‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 123 sur 354 · MANUSCRITS ITALIENS · texte numérisé non relu

MANUSCRITS ITALIENS

87 [7702]. Il libro de Civitate Dei di Sant’ Agostino, tradotto in volgare.

xv°s.; en partie papier et parchemin; 1 f. non chiffré blane et 219 ff. numérotés à longues lignes dont les 10°, 11° et 12° et les 6 derniers sont blancs; h. 0",290 >X<o",205; in-fol.

Écriture de diverses mains, qui devient très serrée à partir du fol. 153.

Ce manuscrit contient la table des chapitres, l'extrait des Retractationes, puis le traité lui-même, le tout traduit en italien. Pas de titre courant; quelques réclames. L'écriture est très lâchée. Le texte est obscur par le fait d’omissions et d'étranges et barbares abréviations qui se rencontrent fréquemment.

Les initiales sont laissées en blanc et une petite lettre tracée légèrement à l'encre indique à l’enlumineur celle qu’il aurait à dessiner.

Il n'y a pas de miniature, et leur emplacement n'est pas ménagé.

On voit au fol. 1 les anciens numéros 994 et 7702. Il n’y a point d’autres marques de possession. D'après les notes de Boivin, garde des manuscrits au xvir siècle, ce volume portait la mention suivante que le relieur a fait disparaître : Lo conte de Docente, personnage qui possédait quelques manuscrits latins et italiens et qui avait peut-être fait exécuter celui qui nous occupe. (Cf. Léopoun Deusre, Le Cabinet des Manuscrits, tom. I, p. 230.). L'exemplaire passa dans la bibliothèque de Ferdinand I“ de Naples, fils naturel d’Alphonse le Magnanime, avec d’autres manuscrits ayant appartenu à quelqu'un des vassaux et des officiers de ce prince, puis dans celle d'Alphonse IT, son fils et son successeur, ensuite dans celle de Ferdinand Il, et enfin dans celle de Ferdinand INT, oncle et héritier de Ferdinand IL. C'est ce dernier prince qui le vendit vers 1501 à Georges I” d’Amboise, archevéque de Rouen et légat du Saint-Siège en France. On lit sur un inventaire des meubles du château de Gaillon dressé en 1550, dont la copie est conservée aux archives de la Seine-Inférieure, et qui a été publié par M. Deville (Comptes de dépenses de la construction du château de Gaillon, Paris, 1850, p. 552.): Autre librairie achaptée par mond. seigneur du Roy sedent [Frédéric], Augustinus, de Civitate Dei, couvert de cuyr rouge à ouvraige doré, garny de deux fermaux d'argent doré. Il suivit le sort des autres manuscrits du cardinal légat et, entre autres, de son exemplaire de la Cité de Dieu, Ms. latin 2070 de la Bibliothèque Natiopale, dont nous donnons la description plus loin au chapitre VI, n° 59.

Mansawn (Ant.). Z manoscritti italiani della regia Biblioteca

Parigina, 1834, tom. 1, p. 36, n° 39.

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