s'agit ici du meurtrier bien connu de César
4. Cuavewuus, philosophe platonicien, qui, vivant au temps d'Hosius, évêque de Cordoue, avait, à sa demande, dit-on, (les m
portent Osio petente), composé un Commentaire célèbre sur le Timée de Platon dont il avait traduit la première partie. Il est souvent désigné par : Wir clarissimus. Cet ouvrage à été imprimé à Paris en 1520 et à Lyon en 1617. Saint Augustin cite souvent le Timée, et Raoul de Praelles s'inspire de Chalcidius dont le Commentum in Timeum Plalonis se trouvait à
la Bibliothèque de la Sorbonne. II l'appelle :
« Calcidius, qui é
t'arcediacre de Osius qui pour lors estoit « Evesque en Espaigne ». (Liv. XIII, chap. xvi.)
5. Caro Dioxvsrus semble avoir vécu au temps de Marc Aurèle. Il existe de lui des poésies morales écrites en vers hexamètres, intitulées Disticha de moribus, divisées en quatre
livres. Ces distiques ont joui d'une grande vogue au moyen âge et les manuscrits en sont très nombreux. Connus sous le nom de Caton le Censeur, ils ont été traduits du latin par Élie de Winchester et Everard de Kirkam au xu° siècle, par Adam de Suel au x, et aussi par Jean de Paris où du Chastelet.
6. C'est le livre intitulé Johanis Balbi de Janua Catholicon : Summa grammaticalis valde notabilis quae catholicon nominatur. L'auteur était de l'ordre des Frères Prècheurs et vivait au xiu® siècle. Vaste composition universelle, comme
son nom l'indique, des glossaires de Papias et d'Hugucio qui servit de dictionnaire dans les écoles jusqu'au temps de la Renaissance. Ce fut un des premiers livres imprimés à Mayence, en 1460, probablement par Gutenberg.
7- Jean Cassien, prêtre, moine et écrivain ecclésiastique du rm°
cle. Brûlant d'un vif désir de se perfectionner dans la vertu, il parcourut la Palestine et l'Égypte, recueillit des notes sur la vie des Pères du désert et en tira des lettres destinées à son ami Germanus. Il composa ainsi vingt-quatre Collectiones sanctorum Patrum où il retraça l'existence ascétique des Pères de la Thébaïde, de ceux de l'Égypte et des ermites de Scythie. Après avoir fait connaître à l'Occident les règles des solitaires d'Égypte et de Palestine, il érigea le monastère de Saint-Victor à Marseille.
8. Craunren, poète alexandrin né vers 365, au style pompeux, brillant et grandiloquent. Ses invectives contre Rufin
étaient surtout un panégyrique détourné en faveur de Stilicon, le ministre d'Honorius. Claudien avait fait le tableau des vices ; c'est ce qui donna à
Alain de Lille l'idée de donner celui des vertus dans son Anticlaudianus (Voir plus haut). Les manuscrits portent la mention suivante : Claudiani Liber
npectivarum in Ruphinum et Eutropium atque preconiorum ipsius pro Honorio Theodoro et Stilicon consulibus. Raoul de Praelles divise les œuvres de ce poëte en deux parties auxquelles il donne le nom de grand Claudien et de petit Claudien.
Phoebeo domitus Python, comprend les panégyriques; la seconde, qui
La première, qui commence avec ces mots :
débute ainsi : /nventa secuit qui primus, contient l'Enlévement de Proserpine et les petits poèmes.
9 Saivr CLémenr d'Alexandrie, qui vivait au n° siècle de notre ère, fut un des plus savants apologistes chrétiens. Outre l'Exhortation aux gentils et le Pédagogue, dans lesquels il s'efforce de convertir les païens à la religion chrétienne, il a
it un ouvrage très curieux, les Stromates, sorte de mélanges, dans lequel il disserte sur la nouvelle religion, sur la philosophie et sur les différents cultes. Au Liv. V, que cite Raoul de Praelles, il parle des symboles et, à ce propos, il
CLEMENS TERCIUS :.
CREMON STOICUS:. — Auteur solempnel et de très grande éloquence.
SANCTUS DYONISIUS*. — Monseigneur saint Denis, en son épitre 4d Policarpum. DARES FRIGIUS‘. . Dares Frigius et Cretensis, dans son livre De la destruction DARES CRETENSIS. de Troyes traduite par Cornelius Nepos.
De ortu deorum*.
