BRUXELLES, BIBLIOTHÈQUE ROYALE, MSS. FRANC
SaiNT AuGusriN, LA Cité DE Dre.
Trapucrion Er COMMENTAIRES DE RAOUL DE PRAELLES.
VOIR PLANCHE XVI, a.
Description génerale. — 2 vol. pet. in-fol. Vélin. Dimension des ff. : H. 0",360 x 0",270. Justification 0",245 X 0,180. 2 colonnes, avec o0",o17 d'intervalle 36 lignes.
Le tome I (9294) contient les dix premiers livres du traité et comprend 1 fol. blanc, 410 ff. numérotés’ et 1 blanc. Les deux ff. de tête, qui probablement étaient décorés de miniatures, manquent. Le cahier n’a, en effet, que 6 ff. Le fol. 1 commence par ces mots : « si grans et si apertes », le 2° par: « faire et translater » et le 410° par : « que nous aions moins satisfait ».
Le tome IL (9295) contient le reste du traité et comprend 384 ff. numérotés dont le dernier blanc. Le fol. 2 commence par ces mots : ment » et le 383° par : « les autres selon raison ».
Collation. — Cahiers de 8 ff., avec réclames.
Reliure. — Veau racine, avec les armes de Belgique au dos et sur les plats,
« combien que au commence-
tranche dorée. Titre : Crré pe Dieu | par | Saivr Aueusmnin | 1 | 2 | Bier. Rovaze. Une étiquette intérieure reproduit cette indication.
Écriture. — Réglée noire, en lettre de note, très régulière. Titre courant en lettres ou chiffres rouges. Le folio blanc, qui suit le fol. 410 du premier volume, porte cette mention : XX, 3-5, cote de la Bibliothèque de l’abbaye de Saint-Laurent de Liège. Le premier et le dernier feuillet de chaque volume sont marqués de l’estampille rouge, aux faisceaux de la Bibliothèque Nationale de Paris, ce qui indiquerait qu’à cette époque les deux feuillets de tête avaient déjà disparu.
Initiales. — Les grandes, en tête des livres, sont en rouge et en bleu sur un fond d’or parsemé de feuillages et de fleurs de toutes couleurs. Les petites sont très simples, en or et en bleu.
Bordures. — Au commencement des livres, il y a un étroit montant bleu, rouge
1. Entre les fl. 327 et 328, il y a un fol. qui n'est pas numéroté.
[e. 1390] MANUSCRITS A PEINTURES.
et or, qui donne naissance à un riche feuillage, avec fleurs de lierre, qui se relie à l'initiale dont il semble étre une floraison.
Provenance. — Ce manuscrit date de la fin du xrv° siècle et doit avoir été exécuté vers 1390. Nous ne savons pour qui il a été établi. On voit bien, dans la miniature du Liv. IV, le roi Ptolémée porter une bannière où l’on remarque les armes suivantes : d'azur à 38 tortues d’or, posées 2 et 1, mais il est bien probable qu’elles sont de fantaisie. Le manuscrit entra à une époque indéterminée dans la bibliothèque de Saint- Laurent de Liège. Enlevé par les troupes de la République francaise, lors de l'invasion de la Belgique, il fit un court passage à la Bibliothèque Nationale de Paris et fut rendu, en 1815, à la Bibliothèque de Bruxelles qui le garda.
Miniatures. — Elles sont au nombre de 21, une en tête de chaque livre, celle du Liv. I ayant disparu'. Exécutées vers 1390 par un peintre flamand ou du nord de la France, elles ne peuvent être attribuées à un véritable artiste, mais elles semblent être l'œuvre d’un miniaturiste de métier sans originalité. Les têtes, peintes au pinceau, manquent d’expression. Les personnages sont courts et ramassés, mais leurs gestes sont naturels. Les couleurs sont vives et franches, mais plates. L'auteur affectionne le bleu foncé et le rouge vif. La composition est toute de premier plan; les personnages se meuvent avec difficulté devant le décor du fond; les constructions sont roses.
Le manuscrit, en ce qui concerne le choix des sujets, fait partie d’un groupe, Famille r° 3, dont nous trouvons des représentants à Paris, à La Haye, à Boulogne-sur- Mer, à Rimini et à Cheltenham. Il est facile de s’en convaincre en consultant le Tableau analogique que nous avons dressé pages 196 et 197.
Voici la description de ces miniatures :
Tome I. — LIVRE II. — fol. 38. — H. 0",092 X<0",085. — Jeux scéniques. — Dans un tambour surélevé, porté par une grosse colonne, cinq musiciens jouent d'instruments divers. Au-dessous, assis en rond, des assistants, coiffés de bonnets et revêtus de robes voyantes, écoutent en conversant. Ce sont des Romains qui prennent part à des auditions théâtrales, origine des jeux scéniques. Fond bleu à dessins d’or.