LIVRE V. — fol. 205. — H. 0",078>x
— La Fortune et Isaac. — Dans un lit placé en biais, un vieillard aveugle, Isaac, assis sur son séant, bénit un chevreau qu’une jeune et gracieuse femme, Rébecca, ui présente sur un plat. Elle est suivi d’un jeune adoescent, Jacob, qui use de ce subterfuge pour frustrer son frère Esaü de la bénédiction de son père. Deux chiens sont au pied du lit. Cette scène a trait aux réflexions de saint Augustin, dans les premiers chapitres du Liv. V, sur les horoscopes des jumeaux dont les destinées, réglées par le Fatum, disaient les païens, et fixées par la volonté de Dieu, assuraient les chrétiens, étaient souvent bien diverses. L'artiste a complété cette idée par la représentation de la Fortune qui exprime la même pensée. Par-dessus le fond et débordant le cadre, la déesse, les yeux bandés, fait tourner sa roue où, comme d'habitude, on remarque un roi en haut et trois personnages convulsionnés à l'extrémité des autres rayons.
LIVRE VI. — fol. 249 v’. —H. 0",077>x<0",075. — Varron et Apulée. — Dans une chapelle à voûte ogivale se dresse un autel avec trois idoles. Deux philosophes, Varron et Apulée, discutent sur la nature des dieux devant quatre auditeurs assis. Fond quadrillé bleu et rouge ; sol verdâtre.