‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 319 sur 354 · LIVRE VI. — fol. 171. — H · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — fol. 171. — H

— Autre discussion philosophique. — A gauche, Varron, vêtu de bleu, est assis dans une chaire et commente un manuscrit, placé près de lui sur un pupitre.

Un autre philosophe, probablement Apulée, vêtu d'une robe violette, montre deux statues de divinités païennes, rouges, placées dans un temple ouvert, sur un piédestal. Au premier plan, un enfant, en rouge, se mutile le bras. Il s’agit d’Athys, dont le mystère était lié à celui de la déesse Bérécynthie. Au fond, saint Augustin, nimbé d’or, en robe noire, argumente et réfute les doctrines philosophiques. Sol vert, fond échiqueté comme ci-dessus.

LIVRE VII. — fol. 187 v. — H. o",089 X<0",089. — La déesse Bérécynthie. — (Planche XVIIT, c). Dans un paysage vert accidenté, à terrain plaqué d’or, avec des arbres au feuillage rehaussé de touches dorées, passe un char rouge, traîné par des lions, où se trouve, assise sur un trône, la déesse Bérécynthie portant une tour sur sa tête. Elle s'en va annuellement à la fête de la « lavacion », représentée au premier plan par la vierge en rouge, se baignant dans le fleuve, dont on voit, à la source, la divinité, figurée en buste par un roi couronné, vêtu d’un manteau bleu à hermine. (Voir la note 5 de la page 233).

LIVRE VIII. — fol. 212. — H. o",o91 x<o",088. — Épisode d'Aristippe. — Trois philosophes stoïciens de la Grèce*, richement vêtus, discutent debout avee Varron assis sur un banc. Ils parlent des passions de l'âme en voyant une barque ballottée par les flots, qui contient deux passagers. C’est l'épisode d’Aristippe et du riche Asiatique, dont Aulu-Gelle* raconte les contenances diverses lors d’une tempête qui faillit les engloutir dans la mer. Même paysage à rochers dorés et arbustes verts; même fond échiqueté.

LIVRE IX. — fol. 238 v°. — H. 0",084>x<0",088. — Monothéisme. — Dans un carré à fond mosaiqué est inscrit un cercle représentant en haut le ciel et'en bas la terre. Tout en haut, le Seigneur, nimbé d'or, figuré en buste, vêtu d’une robe violette. Il est entouré de la troupe des Chérubins, semblables à des hirondelles rouges. Au-dessous, dans les espaces intermédiaires, volent trois démons. En bas, deux paysans travaillent à la terre. Quatre philosophes et docteurs néo-platoniciens contemplent le ciel et discutent sur la question d’un Dieu unique et éternel.

LIVRE X. — fol. 253. —H. 0",082><0",087. — L'ancienne Loi. — Moïse, en bleu, debout avec quatre autres personnages de l’ancienne loi, assiste au sacrifice d’un agneau blanc, placé sur un autel, qu’un grand prêtre immole selon les rites. Riches costumes très dorés. Paysage vert rocheux avec deux animaux dont l'un dévore l’autre. Même fond échiqueté.

To II. — LIVRE XI. — fol. 2. — H. 0",183 ><0",195. — La Trinité, le Pécheur et le Juste. — Grande miniature en tête de page. En haut, la Cité de

1. La décoration d'appartement était alors habituellement le « tapis ». Nous savons cependant par les inventaires qu'il ÿ avait deux tableaux proprement dits chez le Due de Berry.

2. Le peintre représente toujours les philosophes de la Grèce avec le bonnet phrygien.

3. Auiv-Geuue, Les Nuits attiques, Livre XIX. Ce sujet a été traité plus amplement dans les Mss. de l'école de Tours,

comme nous le verrons plus loin, Descrip. 54.

Dieu représentée par un amas de constructions grises aux toits de briques rouges ou de tuiles d’or. Elle se détache sur un ciel bleu foncé, étoilé d’or, dans lequel on remarque la sainte Trinité figurée par trois jeunes hommes barbus, nimbés d’or, en buste, revêtus de robes rouges, bénissant d’une main, l’autre posée sur le globe d’or des mondes. En bas, la terre avec un paysage rocheux vert, plaqué d’or. À gauche, à genoux, robe rouge et capuchon bleu, le Juste prosterné vers le ciel; à droite, le Pécheur, riche seigneur, au costume magnifique, avec, à ses pieds, un château, représentant les lieux périssables de ce monde, auquel deux diables mettent le feu. Entre les deux cités, le même fond échiqueté. La page est complétée par la belle décoration de la bordure et une élégante initiale N.

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