‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 332 sur 354 · LIVRE IX. — fol. 341. — H. 0",o · texte numérisé non relu

LIVRE IX. — fol. 341. — H. 0",o

— Monothéisme.— Un philosophe platonicien, Apulée très probablement, assis dans une chaire, parle à trois assistants, en leur montrant les cieux bleus où un Dieu unique bénit, entouré d’anges. Fond quadrillé bleu et rouge, sol vert.

LIVRE X.— fol. 360.—H. 0",065 x 0",075. — L'ancienne Loi. — La scène représente une petite chapelle où deux moines regardent par la porte l'Arche portée par deux jeunes gens et suivie par deux Israélites. Passage de la mer figurée par des bandes bleues et blanches; fond quadrillé rouge et bleu.

Tome IT. — LIVRE XI. — fol. 3. —H. 0",205 ><0",185. — La Trinité; les Vices et les Vertus. — A gauche, une forteresse avec des murs gris violet et des maisons aux toits rouges. Dans cette Cité de Dieu, un ecclésiastique en bleu, qui semble par un défaut de perspective être sur le toit, tient son bréviaire et de l’autre main donne une pièce d'or à un pauvre déguenillé, appuyé sur deux béquilles. Au-

DE DIEU. [c. 1400]

dessus, dans une auréole rouge, la Trinité figurée par le Père, en pontife tiaré, la Colombe et le Fils en croix.

A droite, un paysage montueux et boisé avec château fort et moulin à vent. Dans cette Cité de la terre, un berger garde ses moutons, une voiture rentre dans la ville, un paysan laboure, un autre surveille, avec son chien, des pores qui cherchent leur subsistance. Au centre, Caïn très grand, en rose, porte au milieu de sa poitrine une figure grimaçante d'où partent des traits noirs qui vont aboutir à chacune des scènes que nous venons de décrire. Par contraste avec la charité de la Cité de Dieu, l'artiste a voulu nous montrer que Caïn est le fondateur de la Cité terrestre, qu'il porte une âme noire qui a fait maudire sa descendance et qu’à cause de ses vices et de ses crimes le labeur éternel sur la terre constitue la destinée des hommes.

Enfin, à droite, en bas, comme conséquence des vices, un château fort éventré, au milieu des flammes avec des démons charriant des corps convulsionnés de damnés. Ciels très bleus avec des étoiles d’or.

Dans cette peinture, le talent d'exécution de l’artiste ne semble pas avoir été à la hauteur de sa conception allégorique.

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