DINDIMUS ‘.
décrit le culte symbolique des Égyptiens pour les brebis, les serpents, les poissons et autres figures, dont il tire des analogies avec la vie de Jésus-Christ. Au Liv. IT il cite aus certaines divinités égyptiennes. Au commentaire du chap. xxvit du Liv. XXI, notre traducteur parle de Monseigneur saint Clement, In regulis theologiae, à propos de l'intention nécessaire dans les sacrements.
1. Crémenr III, pape en 1187. Il fit publier une croisade contre les Sarrazins et a laissé quelques Épitres. C'est à la troisième de ces Lettres que Raoul de Praelles fait allusion au chap. ui du Liv. IV. Quand Clément III fut élu, la reine d'Angleterre lui écrivit pour lui témoigner sa joie. Le nouveau pontife lui répondit qu'il n'y avait pas de « liesse à avoir quand on avait la charge d'un pareil
fardeau ».
2. Il s'agit de Cnaëremox d'Alexandrie, qui accompagna Aelius Gallus dans son voyage en Égypte, fut l'administrateur de la Bibliothèque du Serapeum et devint précepteur de Néron. Philosophe stoïcien et historien de mérite, il a écrit des ouvrages dont il ne nous reste que
des fragments et qui embrassaient les antiquités sacrées et profanes de l'Égypte. Raoul de Praelles, au Liv. II de la Cité de Dieu, cite les passages où, parlant des anciens Égyptiens, il vante la frugalité de leur repas et la pureté de leurs mœurs.
3. On a souvent confondu au moyen âge saiwr Denys L'AnéoPAGire, dont il est parlé aux Actes des Apôtres, avec saint Denis de Paris, qui souffrit le martyre sous Dèce. Il s'agit ici du premier, qui fut évêque d'Athènes et mourut vers l'an 95. Raoul de Praelles parle de sa lettre à saint Polycarpe, évêque de Smyrne, à propos de l'éclipse de soleil qui eut lieu lors de la Passion de Jésus-Christ. Cette Lettre était de saint Polycarpe lui-mème; mais elle a passé pour être de saint Denys, car elle a figuré en latin avec les écrits attribués à ce dernier.
4. Nous possédons, sous le nom de Darès Le PHryGren, une Histoire de la ruine de Troie, et sous celui de Dicrys pe Cnèrs, un Journal de la guerre de Troie. L'un et l’autre sont censés avoir assisté aux événements qu'ils racontent, Darès du côté des Troyens, Dictys du côté des Grecs, comme compagnon d'Idoménée. Cela explique la confiance qu'ils ont inspirée, non seulement au moyen âge, mais même jusqu'au xvin® siècle, Darès surtout, qui était bien plus sympathique aux gens de l'époque médiévale, parce que les Francs, d'après une invention des elercs de l'époque mérovingienne, acceptée par Raoul de Praelles, descendaient des Troyens comme les Romains.
Le maladroit faussaire de cette histoire, qui prend le
nom de Cornelius Nepos, écrit à son ami Sallustius Crispus et prétend avoir trouvé à Athènes, dans une armoire, le livre de Darès, écrit de sa propre main, et n'avoir fait que le tra- + On voit donc que c'est Dicrys cRETEN- Son livre intitulé : De bello troiano
duire de grec en lat sis qu'il faut lire ic
Libri VI aurait été écrit sous Néron par un nommé Pre et traduit ensuite en latin par Q. Septimus. Celui de Darès avait pour titre : De ercidio Troiae historia. Toutes ces histoires fabuleuses paraissaient bien plus exactes que l'Iliade, et le poëte tourangeau Benoît de Sainte-More, vers 1160, en tira la matière de son vaste roman de Troie, dédié à la reine d'Angleterre, Aliénor de Poitiers, et dont M. Constans publie en ce moment une édition qui compte déjà quatre volumes. Raoul de Praelles cite Darès Frigius à propos des épisodes de la guerre de Troie et aussi de Castor et Pollux,
5. Il s'agit probablement de Posiponius p'Apamée, surnommé le Ruomiex, parce qu'il enseignait dans cette ville, où Pompée et Cicéron furent du nombre de ses auditeurs. Ses traités sur la Mature, sur les Dieux, sur le Destin ne semblent être connus de Raoul de Praelles que par Cicéron. Notre commentateur résume surtout ses idées, en ce qui concerne les rapports présumés entre l'astrologie et la naissance des jumeaux. (Voir plus loin : Posspoxivs.)
