’Eve seulement, extraite du flanc d’Adam.)

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