6. L'entretien de Dindimus avec Alexandre le Grand, rapporté par Raoul de Praelles, a servi de thème à certains artistes du xv° siècle pour leurs peintures au Liv. III de la Cité de Dieu. Les lettres d'Alexandre, au nombre de trois et celles de Dindimus, au nombre de deux, portent le titre suivant : Alexandri magni, regis Macedonum, et Dindimi, regis Bragmanorum, de philosophia per litteras facta Collatio, et figurent dans les œuvres de Falerius Julius, éerivain d'une date incertaine (1v° siè
?), qui les aurait traduites d'un Grec nommé Ésope. (Voir : Julius Valerius, Lipsiae, in aedibus Teubneri, 1888.) Il y avait à la Biblio- Volumen in
thèque de Cluni un manuscrit ainsi classé
quo continentur Libri pronosticon et ratiocinatio Dindimi ad Alexandrum de gente brachmanorum. Cette correspondance se trouve encore très souvent avec les œuvres de Solin (Voir ce nom plus loin), le Polyhistor, petit traité d'une centaine de pages, et dans certains manuscrits de la Bibliothèque Nationale, entre autres au Ms. latin 6833. Jean de Salisbury, au xiv° chapitre du III Livre de son Policraticon, parle d'un Dyonide (sic) qui eut une conversation avec Alexandre le Grand, citée par Aulu Gelle, où il engage le conquérant à cesser de faire le larron. Mais c'est dans Vincent de Beauvais que Raoul de Praelles prend ces lettres dont il donne l'analyse au chap. n du Liv. V de ses commentaires. Vincent de Beauvais y consacre les chapitres 66-71 du V° Livre de son Miroir historial. Ces lettres constituent un exposé des mœurs patriarcales des Brachmaniens, peuplade de l'Inde, et un cours de morale et de droit international, où Dindime est censé flétrir les procédés des conquérants, comparés à des larrons et à des pirates, et fait appel à l'esprit de justice sans lequel les empires ne peuvent subsister, comme le proclame saint Augustin.
Fo HAMRCIURNÉ
Ecclesiastica Hystoria*.
DE DIEU
ESCODIUS *. — Évesque arrien qui baptisa l'Empereur Valens.
EUSEBIUS'. — Chronique. Histoire ecclesiastique.
EUTROPIUS *. — Selon Eutrope. En son 1° livre, son histoire romaine.
FERCULPHUS i. — Qui fut grand historiographe et qui contemporisa du commencement
du monde jusqu'a la nature de N. S. J. C.
FESTUS DICTATOR
de Rome.
— En son abreviation, son livre des provinces sujettes a l'Empire
FLORUS IN EPITHOMATE®. — /n epithomate. De bello Mithridato. Anneus Florus.
Julius Florus.
FRANCISCUS DE MARONIS:.
FULGENTIUS*. — Au livre Des mythologies. Son livre De ornatis verbis. SANCTUS GREGORIUS?. — Son dialogue. Son livre /n registro. GUIDO DE COLUMPNA“. — En son quart livre. Chute de Troie.
1. Ce sont les deux principaux ouvrages du fameux Eusins pe Césarée (mort en 338). Ils ont été célèbres jusque dans ces derniers temps et ils ont servi de base à tous les travaux de ce genre faits par la suite. La Chronique, continuée par saint Jérôme, a pris le nom de Chronique d'Eusèbe-Jérôme. Elle détermine les rapports chronologiques de l'histoire profane et de l'histoire sainte et laisse apparaître la nouvelle théorie du plan providentiel. L'Histoire ecclésiastique, divisée en dix livres, raconte l'établissement de l'Église et ses progrès. Raoul de Praelles
la cite constamment d'après la traduction latine de Æufin d'Aquilée (Voir ce nom plus loin).
2. C'est Euvoxius qu'il faut lire. Il est cité par Paul Diacre au Liv. XII de son /istoria Miscella et par Orose au Liv. VII, chap. xxxn de ses Historiae adversum paganos : iani dogmatis assertore, haeresim
« Valens ab Eudoxio episcopo, A:
simam
« et baptizatus et persuasus, in saevi:
« declinavit. »
3. Eurnore est l'auteur, à la demande de l'empereur Valens, d'un Breviarium ab urbe condita en dix livres. C'est un résumé aussi sec qu'incolore de l'histoire romaine. Nous verrons plus loin comment il a été refondu par Paul Diacre.
Pala
dédia la première partie au chancelier Hélisachar, son
Fnécurrne, évêque de Lisieux, élève de l'École du
; avait composé une Chronique universelle dont il
maître, et la seconde à l'impératrice Judith. Son ouvrage, achevé en 830, s'arrête à l’année 602. L'auteur y allie le système des époques du monde exposé dans la Cité de Dieu à celui des empires, adopté dans l'ouvrage d'Orose. Ce sont ces deux traités qui ont inspiré la chronique universelle de Fréculphe aussi bien dans son ensemble que dans ses détails. C'est un travail de compilation où l'auteur emprunte beaucoup de passages à Eusèbe, à saint Jérôme, à l'Histoire tripartita, à saint Isidore, à Bède le c'est en
Vénérable, que consulte aussi Raoul de Praelles : outre par le nombre des auteurs utilisés, une preuve de relative des librairies du 1x° siècle et de l'étendue des lectures de Fréculphe (Voir Morrnier et Esenr, op. cit.
5. Grammairien de la fin du m'° siècle qui avait fait un extrait de Verrius Flaccus appelé : de Verborum signi-
la richesse
ficatione. Cet ouvrage a péri; mais on le connait par l'abrégé qu'en a donné Paul Diacre. D'aucuns attribuent maintenant l'extrait de Festus à Paul Diacre lui-même. (Voir Enenr, op. cit., tom. II, p. 46). Raoul de Praelles le cite à propos des Perses qui, après une succession de revers et de succès, ne furent jamais complètement soumis à l'empire de Rome.
6. Anwerus ou Juuius FLonus, qui a écrit un excellent abrégé de l'histoire romaine jusqu'à l'époque d'Auguste, en deux livres.
7- François ne Mayrow, de l'ordre des Cordeliers, né à 1327, fut disciple de Scot.
Parmi les Scolastiques, il était désigné sous le nom de Doctor illuminatus, où Doctor acutus où Magister abstractionum. Raoul de Praelles le cite pour son livre : Theologica Veritas sive compendium librorum S. Augustini de civitate Dei. La Bibliothèque Nationale possède cet ouvrage sous le titre : Flores de libro de civitate Dei, Ms. lat. 17406.
8. Fanrus PLancranes Fuzéenrius, grammairien et mythologue érudit, vivait en Afrique à l'époque de la domination des Vandales (524). Dans son livre des Mythologies, Libri mythologiarum tres, il s'efforce d'exposer, non pas tant les mythes eux-mêmes, que la vérité qui se cache sous leur enveloppe figurée, c'est-à-dire leur signification mystique. Il cherche ainsi, dans un style ampoulé, à concilier les systèmes scientifiques avec les croyances populaires. Comme grammairien, il a écrit aussi : Ezpositio sermonum antiquorum,
Digne, mort à Plaisance en
De prisco sermone.
9+ Sair Gnéçorre LE GRAND, qui donna son nom au chant Grégorien (540-604). Ses Dialogues en quatre livres portent aussi le titre suivant : De vita et miraculis patrum italicorum et de aeternitate animarum. C'est un recueil de légendes qui a eu une influence considérable sur la culture et la littérature du moyen âge. Quant au Registro, c'est le recueil de ses lettres recueillies par lui-même au nombre d'environ huit cent cinquante. Elles présentent un grand intérêt pour l'histoire de son temps et pour sa biographie (Voir Everr, op. cit., et Hurren, Vomenclator litterarius). Raoul de
Praelles cite aussi ses Homélies, la XXX"°, par exemple, où le saint docteur parle des élus de la cité céleste.
10. Le Roman de Troie, écrit en français, vers 1160, par le poète tourangeau Benoît de Sainte-More, d'après la.pré-
GUILLERMUS ARMORICANUS:. — En son brut. GUILLERMUS PARISIENSIS :. — En son livre, De universo. GUILLERMUS MONUMETENSIS *. — En sa chronique, que l’on appelle le brut.
HELINANDUS.
HERACLIDES *.
HUGO DE FOLLIETO*
Hugo Floriensis.
Selon Helinant, dans son IIF, VIF, IX:° livre.
— Hugo, lequel en son livre, qui est appelé, Didascalium.
HUGO DE SANCTO VICTORE?*. — Maistre Hugo de Saint Victor. Maistre Hue, en
sa chronique.
HUGUCIO'. — Selon Huguce. Selon Uguce.
SANCTUS IERONIMUS*. — Contra Romanum. Prologue de la Bible. Chronique.
JOACHIM *. — Lectures sur l'apocalypse.
tendue relation de Darès le Phrygien (voir plus haut ce nom) fut traduit en latin à Messine, au x siècle, par Guino Derre CoLonne qui ne nomma pas sa source et qui a longtemps passé pour auteur, tandis qu'il n'était que traducteur. (Voir G. Paris, La Littérature au moyen âge, 3° édit., Paris, Hachette, 1905, paragr. 77.)
1. Gurccaume LE Brerow, chroniqueur et poète célèbre, naquit en Bretagne au xu° siècle. Il a écrit, comme chapelain de Philippe Auguste, La Philippide, poème épique de neuf mille vers où sont racontés tous les événements importants de ce prince, et Les gestes de Philippe Auguste, chronique en prose. Ces deux compositions sont très remarquables. Pour ne pas nous répéter inutilement, nous dirons que c'est dans la description de Paris (commentaire du chap. xxv du Liv. V de la Cité de Dieu), à propos de l’origine des Français et du temps de la fondation de Paris, que Raoul de Praelles cite Hélinant, Bernardus Guidonis, Guillermus Armoricanus, maistre Hue de Saint-Victor, Hugo Floria-
censis, Orose, Sigebert, Julius Celsus, Guillermus tensis, ainsi que Baldericus que nous avons déj
onume-
à nommé.
(Voir Paris et ses Historiens, p. 100, n..)
2. Guictaume De Pants (1180-1249). Après avoir professé dans cette ville, avec un esprit plein de sagacité et une vaste érudition, il fut nommé évêque de Paris. Il appartenait à l'École réaliste et il composa une somme apologétique : De Universo. (Voir Hurter, op. cit.) Raoul de Praelles cite Guillermus Parisiensis, dans la 3° partie de son ouvrage, IV° Livre, à propos des incubes et des succubes et des rapports charnels que, selon la croyance populaire, certains démons pouvaient avoir avec des hommes et des femmes.
3. Le chroniqueur, que Raoul de Praelles appelle improprement Guillermus, est Gaurnious ou Gocrmious Moxuws- TENsis, GAUFREL AnTHur ou Grorrroy pe Monmourx, né à Monmouth et mort évêque de Saint-Asaph en 1154. Il a écrit une histoire des Bretons, Æistoria regum Britanniae,
qu'il prétendait traduire d'un livre gallois très ancien et qui était une audacieuse mystification. Les prophéties de Merlin et la gloire d'Arthur en font le sujet principal. Cet ouvrage fut traduit en français par Wace en 1155 et appelé la Geste des Bretons ou Brut, à cause de Brutus, prétendu éponyme des Bretons. (Voir Gasrow Paris, op. cit., paragr. 88.)
4. Héunann, historien et poète français, flamand d'origine, mais né dans le Beauvaisis. Ancien trouvère et bel esprit, il reçut une excellente éducation littéraire et vécut dans le monde avant de devenir moine cistercien, dans l'abbaye de Froidmont, diocèse de Beauvais. Il mourut après
1220. Il a composé une Chronique, qui comptait primitivement quarante-neuf livres et qui allait depuis la création du monde jusqu'à l'année 1204. Il nous en reste des fragments assez courts, mais exacts et utiles. Il n'avait fait que compiler, d'une façon assez incohérente, des renseignements précieux puisés surtout dans Bède le Vénérable, Sigebert de Gembloux, Hugues de Saint-
ctor et Guillaume de Malmesbury. Vincent de Beauvais s'est beaucoup servi de cette Chronique dans son Speculum historiale. (Voir Mourvin, op. cit., p. CXVIII, et Histoire Littéraire, tom. XVIII.) Hénacuire, philosophe grec, qui regardait le feu comme le principe de toutes choses, et dont Raoul de Praelles parle à propos des philosophes ioniens. 6. Il y a là sans doute une erreur provenant de la similitude des noms. Huco pe Fozzrro, c'est Hucues px FouirLotr, chanoine de Saint-
Augustin, né à Fouilloi, près Corbie, mort vers 1173; mais Huco FLonmsis, ou plutôt
Fronracensis, c'est Hucues DE Sainre-Mante, moine de Fleury, mort vers 1120, qui a composé une Historia Francorum que cite Raoul de Praelles dans sa description de Paris et qui eut une grande vogue.
g- Musrre Hue, Hucues De Sainr-Vicror, d'une nationalité ind
e, peut-être d'Ypres, moine de l'abbaye de ce nom, à Paris, où il mourut en 1141, fut un théologien de premier ordre, grand admirateur de saint Augustin, Alter Augustinus. La Chronica pontificorum et imperatorum, qu'on lui attribue, est assez faible, mais était d'un usage
constant. Elle paraît avoir été continuée par Albéric des Trois-Fontaines. Raoul de Praelles cite maistre Hue à propos du Didascalium, ouvrage qui est une sorte d'intro-
duction à l'étude des Saintes Écritures.